lundi 30 avril 2007

Fort de Barchon 2007

Sa 31/03 et di 01/04: "Trop Fort" de Barchon


Ni Pascal, ni Michel M., ni Arnaud n'auraient voulu rater cette occasion de se mesurer aux différents circuits équipés chaque année par le Squad sur ce site exceptionnel qu'est le fort de Barchon.


Après avoir crapahuter toute l'après midi du samedi à travers les couloirs, soupireaux, boyaux, cheminées et puits du dédale souterrain, ils furent rejoints par Christophe pour encore jongler toute la soirée avec la quinquaille sur le parcours extérieur ou avec la trappiste au bar ... Bivouac sur ou plutôt sous place, dans une des nombreuses casemates.


Dimanche matin, sous un beau soleil printannier (ce qui nous change des éditions précédentes), c'est les muscles endoloris que tous réenfilèrent leur baudrier, encouragé par Jack venu frais et dispos profiter des croissants au chocolat en cie de Lio et Zoé. Avec aussi les Meus venus découvrir le site, nous passons une paire d'heures sur les agrès tendus en travers des tranchées, au grand plaisir des petits et des grands.

Poisson d'Avril oblige, c'est par le parcours aquatique F (comme Froid...) que nous terminons. L'idéal pour renettoyer son mato, même si le circuit emprunte en réalité les anciennes citernes d'évacuation des eaux usées comme celles des latrines par exemple. A mi-chemin, Pascal et Michel qui avaient jugé pouvoir se passer de néoprène se laissent tenter par une porte ouverte sur le beau ciel bleu tandis que Arnaud réfléchira à deux fois à suivre Bando et Jack pour franchir en apnée la porte noyée !


Plongées à la Grotte Mine

RDV ce di 15/04 pour Jack sur le parking habituel avec Tom et Tuur (les "découvreurs") ainsi que le team G.R.S.C. (Patrice, José, Pol) accompagné du jeune Bruno ("A Pic") pour tous ensemble accompagner les deux plongeurs Michel Pauwels et Jacques Petit jusqu'aux abords des siphons du trop court regards sur l'amont de la circulation souterraine de la VDH.


Nos deux amphibiens, échaudés (si l'on peu dire) par les perspectives d'une première reconnaissance effectuée par JP l'an dernier (voir l'info sur le site du GRSC)-tant dans le siphon aval que le siphon amont- n'ont pas moins de 8 ktis de mato à acheminer jusqu'à pied d'oeuvre pour se donner toutes les chances de réussite. Tout ça avec de surcroit une marche d'approche pour atteindre l'étonnante grande faille jadis fréquentée par les mineurs (merci à Robert Theck pour le portage de surface !). Outre le beau puits oblique d'entrée et une galerie ma foi bien décorée, on retiendra surtout du cheminement menant à la rivière l'infâme passage du "pompier" (siphon de boue liquide) ainsi qu'une chicane tordue et une étroiture verticale à angle droit, tout ça très inconfortable quand il s'agit de traîner du matériel relativement fragile.

Le reste de la grotte présente parait-il d'étonnants décors, la roche étant fort noire. Mais nos membres aqualiens et montois n'en verront rien cette fois pour se consacrer uniquement à la plongée.

A pied d'oeuvre mais pas à pied secs -assistés par Jack et son APN- les deux "vers de terre" auront bien du mal à se transformer en "vers de vase", tant l'endroit est exigu et tordu. Ils leur faudra bien une heure pour se dépoiler, enfiler combi néoprène (pour Michel qui a ainsi choisi d'avoir froid), revêtir au prix d'une opposition remarquable un volume constant (pour Jacques qui a choisi de ne pas uriner !) et enfin assembler méticuleusement leurs "blocs" et autre attirail de plomb.


C'est Michel qui partira le premier en s'attaquant au siphon aval. L'espoir est de jonctionner avec le S3 qu'il avait atteint par l'autre coté çad via la VDH. Pour la beauté du geste ! Du terminus de Jacques, il est descendu jusqu'à -10 pour remonter à -3 mais sans trouver trace de fil ni pouvoir sortir, s'étant engagé dans la touille dans une cheminée trop étroite. A finaliser donc...

Cliquez sur l'image pour l'agrandir et la touche retour pour revenir sur la page

Ce fut ensuite le tour de Jacques de s'immerger, dans l'amont cette fois pour dépasser son terminus précédent de quelques mètres dans une fissure pas très large continuant à plonger. Après chipoteries avec fil et le mato, il fera demi tour sur passage exigu et où le courant semble lui échapper. Michel embraya pour à son tour reconnaitre les lieux et rajouter encore quelques mètres (-12m).


Conclusions des deux acteurs : la prochaine fois, un seul plongeur réattaque les siphons par la VDH via le shunt, jonctionne et se rejette dans la foulée dans l'amont, s'épargnant ainsi la mise à l'eau foireuse. Ya + ka !

Mentionnons que sur ce temps, plutôt que de se les geler, les autres comparses se sont fait suer à désober un boyau amont mal ventilé mais prometteur comme signalé ici

Sortie du trou deux fois plus lourd qu'à l'aller compte tenu du mato mouillé et de la boue accumulée sur le parcours, ce qui rendit assez délicate la remontée sur corde du puits d'entrée rééquipé pourtant en double par Patrice.


mercredi 25 avril 2007

Opération Commune et Rivières Propres 2007

Nettoyage « en profondeur »

Gros branle bas de combat cette année pour notre énième participation club à ces journées organisées sur tout le territoire wallon.

Notre cible : le chantoir du Rouge-Thier. A la limite de la commune d’Aywaille, cette cavité bien connue des spéléologues est à l’aval d’un camping traversé par un ruisseau, celui-là même qui finit sa course aérienne dans la doline pour pénétrer dans une vaste galerie (le Métro) ainsi qu’un système de diaclases étroites ponctuées de ressauts pour finalement s’échapper vers Remouchamps par un petit siphon.

Pour avoir revisité la grotte l’an dernier avec l’intention de tenter de rouvrir la jonction entre les deux réseaux (le passage clé est obstrué depuis de nombreuses années), nous avions été offusqué par la présence de détritus en tout genre qui emportés par l’eau jonchaient non seulement le sol mais aussi les fissures de plafonds suite aux puissantes crues.

Avec toujours cette volonté de sensibiliser le grand public à notre cause de protection du milieu souterrain et rappeler combien les eaux souterraines sont vulnérables, nous nous sommes donc proposés dans le cadre de ces journées et comme bon nombre d’associations bénévoles de nettoyer un ruisseau : celui du Moulin du Rouge Thier !

Bénis par le Contrat Rivière Amblève et la Commune d’Aywaille, et vu les différentes casquettes portées par différents de nos membres, c’est tout naturellement que nous avons demandé la collaboration de la Commission Protection et Accès de l’Union Belge de Spéléologie qui, on s’en rappellera, avait mené jadis une opération semblable en installant une grille de protection à l’entrée du trou.

Restait à obtenir l’autorisation du propriétaire, qui, il faut le savoir, loue le site à un tour opérateur.

C’est avec un réel enthousiasme que Mr Louis Etienne accueillit l’idée ! Un grand merci à lui pour son soutien.

"Y avait plus ka" mobiliser un maximum de volontaires, ce qui ont le sait n’est plus chose aisée dans notre milieu, et, tant qu’à montrer ce que les spéléologues sont capables de faire, chercher une petite couverture médiatique.

Question de joindre l’utile à l’agréable, nous eûmes aussi l’idée de mettre en place un éclairage dans la grande galerie.

Le 22 avril
matin, après une soirée de préparatifs effectuées la veille, tout était
en place pour au mieux accueillir les éboueurs du dimanche.

Le Q.G était installé aux abords du trou, le réseau « sportif » équipé en fixe et la galerie d’entrée (bien flottée) était aménagée pour permettre aux petits et grands d’atteindre facilement le Métro. Que dire de son illumination sinon que spots et néons mettaient superbement en valeur sa morphologie. Franchement, un paysage digne du réseau touristique de Remouchamps !


Finalement, ce sont au total une trentaine de personnes qui vinrent donner un peu de leur temps pour ressortir de la cavité et de la doline une grosse remorque d’objets en tout genre, avec une nette prédominance pour les bouteilles de plastiques. Sans oublier l’élimination en amont du ruisseau d’un dépotoir qui tôt ou tard allait se faire emporter et se retrouver sous terre. Reste à déplorer la présence de nombreux branchages, bois et madriers.

On retiendra de cette journée bien sûr le ramassage des déchets. Sans toutefois se faire d’illusion, il en reviendra ! Pour enrayer le problème, c’est « en amont » qu’il faut travailler, en éduquant, en sensibilisant les pollueurs… Nous aurions du insister auprès de la journaliste du quotidien La Meuse venue nous rendre visite pour qu'elle fasse passer le message. Voir la coupure de presse

On notera aussi l’engouement des non-spéléos qui eurent l’occasion de découvrir cette obscure discipline qu’est la nôtre. Et parmi eux des enfants qui « plus tard voudraient aussi explorer les grottes comme nous ! »

Enfin, soulignons les très bonnes relations renouées avec le propriétaire qui est devenu grâce à cette opération un interlocuteur bien décidé à nous laisser libre accès au Chantoir.

Les deux "récoltes" qui seront emmenées par la Commune

Participants :

Spéléo Club de Rochefort : De Brabant Pierre, Lefebvre Jean, Nandance JL et Damien, Thiry Céline
C.R.S.L : Benoît Grignard, Eli Louis, Léonard Philou

Abyss: Franchimont Benoît, Gerber Vincent, Rikir Michael
R.C.A.E. : Stassart Olivier, Yapi Amou Marie
S.C.B. : Cambier Arlette, Demarlier Peggy

Continent 7 casa : Andrien Michel, Maes Alain, London JC, Lionel et Zoé, Pascal Schmitt, Teck Robert et Cécile, Levêque Robert, Christine et Gwendoline, Melon Orianne et Titouan, Beckers Renée, Lejoncq Alain, Verkenne Pascal, Bandorowicz Christophe, Mancinin Giovanni.

"Merci aux spéléos pour le coup de balai !"

Cliquez sur les vignettes pour visionner les photos en plein écran
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JC London

vendredi 6 avril 2007

Activités Avril 2007

Di 29/04 : explo à Béron Ry (Hodechamps)


Sa 21 et Di 22/04 :
Voir la page consacrée à la dépollution du Rouge Thier (Aywaille)


Sa 31/03 et di 01/04: Voir la page consacrée au parcous 2007 au Fort" de Barchon


Retour du Yucatan


Question de fêter dignement son centenaire, le couple Françoise M. et Jacques P. a passé deux semaines le long de la Riviera Maya (Mexique,Caraïbes), à visiter les plus beaux cénotes de la péninsule, entendez par là ces puits d'eau limpide donnant accès à des réseaux noyés aussi féériques que labyrinthiques. Nul doute qu'ils auront l'occasion de nous entretenir longuement de ce qui rêve devenu réalité.