dimanche 22 novembre 2020

Sècheval, et de trois...

Sècheval, et de trois ? Non, c'est bien plus que ça, on ne compte plus les séances ... mais avouez que ça sonne bien :-) Sècheval à trois serait plus correct puisque ce dimanche 22-11-2020, nous étions  Bobo, Thomas et moi 3 à franchir la grille d'entrée pour aller consacrer l'après midi à poursuivre les travaux de désobstruction à la pointe actuelle.

 

Petite retouche pour commencer en chemin, dans un coude où les membrés comme des fistuleuses se faufilent sans problème mais où ceux sculptés comme de grosses colonnes doivent forcer pour passer. 

Et puis, sur place, déblais de ce qui a bien voulu se décrocher du haut de la cheminée suite à la dernière intervention. Pas autant qu'espéré en fait, même si encore bien fissuré. Mais trop mal mis pour manier avec force marteau et burin, impossible d'améliorer le résultat. 

Pour se faciliter la vie encore un peu, on rajoute au sommet quelques marche-pieds en fer à béton, de manière à atteindre l'emplacement de travail facilement car nul doute qu'on fera encore beaucoup de va et vient là-haut.

Et pour Jack de se remettre au forage, accroché à un amarrage temporaire. Trois trous de 40 cm, à la verticale, de bas en haut, le masque anti-covid rivé sur le nez pour éviter un maximum la poussière car le courant d'air ne s'est toujours pas inversé, ce qui ne devrait pas tarder l'hiver venant. Casque antibruit aussi car la machine est vraiment près des tympans. Puis c'est les méticuleuses chipoteries, pas évidentes dans une mauvaise position. Mais avec patience, tout est ficelé comme il se doit.

Sur ce temps, Bobo est allé installé deux autres marches coté chantier aval pour monter facilement au sommet de la diaclase. Après quoi, assisté par Thomas, il a aménag la sortie pentue du siphon, question de rendre la remontée plus facile et moins sujette à s'écrouler à la descente. Autant de bacs de sable extraits et étalés ici et là. Restera à voir comment se comportera une grosse crue mais en attendant, le passage est bien plus large. Il m'a semblé d'ailleurs que le courant d'air ait forci après ça.

Et puis vint le temps du rangement, du repli stratégique et du  bouquet final, assourdissant. A suivre...

TPST : 4 heures. CR Jack


 



lundi 16 novembre 2020

Confinés à Sécheval

 

Ce lundi 16/11/2020, nous étions deux à nous confiner au chantoir de Sécheval. En gardant nos distances, comme le bon sens le suggère. C'est avec Thomas cette fois que j(ack)'ai passé une partie de l'après midi dans le trou. Malgré les pluies de la vieille et le crachin du jour, les quelques litres secondes du ruisseau avaient du mal a atteindre l'entrée de la cavité.

Objectifs de cette descente : aller voir le résultats des opérations pyrotechniques de samedi mais aussi de voir si les divers élargissements obligatoires réalisés en cours de progression étaient au gabarit du plus baraqué d'entre nous. C'est à dire à 33cm au moins de large.

Heureusement très ponctuel, le premier coude un peu tordu est franchi en force. Faudra peu de chose pour que ça passe mieux. Pas de soucis au premier ramping vu que nous avions bien abaissé le sol. 

Par contre, comme je le craignais le R2 posait problème. Non pas à son sommet déjà bien élargi mais à sa base où un vilain bombement ne laissait aucune chance à la carrure de Tom de passer. J'avais déjà essayé de l'éliminer mais sans résultat. Mais cette fois, il ne m'a pas résisté. Une heure plus tard, Tom était en bas du ressaut baptisé du coup "Tom passe" !

Au delà, bien que toujours relativement exigu, plus de soucis, d'autant que l'attouchement réalisé samedi au plafond du point bas du "siphon du ballon" (toujours à sec), rendait le passage plus aisé.

La diaclase "chez Pauline" atteinte, il ne restait plus qu'à remonter remettre une couche de pailles au sommet de l'escalade où là aussi les travaux aériens  de samedi ont décroché une grosse épaisseur  de paroi qui compliquait la suite des manoeuvres suivantes,.

Au terme d'un nouveau bricolage effectué dans les règles, toujours perché à 5-6 m de haut, nous pouvions remballer le matos et rebrousser chemin. Le siphon repassé, casque rivé au oreilles, j'ai pu alors envoyé le jus. Au bruit des chutes de pierres qui ont suivi, j'ai bon espoir de pouvoir la fois prochaine m'occuper enfin de la fissure horizontale ventilée qui s'ouvre 1 m plus haut de notre terminus.

Retour en surface en un quart d'heure,  contents et satisfaits, vers 17h30, accueillis par Ced venu aux nouvelles. TPST : 3h