dimanche 25 mai 2008

Awans et Chalet

Au terme de la plongée d'entraînement dans une carrière sur les hauteurs d'Aywaille, tandis que je rejoignais Christophe au local pour nous pencher sur l'organisation de la prochaine expé au Capéran, Nico fit le tour des chantoirs (Sapins, Pneus, Awans, Hermiterie) s'ouvrant sur le bassin versant de la rivière du Chalet qui au demeurant était ce 24/05/08 claire et très basse. Des conditions idéales pour poursuivre les pointes... Nico est tenté d'y aller seul demain, récupérer du mato. Mais Jacques et Michel étant tout deux en France, serait-ce prudent ?

Mentionnons aussi l'étonnante observation effectuée le 30/04/08 par l'appareillage de Philippe Meus qui a décelé un arrêt de 2 heures du débit du ruisseau... Le docteur aimerait une explication à ce phénomène ! Un éboulement en amont ayant causé une retenue momentanée ? En tout cas, rien à voir avec les travaux de voirie en face du local. Les ouvriers qui ont ouvert la route ont percé d'une part le chenal venant de la grotte et d'autre part ouvert un trou en face du garage du voisin qui se remplit d'eau par une fissure qui n'est probablement qu'un griffon dû à une petite diffluence de la rivière souterraine.

samedi 24 mai 2008

Plouf à Awans

C'est bien les jours de permanence au local ! On s'arrange souvent pour rentabiliser le déplacement et faire un "p'ti kékshoze" avant de passer au Chalet.

Aujourd'hui (24/05/08) Nos'Niko avait planifié l'essai en carrière d'un propulseur sous-marin. La carrière souterraine sur les hauteurs d'Aywaille faisait parfaitement l'affaire. Une belle occasion se présentait ainsi pour me remettre un peu dans le bain de la plongée" sout", surtout après le récent entrainement en piscine, encadré par quelqu'un qui de la "bouteille" :-)

Le temps de préparer "as'naize" les "blocs", d'enfiler son volume constant, chausser palmes, masques+casque et Nico se mit à l'eau pour tirer 100 m de fil d'ariane dans cette piscine couverte, dont une bonne partie sous voûte.


L'équipement en place, je n'avais plus qu'à m'immerger. En "humide" -qui plus est pas trop moulante au niveau du thorax- il n'est pas temps de faire sa chochotte... l'eau est à 6 ° (bien moins que la Plein Pot !).

Première chose, veillez à s'équilibrer pour ne pas labourer le sol. J'ai 4 kg de pb, aussi ai-je besoin de mettre un peu d'air dans ma "jackette". Ca fait longtemps que je n'ai plus jouer avec ce genre de poupée gonflable (ça date en fait de 10 ans, en PNG...) ! Evidemment, j'en mets trop et me voici à faire le bouchon. Petit canard et c'est reparti, cette fois, je purge ! Mais trop... tant pis, finalement le fil étant au sol, je parviens à évoluer sans soulever la touille. A l'autre bout de la salle, après être descendu vers -10m, il nous faut cependant remonter. Et là, plutôt que gonfler, je m'acharne à purger... Le froid engourdirait-il la matière grise enfermée dans ma cagoule ? Nico qui me surveille de près à vu la scène et me fait remarquer ma méprise. Du coup, le retour s'effectue sans problème, en flottabilité zéro comme il se doit.

Je prends beaucoup de plaisir à retrouver ces sensations d'apesanteur, à voir les bulles rouler sur les plafonds, à contempler les couleurs et ombres changeantes, à suivre les rails encore au sol, à côtoyer la silhouette de mon binôme.

De retour au point de départ, Nico me propose d'essayer le propulseur. Pour ce baptème, je me contente de faire le tour du site en surface. Etonnant d'efficacité et de maniabilité. Même à deux, ça avance. Seule chose, c'est qu'il est temps de faire gaffe à ne rien laisse trainer autour de l'hélice.
Nico en fera les frais en allant déséquiper le fil avec l'Appolo (c'est le nom du modèle). C'est qu'il faut deux mains pour tenir le scooter... mais aussi deux autres pour manier le dévidoir... C'est pourquoi il s'était dit (on est pas en siphon tout compte fait) : je décroche le fil au passage et je rebobine après. Sauf que l'hélice se mit à le faire à sa place ! Mais bon, n'était-il pas ici pour apprendre ?


Autre leçon, c'est qu'il est inutile de penser un instant pouvoir démêler ça sous l'eau, surtout quand on a besoin de pisser ! Par contre, une cigarette au bec, un tournevis en main, ce n'est pas une bête hélice qui allait contrarier plus longtemps un technicien en aviation. Tracasse pas Michel (c'est l'heureux proprio de la bête), elle tourne toujours à l'endroit ;-)

Laissant ce jeu de patience au spécialiste, j'en ai profité pour refaire un tour avec les bouteilles à l'anglaise, configuration bien agréable sous l'eau. En même temps, j'ai testé ma lampe Scurion. Grâce à l'ordi de plongée que Nico avait jugé bon de me prêter (pour m'habituer à la lecture), je suis en mesure de vous dire que le boitier de la pile lithium a tenu sans problème à -5m.

Sur ce temps, Lionel à qui nous avions proposé de nous suivre en faisant du "snorkeling" ne s'est guère mouillé. Faut dire que une veste un peu trop large et sans gant, il y avait de quoi renoncer à prendre la température de l'eau. Ce sera pour une autre fois.

T.P.D.E : 2h pour Nico qui commençait à se les geler ferme et 1h30 pour moi qui ai quand même montré que je pouvais tenir un peu au froid ! C'est quand qu'on remet ça ? Parait qu'il y a de beaux trous d'eau dans le Namurois ? Finalement, je me laisserais bien tenter. Et vous ?

Rédigé par Jack





Les Chaillets, ça y est !

Après la superbe visite la veille à la Borne-aux-Cassots (voir le compte-rendu) dans l'Ain et après un petit détour par Chatillon pour saluer notre ami belge Wim installé et très actif là-bas, Christeauf, PasC7al et moi-même avions décidé ce dimanche de Pentecôte d'enchainer par la grotte des Chaillets située sur la commune de Cademène dans le Doubs.

Ici encore, l'incursion ne peut se faire que par basses eaux et météo stable, la zone d'entrée étant défendue par deux longues voûtes basses particulièrement aquatiques, relativement lugubres et impressionnantes. C'était du moins l'avis de notre ami PasC7al qui du se faire houspiller pour les franchir ;-). C'est aussi ce qui inquiéta un peu notre homme de surface Marc quand il fut surpris par une ondée orageuse inattendue, particulièrement forte mais très brève heureusement et sans effet sur le débit.

Nous ne nous éterniserons pas ici sur la suite du cheminement compliqué de cette longue rivière souterraine et de ses réseaux fossiles. Mais le moins que l'on puisse en dire, c'est que ça vaut la peine d'être vu. TPST : 6 heures

Nous finirons la journée à Nans-Sous-Ste-Anne à partager un délicieux spaghetti offert par nos amis de l'A.S.A.G. croisés dans la grotte et basés en face du gîte du Verneau où nous passerons la nuit.

Le lundi, après le rituel crochet par la fromagerie et un pélerinage (comme les faucons!) au Porche de Sarrazine, c'est sans encombre que nous sommes rentrés en Belgique, ravis de ce week-end on ne peut plus rempli et réussi. A refaire d'urgence !


Jack

vendredi 16 mai 2008

Des bornes à la Borne aux Cassots

Je ne suis pas borné mais la Borne aux Cassots, ça faisait des années que je voulais la faire. Seulement, à chaque occasion qui se présentait, la météo ne s'y prêtait pas. C'est que pour pouvoir y pénétrer et évoluer en toute sécurité, il faut d'abord être en période de basses eaux mais aussi une météo stable, toute la zone d'entrée pouvant s'ennoyer sur une centaine de mètres.

Même si les prévisions quelques heures avant notre départ nous laissèrent un peu perplexes, ce week-end de Pentecôte 2008 devait être le bon. La demande officielle d'accès et le feu vert obtenu auprès de Sylvain collin du CDS Jura, nous pouvions nous casser de Belgique pour rejoindre de nuit Névy sur Seille. Un p'tit détour en Gaume pour déposer Zoé et Rémy et 6 heures plus tard, mon Traffic s'immobilisait en amont de Baume-les-Messieurs pour nous laisser prendre un peu de repos dans nos sacs de couchage étalés aux abords de la rivière sous un ciel étoilé, à la grande joie de Marc qui en avait tant rêvé depuis son accident mais aussi de C7hristophe et PasC7al, heureux de remettre ça "à la dure".

Le p'tit déj pris sur cet espace de pic-nic entretenu par les villageois, nous n'eûmes pas à aller bien loin pour trouver le trou, situé en fait à quelques centaines de mètres de là. Une autre équipe étant sur le point de rentrer, les présentations sont faites. Après quoi, nous avons la visite de Sylvain avec qui nous "prenons le pouls" de la cavité. C'est ainsi qu'il nous rappelle ce sauvetage pas très vieux de belges non fédérés qui défiant toutes les règles de prudence s'étaient fait piégés par une crue, obligeant le S.S.F. à mener une grosse opération de pompage pour les voir finalement s'éclipser comme des voleurs...

En tout cas, nous, nous ne risquons rien ! Pas de pluie annoncée avant demain soir (et encore, plus au sud et en altitude). Et on prend de toute manière de quoi faire face à une longue sortie.

Notre objectif est de visiter le réseau non pas sur son entièreté (15 bornes au total !) mais dans ses grandes lignes, à savoir la zone d'entrée bien-sûr, le "Métro", la "grande Rivière" et les "grands éboulis" jusqu'au confluent, ensuite faire le "Bénitier", la "galerie du Gypse", passer l"Attendrisseur" (tout eun programme...), poursuivre via le "réseau pourri" et pousser jusqu'au "bout du monde" avant de revenir au confluent pour remonter la seconde rivière par le "réseau Alain" avec des crochets vers la "galerie de la neige" et le "réseau sup". Nous misons donc sur une bonne dizaine d'heures sous terre.


Bien que j'aie très mal géré cette sortie au niveau photo (pas de piles chargées dans mon flash esclave..., capacité de la carte mémoire insuffisante..., pas de pied...), j'ai quand même réussi à "couvrir" le sujet en ramenant une petit centaine de clichés, certes pas exceptionnels, mais qui vont vous permettre de revivre cette randonnée souterraine qui restera une des plus belles que j'aie réalisé dans le Jura. J'en ai sélectionné soixante-dix, dont quelques-unes commentées :

(enfoncez la touche F11 de votre clavier pour profiter du plein écran)

Lire la suite du déroulement du week-end (Les Chaillets)

Jack

lundi 5 mai 2008

Rupt du "Pluie" (Meuse)

Ascension 2008

Jamais deux sans trois... Le projet de poursuivre la topo du réseau noyé Beva/Rupt du Puits est tombé à nouveau à l'eau. Michel Pauwels et Nicolas Hecq qui avaient patiemment travaillé le GRPS (Nicolas Daix, Gaëtan, Benoit L., Stéphane, Laurent et Luc B.) et C7 (les Grignard's) pour s'entourer des indispensables sherpas, se sont une fois de plus heurté à un débit et surtout une turbidité incompatibles avec leurs objectifs aqueux.

Ce qui n'a pas empêché les spéléos de descendre les bouteilles au pied de l'échelle (Michel semble vouloir imposer un rituel consistant à descendre en dernier et donner son avis définitif sur les conditions de plongée quand tout le mato est en bas ;-). Echauffés, ils parcourront la rivière pour le fun et iront repérer au passage le siphon amont de la galerie des Marmites.

La soirée au refuge de Trémont-sur-Saulx sera du même genre : arrosée (au sens propre et figuré).

Le lendemain, tandis que les spéléos se frottent aux Sarrazins (la grotte) et au (minable...) Réseau du Crâne en Forêt de Trois Fontaines , Michel et Nico se replieront sur la Résurgence du Pas Martin (Ancerville), en cours d'explo, arrêt à 950m de l'entrée et qui doit également être topographiée sur une demi borne.

Deux jours, quatre plongées et l'affaire sera réglée. Pas de pointe cette fois mais du bon boulot malgré tout.

Le Dimanche, rencontre avec J-L Caron (plongeur Ch'ti), "patron" de cette exploration. Michel s'immergera pour donner un coup de main au transport de son mato. Après cela, détour par la résurgence de la Bézerne que Michel a exploré à l'époque avec Luc Funcken sur près de 1700m pour y revoir la trémi affaissée à 400 m de l'entrée. Chouette plongée, malgré quelques problèmes de lestage et de fil pour Nico, dans un superbe siphon, pas si étroit que ça, très varié et en cie de quelques anguilles.

Un super long week-end donc, pas bien loin mais dépaysant.
Prochaine édition prévue le 21 juillet, en espérant échapper à la drache nationale.