samedi 28 juin 2008

Guidage de Guides au Manto

Chouette activité avec Bando aujourd'hui.

Ayant le choix de l'horaire et du lieu, c'est finalement le Trou Manto qui à vu défilé ce samedi 28 juin 08 notre horde sauvage composée essentiellement de jeune scoutes de 15 ans (des "guides").
Bonne occasion pour expliquer ce qu'est une C.S.I.S., expliquer pourquoi nous protègeons le milieu et aussi montrer ce que les générations précédentes pensaient de notre planète (allusion aux inscriptions fraiches au plafond faites à la carbure... Scandaleux).

Les demoiselles, bien qu'étant extrèmement bruyantes, n'étaient pas tout à fait indisciplinées, même quand je réclamais le silence en gueulant un coup (gentillement). Certaines ont très apprécié (ndlr : la spéléo pas qu'on leur gueule dessus :-), d'autres moins. C'est que descendre sur une corde et remonter à l'échelle est décidément plus difficile et moins "cool" que de regarder la téloch...
Toutes étaient ravies de cette virée, et certaines pourraient bien à l'avenir en redemander.

Bref, objectifs atteints : une belle travèrsée (je ne connaissais pas St-Etienne) et le fond touché pour toutes malgré la peur panique de l'une d'entre elle. Il a suffit de lui dire que si elle lache la corde du descendeur, elle tombe, lui donner une tape d'encouragement suffisante pour la pousser dans le puits et le sang-froid a repris le dessus.

La meilleure récompense : une équipe qui sort, le sourire aux lèvres, contente de rejoindre la surface et heureuse du moment passé sous terre. Je me souviendrai longtemps de ce guidage :-)

Dernière chose : une équipe attendait pour descendre le puits quand nous quittions le fond (des Anversois en guidage) et une autre montait vers la cavité alors que nous rejoignions les véhicules . Vachement fréquenté l'endroit aujourd'hui.
Nico H., le second guide des guides :-)

lundi 23 juin 2008

S comme dans VeSdre, CroiSierS et ...SiphonS


Dans la lignée des explos reprises en 2007, et boostés par le spéléautochtone du coin PDu, nous sommes retournés à la Résurgence des Croisiers (Andrimont). Cette fois, ce n'est plus un plongeur comme lors de la première tentative, ni deux commes lors de la seconde visite (CR inachevé....) mais bien trois plongeurs qu'il fallait assister pour le long et "périlleux" portage le long et dans la Vesdre.

Avec cette fois pour non plus l'intention pour Pol, Jack, Patrice et Lio d'attendre bêtement leur retour mais bien de visiter les deux phénomènes voisins : la grotte de la Chantoire et le trou des Deux Copines (pas celles de Patrice qui nous quittera pourtant pour les rejoindre en début de soirée :-) dont nous avions pu obtenir la clé via Francis (cavité CSIS).

Ça ne nous empêchera pas de glander encore une heure au bord du siphon à voir passer les vagues de touille et d'assister enfin vers 20 h... (ils s'étaient engagés vers 15h) à leur sortie échelonnée avant de rapatrier le mato aux véhicules.

La soirée se terminera au Chalet à "décomprimer", se "réhydrater" et faire le compte rendu aux copains encore à la Permanence de ce qu'à donné cette sortie mémorable, surtout pour Jacques qui fut l'homme de pointe.

Enthousiaste, il nous a mis ça sur "papier" :


Compte-rendu de la plongée multi-siphons du 21/06/08 à la résurgence des Croisiers

Grâce aux porteurs dévoués habituels en charge cette fois de 9 kits, le matériel des trois plongeurs, Michel P., Nicolas H. et Jacques P., traverse la jungle tropicale et arrive à bon port (!) malgré les berces du Caucase (ombellifères géantes toxiques).

A pied (palmé) d'oeuvre, je suis le suis le premier à me mettre à l'eau et pouvoir profiter de la visibilité. Le petit raboutage de fil d'Ariane cassé dans le S1 me rappelle que ce vieil équipement installé par Luc Funken est à rénover. D'ailleurs, au retour, je me suis retrouvé bêtement au bout d'un fil cassé dans une visi zéro...).

Chaque plongeur se coltine un kit à travers le S1 et le post-siphon dans la Rivière "GluPuante", l'escalade de l'éboulis puis la reptation pénible du "Rond Bleu" pour permettre à l'un d'eux (bibi !) de franchir le S2 puis aller attaquer la pointe au S3 avec un maximum d'air, grâce au 2° bi-bouteilles.

Je tente une petite plongée sous l'éboulis pour éviter l'escalade avec tout le matos; en vain, car ça ressort, mais pas au bon endroit!

Au démarrage du S2, un de mes nouveaux Apex me gratifie d'un débit constant parce qu'il n'aime pas avoir l'embout vers le haut. Quelle chochotte,alors!
La bouteille passe de 300 à 240 bars sur le temps que Nico arrive à la fermer. (Et pour la faire fermer à Nico, c'est pas évident ;-) ).

Plongée courte et peu profonde ( 10m, -2 ) en rasant le plafond pour éviter de gadouiller un sol meuble de 50 cm d'alluvions (de chez Moulineau) .

Sortie dans une belle galerie de rivière sinueuse (toujours gluante et puante) d'au-moins 30 m de long, avec, à droite, une salle oblique haute de +/- 13 m. Celle-ci renferme une niche superbement concrétionée de macaronis de 30 à 50 cm et d'excentriques en hameçons et en triangles orientés à leur extrémité. Au sommet de la salle, il reste une petite fenêtre à explorer...

Vient alors le S3, court et peu profond (10m,-2), avec sortie devant un petit monticule de glaise abominable car pas facile à franchir : pas assez consistante pour y marcher et pas assez molle pour s'y frayer un passage. C'est une véritable "auge à sanglier". S'en suit 10m de rivière( gluante, et puante bien-sûr), pour arriver au siphon suivant !

Le S4 montre une surface recouverte de débris végétaux piégés. Le départ se fait dans à peine 30 cm d'eau pour 70 cm de gadoue. Après +/- 3m, sortie dans une petite diaclase perpendiculaire de 1m X 5 de long. N'ayant pas trouvé de fixation pour mon fil, je replonge au bout à gauche, après avoir pioché dans le tapis flottant pour voir d'où vient le courant. Je débouche en surface après +/-3m dans la direction dominante ( N-E ).
(NB : je considère ces 2 petits siphons séparés par une cloche comme étant un seul ).

Sortie : encore sur 10m de rivière "G§P", avec une colline d'argile sèche la séparant en deux, (de 2,5m de haut, 5m de large et 7m de long), derrière laquelle se trouve une petite arrivée d'eau à voir au retour.

Le S5 montre une surface toujours aussi peu engageante,il est toujours aussi peu profond ( -2m) et il ressort aussi après 10m dans un cul de sac tellement étroit que le casque sort tout juste de l'eau; arrimage laborieux (par manque de place pour bouger les bras) du fil sur "LE" becquet providentiel hors de l'eau, le détendeur dans l'épaisse couche de débris végétaux flottants ,...un pur régal ! Je promets une Rochefort 10° à celui qui en fera la topo !

Au retour, escalade (équipé) de la colline d'argile sèche et essai de plongée dans le petit trou étroit et vertical d'où sort une partie du courant ( -2,5m, arrêt sur étroiture).
Déséquipement et escalade facile de la salle inclinée haute et joliment concrétionnée (avis aux photographes, et autres collectionneurs !)...

Mauvaise surprise dans le S 1 : arrivée sans visi sur bout du fil cassé ....glissé hors de la main ..!?!Nico aurait-il eu un problème en trimballant son kit, accroché et cassé la" ligne de vie"? Pourvu qu'il s'en soit sorti ! Ca gamberge, là-dedans !
Après un "petit temps mort",j'ai retrouvé le bon bout, ignorant alors que Michel , derrière moi, avait ramassé mon dévidoir à l'entrée du siphon précédant. Merci St-Antoine et Ste-Gadoue pour cette bonne leçon !
A part peut-etre un léger manque d' oxygène (à moins que ce soit mon manque de forme) qui rendait ma progression hors de l'eau anormalement fatiguante, et la respiration proche de l'essoufflement, les nouveaux siphons ne comportent pas de grosses difficultés. (ndlr : et les tâches rouges sur la peau le lendemain, tu les oublies ;-)
En tout, j'ai déroulé 63m de fil, dont 3 pour le raboutage et environ 40 pour les 4 petits siphons et 20m pour les amarrages. Bien sûr, ces chiffres sont approximatifs car je n'ai pris aucune note.

En conclusion, soit le courant vient de façon diffuse dans des fissures impénétrables, soit j'ai loupé l'origine du courant dans ce S5 qui sera à revoir lors de la topo, ainsi que plusieurs départs dans les plafonds de la galerie à l'air libre.

Valeureux participants : Daisy, Patrice D., Paul X., Jack, Lionel, Nico et Michel, ainsi que Thierry Burnet. Qu'ils soient chaleureusement remerciés pour l'investissement de tant de calories ...
(by Jack, optimalisée en 1024/762, F11 pour plein écran)

Jacques Petit, alias Jacq'ouille la Fripouille :o)

mardi 17 juin 2008

Au Mâm’diyins, ca avance bien ?!




Nouvelle séance ce mardi 17/06/08 consacrée à l'ouverture du "Trô" en compagnie cette fois de Jack venu "rectifier le tir" avec ses talents de désobeur et l'énergie de sa foreuse; juste le temps de vider un accu pour ensuite nous laisser le soin de sortir les monstres de grès débités en plusieurs morceaux.


A force d'acharnement, nous arrivons ce qui pourrait être la roche calcaire. Le fond (-3m bien fait !) s'assèche et la caillasse fait place à la glaise lourde et collante. La faille "cauchemar" se révèle être une superposition de grosses pierres que nous avons sorti en partie jusqu'à deviner un "vide" de +/- 1m. Fin des hostilités pour aller travailler (pause de nuit...). Suite au prochain épisode avec la ferme intention de se frayer un passage entre les éboulis.

T.P.A.G. : 7h30..

PasC7al et Greg

lundi 9 juin 2008

Mâmdy'ins et Porais

Que de bonheur pour nous spéléos d'avoir pu profiter de ce superbe lundi (09 juin 08) au soleil tout en bénéficiant de la fraicheur légèrement ventilée de notre chantier....

Que dire de plus, sinon que notre responsable matériel a réussi à utiliser à bon escient les pailles fournies gracieusement par Quick et que les premiers essais de désobstructions sont concluant, voire même suprenant. Ce fut aussi l'occasion de tester nos nouveaux "percuteurs" qui percutent a merveille, hé, hé, hé (technique à bien maitriser avant utilisation dans des endroits confinés.....).

A part ça, on peut dire que les choses avancent bien. Nos efforts devraient bientôt payer. Il reste à dégager un bloc de +/-1m sur 50cm (profondeur 60cm) qui à déjà résisté à pas moi de 6 tirs de percuteur. Derrière ? Suspens mais le vide se précise????

(J-Y Bigot, cliquez pour agrandir)
Tiré de l'excellente rubrique "Humour Spéléo"
à voir sur le site du CLPA
Souternet

Je tiens à remercier Christophe et Jack pour la foreuse et les Grignard's (père ,mère et fille) pour leur aide précieuse. Sans oublier bien sur Greg et son (pàmoi.)...

PasC7al

Orage et inondations à Tilff

La Douve aux Eaux Sauvages, complètement ravagée et ... rebouchée...

Suite à l'orage catastrophique du 28 mai 08 qui a notamment ravagé les alentours de Tilff (dont le vallon de BeauRegard mais surtout le Fond du Moulin et encore la rue du Gobry à Méry (et par là même occasionné de gros dégâts chez Marc Grignard et ses voisins), la Grotte Sainte Anne toute proche à connu une crue que l'on peut qualifier d'exceptionnelle.

Ci-dessous, une photo prise sur le vif et issues de la galerie d'un voisin de Marc. A gauche, le Gobry (un maigre filet d'eau à l'étiage) ainsi que le garage de notre ami...


Nous voulions aller nous rendre compte in situ de ce que ce coup d'eau a pu engendrer sous terre, à l'aval du réseau de la Chawresse. Nous avions déjà pu constater que la grotte intermédiaire (au niveau du parking) s'était mise en charge et était complètement lessivée. Elle est maintenant pénétrable à 4 pattes sur une douzaine de mètres jusqu'à un coude infranchissable (de toute manière sans grand intérêt puisque ça ne saurait donner que sur les galeries d'entrées). Un rapide coup d'oeil nous avait aussi permis de se rendre compte que l'entrée avait dû fonctionner comme "perte" ('écoulement des eaux drainées par la dalle) et constater combien la résurgence pouvait couler brune, constratant toujours avec la couleur déjà très pourpre de l'Ourthe.

Bref, question de se mettre en appétit avant la permanence de ce samedi 7 juin 2008, nous avons consacré une paire d'heures à la visite de la cavité. Et pour une fois, sans avoir à encadrer néophytes ou débutants. Un vrai plaisir que de pouvoir parcourir le trou en observant, en redécouvrant des choses qu'on n'avait perdu de vue et surtout en réalisant combien la rivière a dû monter pendant les heures qui ont suivi le déluge.

En fait, les lignes et traces sur les parois indiquent clairement que la perte du ruisseau souterrain au niveau de la cascade n'a pas suivi, que l'eau est montée jusqu'au sommet de celle-ci, que le conduit menant à l'entrée n'a pas réussi à absorber le débit et s'est ennoyée aussi jusqu'à un mètre de haut (totalement au départ..), et ce malgré les nombreux regards sur la rivière qui n'auront pas réussi à soutirer les m3 d'eau.

Bref, être là au mauvais moment eut été certainement fatal si ça c'est produit subitement (coup de canon ?). Beaucoup de boue tapisse maintenant le sol jusqu'à la salle des scouts et de petits monticules de sédiments se sont formés lors du retrait de l'eau.

En amont de la cascatelle, bien qu'il y ait quelques traces de montée des eaux, rien de très spectaculaire.

Au vu de l'important débit encore présent dans la boite aux lettres et les petits ravinements visibles jusqu'au lac, on peut s'imaginer que le réseau Etienne Lemaire aura été lui aussi très actif. Ce qui nous incitera à nous engager dans le laminoir terminal et constater qu'il y a eu là quelques tirs avec des techniques assez récentes (qui ?) mais sans résultats.


De mémoire de niphargus, on avait plus vu ça depuis longtemps !

Nous ne trainerons pas plus dans le trou aujourd'hui. Il est déjà d'ailleurs bien tard quand nous dévalons les escaliers super bien nettoyé pour embarquer dans les bagnoles en direction du Chalet où règne déjà une chaude ambiance...


Participants : Jack, Nico H + Frank Bartos et Muriel (E.S.S.)


mardi 3 juin 2008

Escapades en rochers


Le printemps revenu, fini d'aller se renfermer en salle d'escalade quand l'envie de grimper nous prend ! Du moins, quand la météo et les circonstances le permettent.

C'est ainsi qu'à plusieurs reprises déjà, certains d'entres nous se sont retrouvés pour faire quelques heures d'escalade, soit aux Awirs, soit à Sainte-Anne en encore, comme vendredi dernier en soirée, à Corphalie.


Notre Alainpiniste (Genicq) souvent en tête, ce fut pour certains (comme Nico H., Bando, Jack, Lio, Zoé ou encore Némo, Arnaud et Marc G.) l'occasion de renouer avec les joies du rocher, pour d'autres de les découvrir et d'apprécier cette ambiance toute différente des murs et voies de "plastique" de la salle.

Nul doute que la bonne saison nous permettra encore d'aller varapper ensemble sur un ou l'autre rocher de la région. Si ça vous dit, faites signe !