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mercredi 31 mai 2023

Chantoir du Rouge-Thier

Depuis quelques années déjà, le Chantoir du rouge-Thier n'est plus accessible. Pourtant, il fut un temps où ette cavité était régulièrement fréquentée par les spéléos et où beaucoup d'entre nous ont vécu leurs premières aventures souterraines. 

Le propriétaire décédé, ses héritiers -pour des raisons qui sont les leurs- n'autorisent plus les visites. Dommage mais c'est leur droit...

Regrettable toutefois, surtout que la communauté spéléo a toujours entretenu des bonnes relations et plusieurs fois mené des campagnes visant à entretenir le site, entendez par là nettoyer le trou souvent encombré de détritus du camping qui étaient en amont (démantelé depuis). Bon nombre d'entre nous se souviennent d'opération de dépollution.


En temps que club local, C7 s'est toujours intéressé à ce chantoir, cherchant à en percer ses mystères, à y initier un ou l'autre à la spéléo, à assainir les lieux. 

Malgré l'interdiction, encore après la méga crue de l'été 2021, nous nous étions inquiétés de l'état des lieux et avions obtenu de pouvoir aller y jeter un coup d'oeil.

Il nous avait fallu bosser un peu pour réouvrir -par chance- la boite aux lettres qui évidemment avait subi le "tsunami" et s'était complètement bouché. 

Depuis, en collaboration avec la Commune, la Cwepss, le CR Amblève et  l'UBS, des démarches ont été entreprises pour en redemander l'accès pour les spéléos, sur base d'une convention. Mais en vain, sauf exceptionnellement, pour raisons justifiées et sur base d'une demande préalable. D'autant plus triste que la visite du porche était sur un sentier de randonnée dédié au vallon des Chantoirs.

Ce vendredi 26/05/2023, dans le cadre d'un projet piloté par l'UNamur, à la demande de leur technicien GRz, en sa cie d'ailleurs ainsi que celle d'Aleks, j'avais obtenu le feu vert pour une incursion. 

Outre réaliser quelques photos, c'était aussi l'occasion après les crues des deux derniers hivers de faire un état des lieux.


En résumé, au vu des images, vous l'avez de suite compris : nous n’avons pas pu atteindre le rétrécissement de la boite aux lettres. !

Branchages enchevêtrés, boiseries en tout genre et de toutes dimensions, troncs débités, plus débris divers tels que bidon, grillages, cannettes, vieux mousse et autres objets plastiques font bouchon là où le plafond commence à s'abaisser, à max 30m de l'entrée.

Nous avons bien tenté durant 15 à 20 minutes de désarticuler tout ça, espérant se frayer un passage mais l’ampleur de la tâche nous a fait abandonner, rien ne laissait espérer pouvoir passer facilement et déboucher dans la grande galerie. Seule le courant d'air passe... 

Nous nous sommes alors « contentés » de ressortir ce qui tenait facilement dans un gros sac poubelle. Sortir le reste est une autre paire de manches.


Je ne sais pas dans quelle mesure il serait possible de former une forte équipe motivée par une séance de nettoyage et désobstruction, pour autant que le propriétaire soit sensibilisé à cette cause. Il y a pourtant là une infrastructure de T.O. (est il encore actif ? pas sûr), coté réseau "diaclasien", qu'il m'aurait plu de revoir si nous avions eu l'équipement.

La problématique est que ce genre de comblement est récurrent et qu’il faudrait trouver une solution pour que ça se reproduise le moins souvent possible. Nous en débattrons au niveau de notre club , la Cwepss et de la fédération. Mais nous n'en ferons pas une priorité, notre vocation n'étant pas d'être "éboueurs des profondeurs"...


GALERIE PHOTOS complète (image Aleks et GRZ)




dimanche 3 avril 2022

Rouge Thier post méga crue



Et donc ce samedi 21/08/2021, question de faire une petite pause dans le nettoyage de la doline de Sécheval, suite aux contacts en cours avec le propriétaire du Chantoir du Rouge-Thier, j'avais obtenu son feu vert pour aller voir comment avait réagi le trou pendant la méga crue.

Comme relaté et illustré dans un précédent post, le domaine du moulin et la doline avaient été traversée par les flots en furie et complètement ennoyés. Ca s'est déjà vu mais l'évènement est exceptionnel, surtout cette fois par son débit ravageur, les mètres cubes ayant continué leur chemin à travers champs puis dans le centre du village de Deigné. pour continuer sur Remouchamps

Nous nous attendions à voir une propriété sens dessus-dessous mais en fait, elle avait été complètement nettoyée, seule la piscine remplie de boue témoignait encore de l'évènement des 14 et 15 juillet. Aux abord immédiats de l'entrée, la végétation a évidemment souffert et le lit du ruisseau été bien retravaillé; les installations du tour opérator relativement bien préservées.

C'est seulement l'entrée franchie qu'on trouve ça et là quelques déchets, puis à l'approche de la "boite aux lettres" des amas inextricables de branchages et autres boiseries. Le courant d'air soufflant est malgré tout présent, des odeurs de poissons morts aussi.

Ca nous incite à tenter de pénétrer dans le tas en suivant le plafond et en démontant petit à petit le mikado bien ventilé. Plusieurs essais à gauche et à droite avec chaque fois un petit espoir de déboucher dans la grande galerie. Mais sommes nous seulement tout près ou encore à dix mètres ou plus ? Sans la topo sous les yeux, difficile à dire. Un tout gros billot de bois extrait, Raphaël -motivé par ma description de la suite- fait le forcing jusqu'à ouvrir un petit espace où Pauline parvient à glisser sa tête et voir que c'est grand. Le bouchon était franchi ! Pas par où on sortait avant mais un plus haut, du moins de ce que je m'en rappelle.

Tant qu'à être là, nous sommes évidemment descendus jusqu'au S1. La grande galerie très pentue, assez lugubre faut le dire, est par endroit bien nettoyée, en d'autres endroits plus plats recouverte d'une bonne épaisseur de gadoue. La salle arrosée en bas est plus que jamais bien terreuse et le lit du ruisseau qui mène au siphon nettement plus large. Pour savoir quid au delà, il faudra attendre une période de forte sécheresse, il se désamorce très rarement.

En matière de pollution, tout du long du parcours, quand même pas mal de petits objets en tout genre qu'il serait bon de ressortir. Une dizaine de kits au moins. A faire en bande pour que ce ne soit pas une corvée, et par la même occasion découvrir ou revoir le réseau.

Une courte incursion coté réseau "diaclasien" qui démarre dans le porche nous a rassuré sur sa praticabilité, du moins jusqu'au puits qui, vous l'imaginez bien, a été lessivé ! Et qui sait si la jonction jadis existante avec la grande galerie ne se serait pas réouverte, ce qui permettait de faire une traversée, ou shunter la boite aux lettres qui épisodiquement se rebouche forcément.

Bref, nous y retournerons. Pour ne pas compromettre les relations en cours, ce sera APRES concertation avec le propriétaire car veuillez noter que l'ACCES reste INTERDIT jusqu'à nouvel ordre !!! Consigne à respecter impérativement.

Illustration de cette épisode assez inattendu avec 

vendredi 13 avril 2012

Rouge Thier post S1, épisode 2

Météo maussade ce dimanche 8/04/2012 mais l'IRM ne prévoit pas de pluie avant demain matin. Pas question de laisser passer notre chance de retourner rapidement derrière le S1 du chantoir du Rouge-Thier pour poursuivre l'explo de la semaine passée. Les derniers jours ont été secs, si bien qu'il y a moins d'eau aujourd'hui. La passage de la voute mouillante ne nous épargne pas pour autant.

Pâques oblige, le laminoir de galets roulés a des allures de "chasse aux cocognes". Bobo ne regrette pas s'être improvisé des genouillères avec une paire de chaussettes et du tape :-)

Dans nos kits ont pris place la foreuse, des "chalumeaux", un burin, une massette, une pelle ainsi qu'une combinaison néoprène. Vous pouvez ainsi deviner à quoi nous avons occupés les deux bonnes heures passés là derrière, même si on a failli foirer sur un point faute d'un tournevis. Heureusement, en vrai Mac Gyver, Bobo nous en a forgé un sur place !

Résultats : une avancée d'un bon gros mètre dans la "conduite à gauche", un départ de siphon rendu plus "engageant" au niveau dimensions et une immersion totale pour bien s'assurer que ça plonge sans laisser le moindre espace d'air, tout en restant pénétrable au moins sur deux mètres. Sans cagoule, ni masque, nous n'en saurons pas plus aujourd'hui. De toute façon, une tentative en apnée relève de l'imprudence dans un contexte aussi étroit et sale.

Avant d'envisager une plongée, mieux vaut certainement exploiter la perspective d'un shunt éventuel par le boyau latéral.

La petite vidéo placée ICI, bien que très mauvaise, vous donnera une idée des conditions.
Pfff, qu'elles sont loin mes cuevas mexicaines !



Sur le retour, Greg effectue sans surprise la boucle entre le laminoir et l'amont de la grande salle via un infecte ramping noyé et nauséabond. Nous laissons quand même juste avant celle-ci un pertuis amont qui logiquement doit se diriger vers le S1. A ça prêt que l'eau qui s'échappe au niveau du S1 n'arrive pas jusqu'ici... Que se passe-t-il entre les deux ? Allez savoir !

Tout en réfléchissant à ça, une douzaine de mètres avant de redescendre au S1, un bouchon de branches sur ma gauche (sens retour donc) m'intrigue. Pourquoi est-il là ? En y regardant de plus près, je repère une amorce de galerie. Quelques gesticulations et Greg parvient à s'engager sous le décrochage. Départ perpendiculaire mais comme partout dans cet étage, le sol est comblé et ne laisse que peu d'espace pour se frayer un passage. Le boyau semble tourner vers la droite et donc en direction du S1. Mais creuser ici me parait mission impossible.
Il se pourrait peut-être que ce soit un passage emprunté par le passé comme semble en témoigner un des plans de la cavité. Jean Dehan me faisait remarquer que lors de l'ouverture du S1, l'itinéraire était tout droit, chose impossible maintenant. Ce que les 4 topos ci dessous semblent confirmer car, sans être contradictoires, aucune  ne représentent les choses de la même manière. Celle du CRSL est la plus représentative de ce qu'on parcourt maintenant, hormis les diverticules qui n'apparaissaient pas en 1988.





Sortie du trou en début d'après midi pour repasser au Chalet où NicoH faisait seul un portage juqu'au S3 et une fouille de la salle Thiry..


JCL

lundi 9 avril 2012

Rouge Thier post S1


Petit flash back sur l'automne 2011. A la fin de la longue période de sécheresse, nous n'avions pas manqué d'aller jeter un oeil sur le siphon du Chantoir du Rouge-Thier. Quelques coups de pieds dans le bouchon de branche avaient suffit à ouvrir le soupirail  (photo ci-contre) qui fait un coude à angle droit sur la gauche. Deux mètres plus loin, laissant l'eau s'infiltrer sous une voute colmatée de gros galets, on remonte d'un mètre pour un nouvel angle à 90° vers la droite et s'engager alors dans un laminoir qui n'en finit pas.

Greg l'avait parcouru en partie pour faire demi-tour à mi chemin, l'air faisant cruellement défaut. Échaudés à l'idée de pouvoir aller reconnaitre la grande salle découverte à l'époque par le CRSL (*) mais surtout nous rendre compte si nos nouvelles techniques pourraient faire des miracles là derrière. Pour cela, il fallait attendre qu'un bon coup d'eau réennoye le réseau pour renouveler l'air vicié et qu'il revienne à un étiage raisonnable. Les petites crues de l'hiver s'occupèrent de la ventilation mais aussi de reboucher l'accès à la grande galerie. Vint ensuite le redoux du printemps et des conditions propices.

Vous l'aurez alors lu dans le compte rendu de la Journée de l'Eau, nous nous y sommes rués sans attendre, constatant que ça passait. La semaine suivante, Bando, Greg, Pascal et moi mettons ça au dessert de notre A.G. annuelle (31/03/2012). Benoit G. qui en 2010 était repassé là derrière avec Albert Briffoz et le CRSOA nous emboîte le pas. Dans nos sacs, une corde pour le ressaut, une foreuse et toute la panoplie qui va avec.
La boîte aux lettres, toujours aussi putride, passe presque à 4 pattes, le tour opérator louant la cavité l'ayant aménagée, tout comme il a d'ailleurs peigné la petite falaise à l'entrée (avec rappel et dead-ride). Il chercherait aussi avec le Spéléo Limburg à ouvrir une jonction avec les diaclase pour proposer un circuit. Ce ne sera pas la même que celle d'antan qui elle est complètement colmatée.

Le passage du S1 désamorcé mouille bien, on aura ça moins chaud dans la longue reptation qui suit. Tout ce qui part sur le coté est vu, à savoir un soutirage à gauche + un boyau à droite qui donne sur une petite salle et une vasque probablement en relation avec la grande salle. Pour l'heure, nous équipons la petite verticale de 4 à 5 m surplombante en fixe (deux goujons). Et de prendre enfin pied dans ce beau grand volume où coule sans conteste le ruisseau par hautes eaux. Pour l'instant, le lit à est sec mais au bout de la belle galerie qui lui fait suite, un affluent rive gauche apparaît. Par pour longtemps puisque 5 mètres en aval, c'est le siphon.

 La diaclase menant au S2

Je m'attendais suite aux descriptions qui m'en avait été faites à une fissure impénétrable, implongeable. Mais rien n'est moins sûr !On pourrait même imaginer que ce soit une simple voute mouillante.... Une chose est sûr, c'est confiné et glauque avec plein de détritus en tout genre dans le plafond ou baignant dans le jus.. Il règne malheureusement partout très rapidement une buée très dense, et ne certaine "crudité" peut-être typiques d'une atmosphère sous oxygénée.

La salle terminale, côté aval, donnant accès au S2

A défaut d'avoir une néoprène pour tenter de s'immerger, nous sortons la foreuse et les pailles : élargir la bête ne saurait pas faire de tort.
En parallèle, nous attaquons à la pelle le boyau en trou d'obus qui part à 90 ° sur la gauche. Il s'agit d'un conduit étroit colmaté de sédiments mais laissant voir une continuation. Un trop plein ? La suite vers Remouchamps ? Seule la poursuite de la désob entamée pourra nous le dire mais ça ne sera pas donné.

L'amont de la salle terminale où débouche le laminoir via le R5

Et puis les premiers frissons apparaissent. Encore quelques photos entrecoupées de bouchons dans les oreilles et nous replions bagages pour se réchauffer dans le demi hectomètre de laminoir. Le soupirail repassé, il ne reste plus qu'à remonter la grande galerie au sol bien délavé par les dernières crues. Soixante m de dénivellé si on en croit la topo de Vanderseleyen, ce qui me parait un peu surfait. A vérifier.

Retour au local pour remettre une bûche sur le poêle et reprendre des forces ;-)
Suite au prochaine épisode, avant que la pluie ne s'en mêle.
JCL


(*) C'était en 1962...comme en témoigne ici un extrait des archives du CRSL (merci à J Dehan)




mercredi 4 avril 2012

Journées de l'Eau 2012 - Vallon des Chantoirs


De par le partenariat que notre fédération l'U.B.S. et notre Club entretiennent avec le Comité Rivière Amblève, nous avons été cette année encore amenés à participer à la Journée Mondiale de l'Eau. Quoi de plus logique que d'attirer à notre échelle l’attention du grand public et des autorités sur les eaux souterraines en milieu karstique.

Au programme (en pdf) ce 25 mars 2012, en marge de l'inauguration de la "promenade des chantoirs" par le groupe "Sentiers" du Plan Communal de Développement de la Nature de l'Adm. Com. d'Aywaille, nous nous sommes portés volontaires pour proposer en matinée une visite spéléo du Chantoir du Rouge-Thier (Trou du Moulin).

Au départ de notre local où furent données quelques courtes explications sur la spélélogie, un père et son fils profiteront de cette activité pour parcourir, bien encadrés et équipés, le réseau classique de la cavité. Et de se rendre compte aussi ce que peut à chaque crue charrier comme crasses en tout genre un ruisseau comme celui de Mainire qui longe le camping et la pêcherie avant d'aller se perdre sous terre...

Il faudra d'ailleurs que Jack, Marc et Pascal S. poignent dedans pour faire sauter les bouchons de détritus obstruant l'étranglement à franchir pour passer de la grande diaclase d'entrée à la grande galerie. De quoi encore nous occuper lors d'une prochaine Opération Communes et Rivières Propres... A vos sacs poubelles ! derrière, nos invités ont pu aussi se rendre compte du volume des vides souterrains présents parfois sous le vallon des chantoires ainsi que de la force des eaux comme en témoigne la présence d'une bille de chemin de fer. Après observations de superbes fossiles tapissant les parois, la progression à 4 pattes à même le lit actif de la rivière butera sur le siphon aujourd'hui désamorcé, ce qui poussera Jack à faire une courte incursion derrière la voûte mouillante, au grand étonnement des néophytes qui n'imaginaient pas qu'on puisse être aussi audacieux et passionné. Mais de ça, on en reparlera car ce n'est pas tout les jours qu'on a accès au "post-siphon". Demi tour donc à -60 m de profondeur et à quelques 250 m du porche d'entrée pour retrouver en surface l'odeur de l'ail des ours.

Nous sommes dans les temps pour faire un crochet par le chantoir de Sécheval où notre ami Camille Ek sera le premier à intervenir en tant qu'orateur sur la promenade du jour en présence du Bourgmestre Philippe Dodrimont et de la première échevine Vanessa Matz.
Après l’accueil par les autorités et faisant suite aux explications didactiques sur la géologie du coin données par notre éminent professeur, la parole fut laissée à Jack pour présenter en quelques mots l'intérêt du réseau spéléo en matière d'explorations et de connaissances du système hydrogéologique mais aussi en mettant l'accent sur l'importante que les spéléos apportent à la protection du site, à leur rôle.


Plus tard dans l'après midi, ce sera au tour de Pascal de prendre en charge le groupe lors de leur passage au Chantoir du Rouge Thier, avec de nouvelles explications liées aux aspects spéléologiques et environnementaux d'un tel phénomène karstique.


On soulignera aussi la présence sur le circuit de nos amis et collègues du CRSL au Chantoir de Grandchamps qui comme nous se sont dévoués pour partager leurs connaissances et leur passion avec la petite centaine de marcheurs présents.


Pour visualiser tous ces propos en images, je ne saurais trop vous conseiller de visionner le
Et de se rendre compte combien nos pages internet sont une source d'infos au niveau du Chantoir de Sécheval et de la spéléo sur le Vallon. Image de marque encore renforcée aujourd'hui grâce à notre présence et notre implication sur le terrain. Même si ça demande des efforts, même si on aimerait s'en tenir au dicton "pour vivre heureux, vivons cachés", il nous faut de temps à autre sortir de notre trou et montrer le bout du nez.

Bravo au Comité Rivière Amblève, chef d'Orchestre de cette Journée de l'Eau. Merci aux organisateurs de la randonnée et aux intervenants.Merci aux communes de Sprimont et d'Aywaille pour l'amélioration des accès aux différents site, pour les bus. Merci à leur allié le soleil, très généreux aujourd'hui. Merci également au propriétaire du chantoir du Rouge Thier pour son autorisation de visite des lieux.

Terminerons par une petite suggestion : à l'instar de ce qui s'est fait à Esneux sur la boucle de l'Ourthe, je verrais bien des panneaux didactiques installés à chaque points névralgiques de la promenade. Mais peut-être l'idée est-elle déjà en passe de se concrétiser ?

JCL



mardi 7 février 2012

A GLA GLA...



Samedi 04/02/2012. Voilà déjà une semaine que nous connaissons une vague de froid polaire. Les thermomètres oscillent entre les -10°C et -15°C et juste avant qu'elles ne plongent, une légère couche de neige est tombée. Tout est blanc est gelé. Sous le soleil, les paysages sont magiques mais la bise mordante.

L'idée est aujourd'hui pour Pascal et Greg de profiter de cette situation pour faire un tour au chantoir du Rouge-Thier en matinée avant d'aller se mettre au chaud l'après midi coté Four à Chaux. Mais contre toute attente, le ruisseau est toujours très actif, au point d'empêcher le passage dans la grande galerie, et ce d'autant plus que les dernières crues ont charriés plein de débris obstruant le passage bas. L'eau étant glacial, pas question de jouer aux castors. Mais le coup d’œil sur la glace à l'entrée valait le déplacement.


Rapidement changés, un petit détour à Sécheval montre que là aussi le ruisseau coule encore abondamment. Inutile d'insister.


Il en était d'ailleurs de même dans la boîte aux lettres à Ste Anne où s'étaient engagés Stef, Jona et Chris.

Pas étonnant, vu que la Chawresse aérienne coulait malgré son lit gelé comme on pu le constater Pascal et Greg qui pour passer le temps sont monter jusqu'à la Roche Perdue en passant par l'Abîme qui avait des allures de congélateur mal fermé.














La séance au Four à chaux en cie de Robs, Christophe et Jack est une autre histoire qui se terminera par un crochet au Chalet (permanence) où le froid s'est aussi installé dans la galerie d'entrée de la grotte.











lundi 28 novembre 2011

Vallon des Chantoirs à l'étiage


C'est décidément un automne 2011 étonnamment clément que nous venons de vivre. Des semaines et des semaines, pour ne pas dire des mois, sans pluie digne de ce nom. A part quelques petites précipitations de ci de là, de la bruine matinale et un peu de brouillard, rien qui ait pu contrarier un étiage de plus en plus prononcé. Des conséquences très néfastes pour nos nappes phréatiques sont à craindre à terme mais en attendant, ça a fait le bonheur de tout les amoureux de la nature et particulièrement des spéléos. Surtout les fouineurs qui ont eu là une période idéale pour s'attarder sur les phénomènes habituellement peu fréquentables, voire inaccessibles à cause du débit de leurs circulations.


Comme quelques autres clubs (voir p.ex Avalon à la Lembrée et à Fagnoules), nous avons nous aussi profiter de ces conditions exceptionnelles. Au chantoir de l'Hermiterie d'abord comme en attestent les derniers messages sur ce blog (avec encore un petit CR à rédiger pour être à jour).

Et puis au chantoir de Chefosse où Greg et Jack ont été lever un petit bout de topo d'un boyau actif exploré récemment dans ce trou méconnu . Là encore, il y a de quoi rédiger un un sérieux compte rendu de nos travaux. On tentera de s'y atteler un de ces jours.


Toujours pour profiter de la sécheresse, nous avons surtout passé de nombreuses soirées et après midi à faire avancer notre chantier à l'entrée du chantoir de Sécheval. Rien de transcendant pour l'instant puisqu'il s'agissait avant tout d'aménagements pour nous permettre d'atteindre à l'aise une fissure à élargir mais surtout d'en garder l'accès, ce que chaque crue est susceptible de remettre en cause.


Bilan : beaucoup de poussière avalées, de gaz évacué et de nombreux gravats dégagés. Sont montés au front avec plus ou moins de régularité Jack, Marc, Bobo, Yves, Tof et Pascal. Affaire à suivre.


Et pour terminer, la dernière sortie en date (26 novembre 2011) a été consacrée au Chantoir du Rouge-Thier où nos "jeunes loups" (Greg, Stef, Jona) se sont fait un plaisir de forcer le siphon terminal qu'on supposait bien désamorcé. Quelques coups de bottes ont suffit à dégager le bouchon pour franchir le passage toujours suffisamment actif que pour prendre le bain. Derrière, ils ont pu évoluer sans surprise (si ce n'est un ou deux départs qui ne semblent pas figurer sur les topos) sur une trentaine de mètres d'une reptation sans grande difficulté. Mais à l'approche de la "salle", le manque d'air est devenu trop critique, au point de les contraindre le plus motivé (devinez qui) à faire demi-tour pour ne pas tourner de l’œil. Dommage, nous aurions aimé voir sur quoi bute ce réseau et savoir s'il n'y a rien à revoir avec les techniques actuelles. Mais de cette sortie, il apparait qu'un abaissement de la voute du siphon qui marque le terminus habituel ne serait pas impossible. Ceci dit, ça ne permettrait tout au plus que de pouvoir passer derrière un peu plus souvent ? Voire franchir le truc en apnée en basses eaux car le "U" est finalement très ponctuel. A méditer...



Ceci dit, bien vite le mauvais temps, la pluie, la neige, le dégel, les crues, qu'on soit moins tenté de sortir et avoir un peu de temps pour rédiger les comptes-rendus et mettre de l'ordre dans les photos :-)

Jack

mercredi 3 juin 2009

Taupographie au Disto X



Les choses ont fort bougé ces derniers temps en matière de topographie. On connaissait déjà le lasermètre qui remplaçait avantageusement topofil et décamètre. Mais voici qu'il est désormais possible de capter en plus à partir d'un même appareil numérique l'azimut et la pente. Et qui plus est, transférer les données par infrarouge vers un pocket PC pour visualiser directement le squelette, voire même faire sur un écran tactile le dessin dans la foulée...

Bando ayant fait l'acquisition du télémètre Leica Disto X A3 et du module électronique conçu par Beat Heeb, il nous tardait de l'utiliser sous terre.

N'ayant pas encore pris la peine de topographier notre petite découverte au Rouge Thier (réseau des "P'tits Loups", la cible était toute trouvée. A ça près que la topo existante n'étant pas exploitable, tout refaire s'impose. Celle de P. Vandersleyen date de 1963... Même si le Disto X facilitera les levés, ça demandera quelques séances.

A pied d'oeuvre ce samedi 29/05/2209 dans l'après midi, il nous faut d'abord calibrer la bête pour assurer au compas électronique (influencé par les piles) une précision maximale. L'opération est un peu contraignante et nous chipotons avant de bien comprendre la manœuvre. Ca nous laisse ensuite une paire d'heures pour commencer les levés en commençant off course par le conduit principal et ce jusque derrière la voute basse, aujourd'hui mouillante et qui plus assez répugnante. Le gros coup d'eau survenu à la mi avril a transformé pas mal la zone d'entrée en dégageant notamment la grille, en déplaçant un tronc d'arbre et en emmenant branches et détritus vers le fond. Il y a à nouveau de quoi remplir une remorque de poubelles :-(((

On en restera là pour cette première séance jugée fructueuse et qui nous permettra en attendant la suivante de commencer à jouer avec le programme topo Therion que nous aimerions pouvoir dompter pour l'exploiter au mieux.


A signaler aussi, la présence des deux "ptits loups", Pascal et Greg qui ont rajouté 4 à 5 m (sans grand intérêt malheureusement) au nouveau réseau.

jeudi 22 janvier 2009

Journée portes fermées...


Nous sommes 6 ce 17/01/09 à nous retrouver au local avec quelques projets en tête. Le premier, à savoir un crochet par Sècheval est délaissé, le dégel de la semaine fait que le chantier est trop humide.

Robs et Alain G. décident alors d'aller renforcer les étançons au Trou du Suisse et le clôturer. C'est l'occasion pour notre entrepreneur de se faire une idée sur la désob entamée et de voir dans quel mesure il serait possible d'essayer d'y prouver une relation avec la rivière souterraine.
Mais son avis n'est guère encourageant. La présence d'anciennes carrières pourrait malheureusement très bien expliquer la présence de ce vide qui n'aurait alors rien de karstique malgré sa situation...

En attendant un avis d'expert plus probant, nous décidons de mettre ce chantier en veilleuse pour chercher ailleurs d'autres pistes d'accès au réseau exondé de la rivière du Chalet.

Les S1 et S2 du Chalet recevaient justement aujourd'hui une nouvelle visite de Nico venu testé sa nouvelle combi étanche et rafistoler par la même occasion le fil d'ariane endommagé. Raph (SC Avalon, Sciences Explorer) est aussi au rendez-vous.
Profitant d'une eau super claire, il poussera jusqu'au bas de l'étroiture verticale. A noter un débit à l'étiage malgré la fonte de neige entamée.

Quant à Pascal V., Grégory et Jack, pas très chaud pour Kin..., ils se sont rendus au Rouge Thier pour tenter de forcer les deux dernières possibilités "évidentes" de suite dans le réseau des P'tits Loups.

Mais avant d'arriver sur les lieux, il fallu d'abord éclater un bloc venu obstruer l'étroiture d'accès très ventilée (aspirant) aujourd'hui vu les grosses différences de t°. Le réseau est du coup bien sec, ce qui rend les reptations et contorsions en tout genre bien plus confortables. Mais impossible de suivre ce courant d'air qui se disperse certainement de manière diffuse à travers ce chaos à plusieurs étages.



Quand au deux ou trois points d'interrogations, ils s'avèrent tous bien difficiles à travailler et rien ne laisse vraiment espérer que ça puisse passer. L'exploration du réseau des P'tits Loups touche à sa fin. Reste à faire la topo. Ca ne sera pas une partie de plaisir mais ça nous donnera des indices qui pourront être exploitées, espérons-le.












Tout regroupés au local, la soirée se terminera par une permanence devant un boulet frites compote maison et une bonne bière ambrée. Merci Françoise, merci Jacques !
Jack

mardi 23 décembre 2008

Les P'tits loups au Rouge Thier


Seconde incursion pour Gregory et moi ce samedi 20/12/08 au chantoir du Rouge Thier, dans le tout nouveau "réseau des P'tits Loups" .

Arrivés dans la salle du même nom, Greg' s'est précipité vers un départ de galerie nécessitant quelques coups de pelle et pioche pendant que je plantais un spit pour me hisser à l'aide d'un étrier sur le haut de la salle et découvrir ainsi 6m de galerie qui malheureusement ne donnera pas de suite.

Entretemps, Greg est parvenu à passer l'obstacle (bouchon de boue) et entend un bruit de ruissellement. Il aperçoit une petite galerie (0,40x1) qui reçoit en sont milieu un petit ruisseau du plafond (main gauche) et visite deux trois diverticules évidents dont un qui shuntera dans le plafond le passage vers la galerie où je m'étais engagé auparavant.


Puis, après élargissement du bouchon de boue qui me permettra aussi de passer, je découvre à mon tour la "galerie de la fontaine" et je m'y engage les pieds en premier pour essayer de forcer le passage, mais un "gros" caillou bloque le passage. Greg' tente sa chance par dessus la pierre mais rien à faire. Il ressort après une bonne douche rafraichissante. Force est de constater que l'obstacle devra être supprimé un jour ou l'eau sera moins présente, ce qui nous permettra de venir avec la foreuse des collègues.

Après un break, nous décidons de poursuivre les investigations dans les différents départs de la salle des p'tits loups pour de mon coté entrevoir un puits étroit +/-3m pendant que Greg déplace quelques blocs. Avec l'intervention de musclor (moi,hi,hi,hi), le passage est ouvert et une suite est directement entrevue dans un boyau très boueux au départ et comblé de galets par la suite. Là encore, nous avons désobtrué un boyau où nous nous acharnerons la prochaine fois.

Arrêt sur "fatigués" et "plus envie". Bilan de la journée +/- 30m de première. Espérons que ce n'est pas finiiiiiiiiii....

Au retour surprise de voir qu'un bloc +/- 25 kg était venu resserrer l'ouverture à l'entrée du toboggan........et ainsi supprimer une petite étroiture..........oufff, nous n'étions pas là lors du décrochage..........

TPST: 6h, pas si mal dans une cavité comme le Rouge-Thier !

Et inutile de vous ruer là car comme en témoigne la photo, il n'y a que de la boue... Ça se justifiera si jamais on parvenait à jonctionner avec les diaclases mais c'est loin d'être gagné.

PasC7al Verkenne

samedi 25 octobre 2008

Quand Rouge -Thier rime avec Première !


Ce n'est pas tous les jours qu'on peut s'offrir 50 m de première près de chez soi ! Et pourtant, c'est ce qu'on fait ce samedi 25 octobre 08 au Chantoir du Rouge Thier à Deigné PasC7al, JaC7k et Gregory.

Tout ça avait démarré sur base d'observations réalisées par Jack et Bando alors qu'ils avaient visité le trou avec l'idée d'essayer de trouver le moyen de rétablir une jonction entre les deux réseaux de la cavité. Celle qui à l'époque permettait de faire un chouette circuit étant définitivement colmatée par des mètres cubes de galets, ils avaient fouillé un peu partout et constaté la présence de tâches sèches sur la roche tout au long d'une galerie latérale, signe d'un courant d'air évident.

Ceci les avaient amenés sur une fissure légèrement ventilée derrière laquelle assurément il y avait au moins la possibilité de se redresser, sans toutefois pouvoir dire que ça continuerait.

Le temps a passé... Comme ça a été décrit et illustré dans un tout récent message sur ce blog, il a fallut attendre tout dernièrement les JNS pour que l'occasion d'amener foreuse et percuteur se concrétise. Au terme de cette première séance de désobstruction, il était évident que la seconde permettrait d'éliminer l'obstacle. Et de fait, quatre micro-tirs suffirent à ouvrir définitivement la fissure, ce qui permit à Pascal, talonné puis dépassé par Greg de s'envoler pour leur première première du genre ! Alors qu'ils pouvaient s'attendre à une queute immédiate, la surprise fut grande de pouvoir s'engager sans presqu'aucun problème dans le boyau en face et accéder à un réseau assez chaotique et partant un peu dans tous les sens. Beaucoup d'éboulis et de glaise au sol mais aussi deux petites salles et une diaclase qui semble être l'axe principal.

Les "p'tits loups" (nom donné à la découverte) fouilleront une bonne heure tous les recoins de cette nouvelle zone qui s'étage sur deux niveaux. Aucun signe cependant d'une jonction possible avec le réseau diaclasien. Pas de bruit de la rivère non plus. Il est d'ailleurs impossible au vu du plan actuel de savoir si on s'en rapproche, si on s'en éloigne. Voilà donc de la topo en perspective.

Sortie en début d'après midi pour aller annoncer la bonne nouvelle aux copains qui s'étaient donnés RDV au local en vue de poursuivre d'autres projets qui feront l'objet d'un compte rendu distinct et tout aussi passionnant.


lundi 6 octobre 2008

Journées Nationales de la Spéléologie



Un week-end bien rempli pour ceux qui ont participé ces 4 et 5 octobre aux "JNS 08", voire même la semaine qui a précédé pour ceux qui ont bossé afin que notre participation club à cette manifestation soit une réussite.

Partout en Belgique, les Clubs wallons de l'U.B.S. et flamands de la V.V.S. se sont mobilisés pour lever un coin du voile sur leur passion pour le moins obscure (claire ;-) : la découverte du monde souterrain.

Des sorties d'initiation dans des cavités, aménagées ou non ont permis, à celles et ceux qui le souhaitaient, de partager avec des spéléologues les joies de la découverte du monde souterrain.

Des conférences publiques ont montré que la Spéléologie n'est pas simplement un sport mais qu'elle est aussi une activité culturelle et scientifique aux multiples facettes.


Côté C7, avec l'aide de l'Equipe Spéléo de St-Nicolas, nous avons proposé les deux jours la visite du Chantoir du Rouge-Thier (Deigné).
En parallèle, nous avons mis en place une exposition au local sur nos dernières découvertes dans le système du Chalet, bouquins, illustrations, documents topograhiques, photos et vidéo à l'appui.

Samedi midi, c'était donc dans un local blinquant, chauffé et relooké que "Nicole" (notre hotesse "plongeur sout" équipée à l'anglaise) avait donné rdv au groupe de Pionniers impatients de découvrir la spéléo.



Trop nombreux (18 ados) pour profiter pleinement des lieux (les ingrats ;-), nous les avons donc emmenés au coeur même du vallon des Chantoirs. Les pluies des jours précédents promettaient un peu d'ambiance. Toutefois, le ruisseau étant dévié dans le réseau latéral, l'accès à la grande galerie était au sec et le passage bas que nous avions redegagé cet été toujours pénétrable.

Question d'agrémenter la visite, les explications habituelles sont données. On éteint tout, on tend l'oreille (tiens la rivière gronde là en bas!). Mais avant d'aller au fond, un petit crochet est effectué pour aller se frotter aux parois du méandre et faire quelques pas de désescalade dans ces petits ressauts qui finissent par queuter sous un filet d'eau passant justement par là ;-).

Retour dans la grande galerie déclive pour adminer les plafonds, les concrétions, les fossiles, les canettes et bouteilles de plastiques... Pas de chance, on ne verra pas les salamandres. Ensuite c'est le 4 pattes jusqu'au siphon. Le débit relativement fort, les chaussures ne sont plus épargnées et le bruit de la cascade terminale fait monter la pression d'un cran.

A la sortie, nous (en fait NicH2o, ArnH2o et Jack LondH2o) n'avons plus que 6 volontaires pour aller faire un tour coté réseau diaclasien, flotté à souhait (pas question de redévier l'eau bien-sûr ;-).

Baudriers enfilés, la cascade est évitée acrobatiquement en plafond par la main courante, suivie par un petit rappel sur corde jusque la première terrasse pour de là, faire un bouclage nous menant au pied du second ressaut.


A ce niveau, la suite étant trop engagée, nous n'avions plus qu'à les faire remonter à l'échelle savamment placée hors flotte. Exercice pas évident pour des débutants mais que toutes et tous surmontèrent "haut la main".


Sortie complètement tremp' de nos protégés, sans effet de rechange à portée de main immédiate... (pourtant, qu'est ce qu'on avait insisté !).

Là dessus, nous repasserons au local pour faire le point entre nous et préparer la journée du lendemain.


Dimanche midi : contrairement à hier, il fait vraiment maussade mais c'est reparti !
Moins de monde à guider aujourd'hui mais plus de "guides" puisque nous serons accompagnés par Rocco, Bando, PasC7al et Gri-gri, tandis que Jacquouille, et Messire Schmitt tiendront la permanence durant l'après-midi.

Parmi les invités, un couple ayant gouté aux JNS la veille à Steinlein avec le CRSOA. Et puis, Maxime, un plongeur recruté via "plouf.be" ainsi que Jonathan, un proche de Marc. Enfin, Cécile, Maxime, Michel et Zoé, tous de notre entourage, allaient eux aussi pouvoir profiter de l'occasion pour descendre une fois avec papa et les copains.


Le scénario est le même que hier, à la variante près que, vu le nombre de cadres, une équipe de deux se consacrera en parallèle à un petit boulot de désobstruction, dirigé par PasC7al, le "percuté" de service.

L'objectif, une fissure ventilée laissant entrevoir une suite qui, sait-on jamais, pourrait permettre de rétablir une jonction entre la grande galerie et le réseau de diaclase. Un accu sera vidé et moultes cartouches explosées pour presqu'aboutir à nos fins.

A suivre...


Retour au local qui n'a pas désempli de toute l'après midi et où règne encore beaucoup d'animation autour du bar et ses savoureux "nœuds en huit".

Bilan de ces JNS 08 : en ce qui nous concerne, un enthousiasme mitigé dans la mesure où la visite de la veille n'a rien rapporté de plus qu'un guidage de scouts, avec bien évidemment la satisfaction d'avoir fait découvrir la Spéléo à des jeunes qui ne sont pas restés indifférents à la découverte du monde souterrain . Qui sait s'ils y reviendrons ?

La journée du dimanche correspondait plus à ce que nous attendions des JNS, à savoir la participation de personnes désireuses d'essayer la discipline. Dommage qu'elles se comptaient sur les doigts de la main. Faut dire que, préoccupés par bien d'autres choses, nous n'avions quasi rien fait au niveau régional pour promouvoir l'évènement, nous fiant surtout sur la publicité et un tapage médiatique à l'échelon national.

Malgré cela, il faut noter que Maxime est bien décidé à s'inscrire dans un club de Bruxelles (où il réside) et Jonathan est pret à rejoindre nos rangs sur le champs ! L'UBS devrait donc gagner deux membres...

On retiendra enfin toutes les synergies qu'a engendré la centralisation des activités au Chalet. En effet, visites d'amis et retrouvailles avec les anciens furent l'occasion d'échanges de vuesa utour de l'exposition, de mise en commun de connaissances et même de nouveaux projets, tout ça dans la bonne humeur. Que veut le peuple ?


Tous les clichés sont de JCL
(cliquez sur les images pour les agrandir)

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Jack