lundi 25 février 2008

FDR


Au terme de l'assemblée générale annuelle du club, nous avions mis au programme une sortie spéléo. Pour marquer le coup -une fois n'est pas coutume- notre choix s'était porté sur la grotte Fontaine de Rivire avec pour objectifs (outre la visite en elle-même de la cavité pour ceux qui ne connaissaient pas) d'effectuer quelques relevés dans le cadre d'une étude de Philippe sur les eaux du lac ainsi que de terminer l'aménagement en fixe de l'accès au "Pigeonnier" (broches au sommet de l'escalade) et ainsi permettre une variante intéressante à qui aura le courage de passer la tyrolienne et la main courante toujours athlétiques du lac

Participants : Philippe, Jacqu'ouille, Flo, Jack, Arnaud, Némo, Nico(tine:-), Nico(wolk), Robs, Lio + en surface Eric, Marc, Caroline et d'Giovanni. Tpst : 3-4h





"Némo", à l'aise comme un poisson dans l'eau...

AGé C7, ceux qui vont voter te saluent

L'Assemblée Générale de CONTINENT 7, club aqualien de spéléologie et d'alpinisme avait lieu ce 24 février 2008 au Chalet, siège social de l'Asbl.

Contrainte administrative incontournable, c'est heureusement une bonne occasion de se retrouver et pouvoir faire le point sur l'année écoulée; voir ce qui a fonctionné mais aussi ce qui a moins bien fonctionné, question d'essayer de s'améliorer. Occasion encore de tous ensemble se pencher sur l'avenir, avec cette année l'arrivée de nouveaux membres, qui plus est jeunes et motivés, ce qui nous réjouis et est de bonne augure pour booster le dynamisme du club.

Au terme d'un Ordre du jour bien fourni et abordé de manière très constructive, le conseil d'administration renouvelé (Christophe, Marc, Robert, J-C, Giovanni, Françoise et Jacques) s'est réuni pour proposer à l'assemblée la désignation d'un nouveau président, en l'occurence un ancien qui a fait ses preuves en la personne de Jacq'ouille. Trésorier, vice-trésorière et secrétaire inchangés, Marc ayant accepté le poste responsable mato, ce qui nous faisait cruellement défaut.



Ces obligations légales remplies, ce fut alors l'occasion de trinquer tous ensemble à la découverte incroyable dans "notre" grotte du Chalet d'une nouvelle centaine de mètres de rivière exondée au-delà du S5 franchi la veille par Michel avec le soutien de Nico et Jacques. Arrêt sur S6... Nous en reparlerons mais d'ores et déjà bravo pour leur ténacité, leur audace !

Hot-dogs (merci Bonne Minne) et Plein Pot avalés goulument, nous étions prêts pour la suite du programme, la visite de la grotte Fontaine de Rivîre. Ce qui fait l'objet d'une autre page.

"Pu vî, pu sôt"
Notre président se jette à l'eau pour un nouveau mandat !"
(cliquez sur la photo pour agrandir)



vendredi 22 février 2008

400 mètres à l'Ouest !


Grotte du Chalet : 20/02/2008

Premier plouf avec Michel cette année. Un petit portage d’un "bi" en post-siphon en vue d’une pointe demain ou samedi. Un dévidoir bien garni nous attend maintenant à la mise à l’eau de S3.

Il y a pas mal de courant, la visi est correcte pour Michel. Derrière lui, je dois m’en passer et bataille ferme pour passer mes deux kits sans démolir l’appareil photo. Nous passons un peu plus de 2h30 là bas car j'effectue une bonne centaine de clichés en espérant en réussir une vingtaine, en tout cas de quoi montrer au membres de Continent 7 ce qui ce passe derrière chez eux. L'idéal serait de remettre ça en « open-flash » pour mieux rendre compte des dimensions de cette grotte.

Voir les images de

la Rivière des Belles Mères

présentée par Nico à

"Siphons en Images"

Jacques de son côté nous lâche pour préparer un kit contenant spits, pitons et autres cordes. Son objectif est de préparer une escalade dans la cheminée de la cloche du S2. Contraint d’abandonner ce projet pour cause de prise d’eau à son vêtement étanche, il prendra quand même sur lui pour nous amener un kit de cordes destinées à équiper S5 que nous allons sortir demain ou après, je le sens.

La cheminée de la Cloche et d’autres petits coins comme le sommet de la Salle du Dr Thiry ou encore le puits calcifié surplombant la sortie du S2 n’attendent plus que quelques « spits » pour y jeter un œil. Bref, nous avons encore énormément de boulot ici et je m’en réjouis.


Grotte du Chalet : 21/02/2008

Re-belote, nous faisons un second portage afin de disposer de 4 bouteilles en pointe. Nous prévoyons effectivement une double pointe samedi après midi.

Ça pousse fort aujourd'hui dans les siphons. Le courant m’amène parfois aux limites de l’essoufflement. Pourtant j’ai la « pêche » aujourd’hui ! Sitôt sorti du S2 et déséquipé, je trimballe une bouteille et un kit de cordes jusqu’à la première étroiture après la Salle Thiry.

Quand je reviens au S2, Michel est prêt au départ.
On y va et, promptement, nous effectuons ce portage. L’idée de quand même faire une pointe nous démange. Après concertation, nous décidons cependant de nous en tenir au programme.

Nous reprenons le chemin du retour. Le casque anti choc à toute son utilité aujourd’hui. Un tel retour avec "un peu de jus", c'est un peu comme zigzaguer à 100 à l’heure sur l’autoroute par temps de brouillard... Amusant mais casse gueule.

Demain, vendredi, ce sera journée de relâche et de repos. Samedi, nous nous donnons rendez-vous vers 11 heures frais et dispos, avec l’intention de « casser la baraque ».

Grotte du Chalet : 23/02/2008

Double pointe prévue aujourd'hui. Nous espérons sortir S5 (Michel) et "plus si affinités" (Nico). (donc S6, S7,... 1500 mètres de galeries merveilleusement concrétionnées, une salle dont on ne voit pas le bout... j'adooorrrrre rèver, je sais).

Françoise ayant réparé la combi de Jacques, ce dernier profite de nos ablutions dans la Rivière des Belles-Mères pour reprendre son objectif de s’attaquer à la cheminée qui surplombe la cloche dans S2.

A pieds (palmés) d'œuvre, Michel me propose d'y aller puisque je suis en humide et que je risque d'avoir froid. Je refuse. A lui l'honneur de la pointe ! Une heure plus tard à somnoler dans le noir et le silence sur mon rocher, je commence à me les geler sérieusement...

Encore une demi heure et Michel émerge. J'ai trop froid, je ne prendrai pas le relais.
Mais une bonne nouvelle m'attend néanmoins, suffisante pour me réchauffer (pas longtemps).
Le S5 est sorti !!! 90m de première dont 50 dans une galerie exondée de belles proportions qui se termine par un mur sous lequel un S6 attend la prochaine visite... Félicitations Michel !

Cette nouvelle pointe nous éloigne maintenant de plus de 400 mètres du Chalet pour un parcours total de quasiment 600 mètres dont 5 siphons totalisant 300 mètres avant d’atteindre notre prochaine objectif : le S6 et ce qu’il y a derrière.

Sur le retour, de nouveau frigorifié, je m’arrête brièvement dans la cloche où Jacques est sensé grimper. Il y est, je ne le vois pas mais l’entend et distingue d’où vient son éclairage. Michel avait estimé la hauteur de cette cloche à 8 mètres maximum. Jacques semble être grimpé au moins à 5 mètres et me déclare qu’il distingue mal le plafond mais l’estime encore à 20m. Pas de départ de galerie apparent pour l'instant mais il faudra monter plus haut pour vérifier. Je suis maintenant persuadé qu’un réseau supérieur peut exister. Encore un aspect de cette exploration qu’il faudra tirer au clair. Les volontaires pour nous aider sont tous les bienvenus !

Nicolas Hecq

lundi 18 février 2008

Béron Ry

"Beaux comme un tracteur !"

C'est avec autant de kits que d'objectifs que nous sommes redescendus ce samedi 16/02 après midi à Béron Ry. En fait, en quelques heures (finalement 5h30 tpst), il avait été convenu d'à la fois permettre à notre future nouvelle recrue Gregory de faire de la verticale , de faire découvrir la cavité-du moins la zone d'entrée - à Nico H mais aussi lui permettre d'équiper en tête et par la même occasion parfaire l'équipement en plaçant trois broches supplémentaires. Enfin, après concertation avec Yves Dubois qui ne savait pas se libérer, il était prévu d'aller lever un point d'interrogation en tentant d'accèder à une lucarne délaissée depuis la découverte.


Bilan de la sortie :

- un Greg qui s'est très bien comporté et qui assimile rapidement les techniques, à la grande satisfaction de sa mère Poule PasC7al qui l'encadrait.

- un Nico qui a pu se rendre compte qu'équiper demande des automatismes et de la pratique, et qui plus est a pu voir et participer à la mise en place de broches.

- deux nouvelles broches dans la diaclase d'entrée, question de doubler les plaquettes en place et avant d'enlever une corde dont on ignore qui l'a placée et son âge mais dont on sait qu'elle a fait son plus que son temps.
Une autre broche est venue doubler l'amarrage à la sortie du puits de la lame, que d'aucun estimait nécessaire.
- une escalade de 3 mètres pour atteindre la lucarne dans les plafonds du méandre des fossiles, côté T'Rémy. Au vu de ses relevés et mise au net topo, ayant en plus souvenir de la présence coups de couge, Yves avait l'espoir que celle-ci donne accès à un étage supérieur et nous offre un peu de première et qui sait une belle suprise.


Trois goujons plus tard et une désob dans la glaise renfemant des cailloux anguleux, nous n'avons pu ajouter que deux mètres au plan, le départ pourtant sain et propre s'encastrait rapidement dans une trémie de gros blocs ne laissant entrevoir aucune possibilité d'extension.
Retour en revoyant l'amont de la "rivière qui plantait des arbres", en vue de repérer l'objectif d'une prochaine séance. Avec pour l'occasion une nouvelle lampe Scurion pour scruter comme jamais on ne les avait vu les plafonds !
- pour les "nouveaux", l'envie de voir la suite et pour l'ancien", l'envie de partager et de lever les derniers points d'interrogation, condition sine qua non pour que Yves publie enfin un article et que nous tournions la page.

Fin d'activité sur fermeture de la permanence au Chalet en cie des copains et copines, cacahuetes et trappistes !



JCL
(cliquez sur les photos pour les agrandir, flèche arrière pour fermer)

Sainte Anne et les pompiers

Rien d’obscène dans le titre rassurez-vous ! Si nous avons pénétré dans Sainte-Anne, très humide aujourd’hui… c’est en tout bien tout honneur ;-).

Chaude ambiance cependant car il s’agissait en fait de faire découvrir la spéléo à un groupe de 5 hommes du feu de la caserne Rensonnet (Liège). Cinq gaillards dans la force de l’âge, tous prétendant à la formation G.R.I.M.P. (groupe de recherche et intervention en milieu périlleux…). Je me devais donc de leur montrer la spéléo autrement qu’à un groupe de fillettes.

Et sorry pour Caroline et Némo, les invités d’Arnaud qui à plusieurs r
eprises auront dû nous prendre pour des fêlés.


La grotte Ste-Anne a ça de bien, c’est qu’il y a moyen d’effectuer des visites de difficultés variables et pour tous les gouts.

Ainsi, après les recommandations d’usages et la présentation dans les grandes lignes de notre activité, du trou, après la fermeture de la porte derrière nous et une petite photo de groupe, c’est par le petit parcours étroit latéral que nous avons entamé calmement la randonnée souterraine. Salle des Scouts, petits pas de varappe enjambant les regards sur le niveau inférieur, perte de la rivière, « école du dos », ressaut de 3m, galerie de la Vierge étonnent déjà nos invités qui ne s’attendaient pas à une progression aussi variée.

C’est ensuite la montée vers le niveau moyen et son cheminement plus accidenté, le pas de la Mort en équilibre, le ramping. On enchaine alors la célèbre « boite aux lettres » qui dégueule bien plus que d’habitude (photo ci-dessus). De quoi rincer nos pompiers avant de rejoindre l’étage supérieur dit « réseau Lemaire » et contourner les lacs pour ensuite atteindre la belle galerie des gours.

Pendant que les "p’tits jeunes" grignotent des ... grignardises...et écoutent de la musique (sacré Arnaud !), j’attire un à un les corps de pompiers dans l’antichambre. Pas évident de passer la chatière quand on est payé pour soigner ses « pecs » ! Presque tout le monde passe mais ce n’est pas aujourd’hui qu’on battra le record d’entassement dans cette minuscule alcôve.

Avant de faire demi-tour, j’invite tout le monde à voir la calcite flottante dans la vasque siphonnant en rive droite. A ma proposition d’aller voir la cloche derrière la profonde voute mouillante, je m’attendais à un refus poli, voire catégorique. Pourtant, après quelques hésitations -tandis qu’Arnaud et ses amis se gardant bien de rester en retrait ;-)- les 4/5ème des pompiers étaient volontaires pour me suivre !

"A l’eau les pompiers…"

Faut savoir se mouiller dans la vie… Alors mes narines à ras du minuscule chenal de voute, je leur ai montré le passage. Derrière l’obstacle (un bon mètre de long), congelés, personne sauf moi, ne prêtera attention au bouquet d’excentriques super bien conservés qui ornent la paroi.

Dans les rires glacés, les cris et la buée, je parviens à faire quelques photos avant de ressortir de là, de nous ébrouer et faire ensuite demi-tour sans traîner jusqu’à la « baignoire » qui après ce qu’on vient de faire n’impressionnera personne (du moins les « vrais » ;-).

Le temps de mettre la corde en place dans le puits, de donner un minimum d’explications techniques sur l’utilisation du descendeur et nous passons tous un à un à l’étage inférieur. Mon rappel de corde effectué, bien que nous n’ayons pas traîné à faire les manœuvres, ça commence à claquer des dents. Tandis qu’Arnaud, Némo et Cathy préfèrent se ressaisir autour d’une « bonne petite cigarette », nous allons nous réchauffer sous la « douche », passons l’œil de bœuf et pataugeons dans le 4 pattes.

A nouveau debout dans la rivière sur quelques dizaines de mètres, reste à franchir le pas d’escalade qui permet d’atteindre le passage sup redonnant finalement sur le siphon amont, terminus de la cavité.

Bien qu’il n’y ait pas le feu…, c’est au pas de course que nous reprenons le chemin de la sortie, avec un petit détour apprécié à sa juste valeur par la double étroiture des boutons.

Encore quelques jurons à l’encontre de ce satané cadenas et c’est face à une chope et entourés des « Porais de Tilff » et en cie de Marc G. que nous terminons cet après midi très sportive.

Une sortie d’autant plus réussie que pour une fois, nous avons le sentiment d’avoir réellement suscité de nouvelles vocations. L’avenir nous l’apprendra mais je pense qu’on reverra bientôt sous terre des gars comme Xavier, Nicolas, Némo, etc .

Click sur les photos pour agrandir

Jack (11/02/2008)

vendredi 8 février 2008

"Taupes" Rock

Escalade en salle à Liège

Cela fait quelques semaines que Nico et Jack se retrouvent en soirée à gratonner sur les murs artificiels de la ville pour se muscler les phalanges et les mollets; tantôt avec un ou l'autre membre de l'ESS, du GRSC, des Calcaires et souvent en présence d'autres vieilles connaissances.

Un excellent entrainement pour entretenir la forme mais aussi et surtout pour acquérir une aisance en varappe et être donc plus à l'aise en progression sous terre.

Il leur a paru bon d'essayer d'attirer d'autres membres de Continent 7. Et c'est ainsi que ce mardi 6/02, nous avions donné rdv à Marc et Arnaud à la Salle Top Rock rue de Spa. Etaient invités également "Quick" et "Némo" qui purent eux aussi durant une paire d'heures évoluer à la verticale et/ou en dévers sur des voies de tout niveau. Maximum 5+... la seule 8 que nous sommes actuellement en mesure d'avaler étant la Chouffe servie au fût après l'effort au bar attenant à la salle ;-)

Cette activité, nous aimerions la répéter et l'élargir à tous, en l'organisant de manière récurrente, une fois tous les 15 jours (ou tous les mois, voire plus souvent). Si ça vous dit, faites signe, nous vous tiendrons des dates que nous fixons pour l'instant de semaine en semaine.

RDV le mardi 12/02 vers 20 h à la salle Gecko, dans le quartier St Léonard (cliquez sur le lien pour visiter le site web et voir la situation).

Commentaire de Nico ajouté le 13/02:

"Hé bien, 4 spéléos du C7 (+1 futur, si madamme veut bien :-)))ce mardi soir pour grimper, pas mal !
Des amateurs pour la semaine prochaine?

Deux photos pour illustrer l'activité :


"Chouffe Ti, ça tire sur les bras !"

"Relais ! "



dimanche 3 février 2008

A la Claire Goffontaine

Je me suis promené... J'ai trouvé l'eau si belle, que je m'y suis plongé ;-)

C'est ce que s'étaient dit ce 2 février 2008 nos deux spélé-eau-l-eau-gues. N'ayant pas trouvé celle du Chalet à leur goût aujourd'hui, ils se sont rendus sur les bords de la Vesdre pour aménager le siphon de Goffontaine. Voici le récit de Nicolas Hecq .

Jacques Petit et moi avions rendez-vous ce samedi à la Grotte du Chalet pour aller faire quelques photos dans la Rivière des Belles-Mères et effectuer un portage de bouteilles pour une pointe future.

Hélas, les conditions ne sont pas bonnes, un beau débit d’une eau brunâtre sort de l’antre de la grotte. Nous décidons donc une fois encore de post-poser cette plongée.

Décision est prise de nous rendre à Goffontaine au nom de la Commission Plongée de l’UBS afin de faire une évaluation des travaux à faire et du matériel nécessaire pour le prochain exercice Spéléo Secours Plongeurs où il serait question de réaliser un sauvetage au-delà d’une étroiture infranchissable pour cause d’éboulement...

Après quelque repérage de surface, un bon briefing (qu’on ne respecte pas comme d’hab.), nous nous équipons et nous mettons à l’eau.

Nous plongeons presque en binôme, donc je pars tout seul devant avec le bout du décamètre et Jacques me suit en rembobinant dés qu’on a déroulé les 20m. Je profite de la limpidité de l’eau pour faire quelques photos pendant que Jacques note les mesures et quelques particularités de l’endroit en vue du nettoyage et du rééquipement en fil d’Ariane.

Arrivé à l’étroiture, je photographie le bloc sous toutes ces coutures alors que Jacques me rejoint, dans son nuage feutré.

Nous faisons surface dans la cloche, constatation et photographies de l’éboulis qui se trouve entre nos casques et la voie de chemin de fer.

Jacques redescend, décidé, pour tenter un nouvel essai de franchissement de cette étroiture « sauvage ».
Tentative infructueuse malgré ses efforts et la quantité de sédiments déplacés. Je l’observe toutes lampes éteintes pour distinguer plus ou moins ce qu’il fait. D’abord les pieds en premier, puis la tête. Mais rien y fait.

Je le laisse résigné à l’abandon et occupé à réarranger la corde en place autour du bloc poue ressortie dans la pénombre de la fin de l’après midi.

Après une attente qui parait toujours interminable à ceux qui sont dehors, j’entends un bruit de bulles et notre Jacques ressort à son tour.

Rangement rapide du matériel et nous reprenons la route dans la nuit, direction Aywaille où nos camarades de C7 nous attendent à la permanence au Chalet.



Rouge Thier enchanteur

19/01/2008, journée bien remplie pour Bando, Nico, Alain, Mathieu et Jack qui avait décidé de rentabiliser au mieux ce samedi.

D'abord en consacrant au local et dans la grotte du Chalet une paire d'heure à confectionner et tester cette nouvelle technique de "tir à la paille".

Une expérience plus ou moins convaincante, qui mérite d'être approfondie car complémentaire et plus sécuritaire que les cartouches.

Migration ensuite vers le camping du Moulin à Deigné pour passer une autre paire d'heures au chantoir du Rouge -Thier, particulièrement actif ces derniers temps, la météo trop douce pour la saison étant aussi très pluvieuse.

Rejoints par le jeune François du Crsl, nous nous engagerons d'abord dans la grande galerie où cascade le ruisseau qui malheureusement rend la boite aux lettres siphonnante, de nombreux débris végétaux faisant bouchon.

L'entrée du réseau latéral restait cependant praticable et même sec. Aussi, avons-nous pu faire découvrir aux " nouveaux" ce petit réseau de ressauts et diaclases qui jadis permettait de rejoindre la grande galerie et par là même faire un circuit. L'idée de le réouvrir nous titille à nouveau l'esprit...

En remontant, JC émit l'idée de faire passer toute l'eau de ce côté et peut-être ainsi pourvoir passer dans la grande galerie. Sans attendre que nous soyons tous sorti, le malicieux Christophe lâchera le barrage, ce qui vaudra à Nico et Jack une sortie bien arrosée !


L'eau déviée, le résultat ne se fit pas attendre : la voute basse devint franchissable. Après avoir fait un peu le ménage, nous parviendrons finalement à franchir la boite aux lettres. Mais la sortie dans la salle restera limite à cause d'un tronc d'arbre ma placé et une pointe de caillou inconfortable.

La suite sera une rapide cavalcade jusqu'au siphon avant de ressortir en revoyant en rive gauche quelques départs susceptibles de pouvoir permettre la jonction. L'occasion aussi de nous rendre compte que depuis notre séance de dépollution, le trou est resté relativement propre.


Rejoints en surface par Robert Theck qui se chargera de rediriger l'eau sur le lit principal, nous retournerons au local pour une réunion (élargie !) du comité, elle même suivie par la permanence club cette fois encore bien fréquentée.