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dimanche 26 août 2018

Canyon ERREKALTIA


Nous somme le dimanche 22 juillet 2018, regroupés après le long voyage depuis la Belgique au camping de Sainte-Engrâce (Pays Basque) et à la veille de notre projet de traversée de la Pierre (Tête Sauvage- La Verna), petit échauffement programmé avant de rejoindre le massif du GER pour notre expédition annuelle..

Vu le temps libre dont nous disposons aujourd'hui, nous vient l'idée d'aller faire un p'tit canyon dans le coin. Course totalement improvisée mais on a ce qu'il faut pour la faire. On fouille un peu sur le net pour se trouver un objectif proche et qui ne demande pas trop de temps. Et coup de bol, un des membres du SC Toulon présent a le livre qu'il faut !ERREKALTIA qu'il s'appelle (le canyon, pas le gars !).


Hop, une petit photo de la fiche d'équipement concernée, quelques notes papier et nous voici en début d'après midi à laisser une voiture sur le parking (bourré de touristes) des gorges de Kakoueta et s'engager avec l'autre sur les hauteurs de la vallée à la recherche du départ de la marche d'approche du canyon dit "des gendarmes". Faute d'un descriptif de l'accès hyper précis comme il devrait l'être dans ce dédale de petites routes et chemin carrossables, on perd une bonne heure pour s'y rendre.


Enfilent alors leur combi les CCC (Christophe, Coline, Ced) et Jack, les autres Tom, Bobo, Pauline + Françoise) ayant préférer assurer pour demain en se contentant de la visite des gorges de Kakoueta, un peu bousculés malheureusement vu l'affluence. Il aura mieux valu qu'il privilégie la fin d'après midi, en venant à notre rencontre.




De notre côté, le temps de retrouver un peu les automatismes pour les rappels de cordes, tout se passera plus ou moins bien, les cascades plus ou moins longues se succédant dans un beau décor vertical qui nous fera dire qu'on devrait en faire plus souvent ! Guère de difficultés, sinon un peu de talonnement dans la grande verticale où un relais exigû se doit d'être absolument utilisé. Sinon, pas trop d'eau et pas trop peu, juste le débit idéal pour bien en profiter.


Et c'est ainsi que nous déboucherons vers 18h  juste en amont du parcours aménagé de Kakouetta. L'occasion ainsi de s'engager dans la grotte aux Lacs jusqu'au siphon et de faire les gorges avec les derniers visiteurs pour rejoindre la bagnole et aller recherche l'autre.



Grotte au Jack



mardi 16 juin 2009

Techniques Canyon



Ce dimanche 14 juin 09, l'UBS organisait une formation axée sur les techniques spécifiques au canyoning à la R.A.C. S'étaient déplacés pour écouter le sauvage moniteur Boulon : Simon (le dernier des Spit Ath...), Arnaud (CRSL) et le trio C7 Bando, NicoW et Jack.

Pour commencer, présentation de tout l'attirail du parfait petit canyoneur, du mato collectif (cordes et marquage) et perso; de quoi déjà bien se rendre compte que même si on a pu parler à l'époque de spéléo au soleil, il faut réaliser que la discipline est bien différente.

Après s'être attarder sur la préparation d'une course sous tous ses aspects, place aux techniques proprement dites, Boulon insistant sur le fait qu'il faut "switcher", oublier les T.S.A. !

De fait, plus de noeuds en bout de corde ! Et il est même conseillé de ne pas fermer la virole du moustif du descendeur.... Pas question d'un Stop, on ne jure ici que par le Huit et le Pyrana. Tout ça pour ne pas, on l'imagine bien, se retrouver coincé dans le bouillon en bas d'une cascade...

Les premières manips consistent donc à utiliser cette quinquaille , à faire des clés de blocage. Vite assimilées, nous passons ensuite à une autre notion importante : le rappel débrayage, très attirailimportant pour faire face à différentes situations que je ne décrirai pas ici. On reverra aussi le miraculeux noeud de coeur (pour remonter), les auto-moulinettes et bien-sûr les rappels proprement dit, l'équipement des relais, le dégagement au bas d'une cascade, le jeté d'une ligne de vie.

Et pour finir, les sauts... Toujours facultatifs qu'il a dit Boulon !!!Un peu pressés, Bando et moi nous abstiendrons de nous lancer du porche. Mais Simon, Nico et Arnaud y prendrons goût !

Bien que j'ai des remarques à formuler( voir ci-dessous), nous étions tous ravis d'avoir suivi cette "mise à niveau" très utile. Personnelement, si même j'ai une certaine expérience de ce qu'on avait failli appeler à l'époque le "gargantisme", elle date et il faut le reconnaître, ça a évolué quand même en bien.

Merci à Didier de nous avoir fait partager son expérience à la matière. Il mérite bien son "niveau 2" et même le titre de moniteur canyon ;-)





Pour en revenir sur les techniques utilisées, j'ai beacupoup réfléchi et j'ai quand même du mal à accepter qu'on puisse se lancer, avec un seul descendeur en huit, sur une corde (souvent en simple pour les premiers), sans que celle ci n'atteigne le sol (l'exemple d'une grande cascade nécéssitant un relais en pleine paroi), sans noeud en bout de corde. Imaginez que pour une raison quelconque, le type lache la corde... ou qu'il ne se rende pas compte qu'il arrive en bout de corde...

Quand je pense que les grimpeurs utilisent un shunt, un machard, que les spéléos prennent toutes les précautions pour éviter ça, alors qu'ils n'ont pas nécessairement l'eau qui leur tombe dessus..., comment peux-on admettre ça ? La réponse : "c'est ça la descente en canyon (je parle de ceux où il y a de l'engagement) ne me convient pas. Le risque exite en spéléo verticale aussi direz-vous mais à ça près qu'on fractionne, que les clés d'arrêt sont plus facile sà faire, qu'il existe le stop.

A part au bas des cascades où il faut absolument pouvoir se dégager sans contrainte, je trouve qu'il devrait y avoir des méthodes pour minimiser les risque encourus. Par exemple, une fois le premier en place à un relais, s'il reste du vide à descendre, il devrait à chaque fois fractionner sur l'amarrage. Pas sûr que les canyoneurs le fassent systématiquement s'il n'y a pas de pendule ? Idem pour le dernier équipier même s'il descend en double.

Bon, m'en vais potasser un peu la littérature à ce sujet, il y a peut-être d'autres couillons comme moi qui s'en sont finalement inquiété ;-)
Et puis, il faudrait que j'essaye de relister les canyons que j'ai fait. Mais surtout s'y remettre !


mercredi 13 mai 2009

Ain, que c'est bien les grottes et les canyons !


CR de sortie dans le Jura français du 1-2-3 Mai 2009

Participants : NicoW, Greg, Pascal V. et Christophe

Le départ :

C’est dans la nuit du jeudi au vendredi que nous arrivons à St-Claude. Nous tombons sur un contrôle douanier où nous nous voyons déjà victime d’une fouille en règle mais heureusement on peut encore trouver des gens raisonnables, même à la douane française. C’est au volant de son 4x4 flambant neuf que Pascal s’engage sur la piste décrite par Wim, un ami spéléo flamand de Jack, émigré dans l'Ain et qui sera notre hôte. Nous espérions au début arriver jusque la cabane où nous devons loger mais le chemin ayant souffert de nombreuses années d’abandon nous oblige à nous arrêter à 15 minutes de la bâtisse. Un repérage à pied pour vérifier si ne nous nous étions pas trompé de chemin et nous revenons avec Wim qui ne nous espérait plus. Le matériel minimum embarqué, nous repartons vers la maison pour dormir enfin.

Le programme du lendemain était simple : spéléo, spéléo, spéléo, …

Christophe n’ayant plus vraiment rien fait depuis un moment est vraiment « bien content que ses camarades soient venus » :o)


Dès le réveil, après un bon café et un peu de rangement, nous voilà parti pour la Caborne de Menouille.

Nous tournons un peu pour retrouver l’entrée de la grotte. Le descriptif était pourtant clair : « prendre la veille route vers Cernon et après le réservoir prendre un petit chemin à droite ». Évidemment, nous avons pris la nouvelle route et interprété réservoir par le bassin de retenue du barrage de Vouglans. Comme quoi il faut toujours bien lire le descriptif car ici comme chez nous, une route ou une borne peuvent changer de place.

Petit surprise : la grotte est équipée d’une barrière cadenassée... Un panneau nous informe qu’il faut avertir de toute visite le conseiller technique du CDS Jura. Faute d’autre objectif, nous décidons de

passer la barrière en escaladant un éboulis qui la rend totalement obsolète.

La visite est très intéressante, moins par son aspect esthétique ou ses volumes qui n’ont rien d’exceptionnels, mais plus par son aspect sportif. Cela nous permet de constater que nos deux nouveaux compères, Nicolas et Grégory, se débrouillent déjà très bien en progression. Ils ont le pied spéléo nos amis (on est très content qu’ils soient venus !). Cette sortie nous a permis de nous essayer à la photo souterraine en progression et le résultat est encourageant pour une première. Une partie amus

ante aura été l’équipement d’une vire un peu aérienne pour atteindre un P40 (nommé P60 dans la topo) qui nous amène en plein pot© sur un lac arrosé par la chute de la rivière Frachon. Une boucle est possible à partir d’ici en passant par le réseau inférieur pour revenir à 230 mètres de l’entrée. Pour ça nous avons besoin de 20 mètres de corde que nous n’avons pas prévue pour équiper une main courante et franchir une escalade délicate au dessus du lac. Nous y renonçons donc et nous sortons.


Nous aurons parcouru quasi l’intégralité du trou. Seule une partie du réseau ouest (sans intérêt dans le descriptif) et le chemin de croix (un nom peu engageant) n’ont pas rencontrés nos faveurs. TPST : 7h30.


De retour chez Wim, nous partageons une très bonne soirée de discussions autour d’un copieux. barbeque. Comme d’habitude, nous irons nous coucher trop tard et nous lever trop tôt pour une journée de canyon qui s’annonce superbe.


Nous avons jeté notre dévolu sur le canyon de Pissevieille tout proche de Saint-Claude. Arrivés au terminus du canyon sur les rives de la Bienne, nous nous équipons rapidement et c’est dans des tenues décontractées (photos censurées) que nous entamons une marche d’approche soutenue de 45 minutes sur les pentes abruptes qui nous mène au départ du canyon.


Au sommet, nous rencontrerons un club spéléo dijonnais venu comme nous s’adonner aux joies du canyon. Tantôt devant, tantôt derrière, nous descendons ensemble le cours du ruisseau. C’est une très belle descente que nous réalisons sous le soleil malgré un départ arrosé par la grêle et animée par moment de quelques coups de tonnerre.


Superbe descente agrémentée par un R25 et des sauts de 8m dans une vasque profonde. L’apothéose aurait dû être un R55 final mais une descente incontrôlée de Christophe dans un ressaut de 8m mètres nous fait finalement renoncer à ce projet et prendre l’échappatoire du petit pont. On en est quitte pour 25 ans de plus pour le cœur de Pascal et quelques contusions pour Christophe.....

TPTT* : 5h30

(*TPTT : Temps Passé Tout Trempé)


Sur le chemin qui nous ramène à Montavoix ,nous croisons Wim qui rentre chez lui en nous laissant le

soin du refuge. C’est avec la certitude que nous reviendrons le voir que nous le saluons. Pour cette dernière soirée nous nous restaurons autour d’un bon feu sous un ciel dégagé, une lune brillante et des étoiles scintillantes. Un petit morceau de paradis en somme.


Nous voilà dimanche, jour du retour. On remballe, on range, on brosse et nous sommes prêt pour le départ. Avant de descendre à la voiture, nous décidons d’aller voir la fameuse cascade de la Queue de Cheval où le Dard se jette de 67 mètres. Nous le quittons en nous jurant d’y revenir non sans une petite appréhension tout de même.



En route vers la maison :

La route et le moral sont bons. Christophe et Nico s’endorment brusquement à l’arrière. Pascal est au volant, Greg en co-pilote est responsable du ravitaillement en cococolo du chauffeur. Le retour est ponctué de quelques réflexions sur les choix musicaux de chacun (mais surtout du pilote) dans une ambiance bon enfant. En tout cas, on est bien content d’être venus !


Une pensée particulière à Jack et Marc qui ont dû renoncer au dernier moment à nous accompagner.


NB : tout le monde avait un APN lors de ce séjour, ce qui fait après un tri une centaine de clichés qui mériteraient un diaporama.

Et même que Greg à filmé à l'aide d'une petite caméra fixée sur son casque. Vous pouvez visionner sur You Tube son montage vidéo


mardi 14 avril 2009

A l'eau Les Calcaires


Ma combi toujours trempée d'un petit raid en kayak de mer le long des falaises d'Etretat (Normandie), je la renfilais ce dimanche 12 avril matin pour participer en cie de Gri-Gri à une intéressante activité organisée par le SC Les Calcaires. A la veille de leur départ pour un camp canyon dans l'Ain, Jeppee et Jack (Delmotte), avaient concocté un petit programme à leurs ouailles pour les familiariser avec l'eau vive et leur inculquer les bases techniques minimum de la discipline.


Le RDV avait lieu au Mava Club à Angleur (école de kayak) où équipé de néo, de gilet et du baudard, nous avons pu sous les conseils de Thomas -pro de l'eau vive- nous taper au jus (plusieurs m3) et tenter d'utiliser au mieux la force de l'eau pour s'en sortir en profitant par exemple des contrecourants, en faisant de jeter de cordes de secours, en prenant bien sa respiration avant de s'enfoncer dans les remouds. Une bonne idée pour apprendre à gérer les mauvaises surprises qui pourraient survenir en canyonning.


Après quoi, nous avons pris un peu de hauteur pour tester du pont le "couper de corde", technique qui pourrait s'avérer nécessaire dans certaine situation critique. Et si ça devait malheureusement arriver, il est n'est pas temps d'improviser. Le couteau doit être à portée de mains (des deux...) et on tranche la corde en écartant bien la lame du corps ! Ici, nous étions pour le fun à +/- 5m de haut.

Voir le clip vidéo de Thomas sur You Tube

Après ce rafraichissement, une petite pita dans le corps avalée sur la place de Tilff, nous sommes passés à Ste Anne pour une révision des noeuds de bases, l'utilisation du huit et les rappels débrayables. Autant de techniques particulières qui n'existaient pas à l'époque où, jeunes fous que nous étions, nous pratiquions ce qui n'était encore qualifié que de "spéléo en plein air", dans des gorges ou canyons non équipés comme Holçarté, les Ecouges, etc. Avec on s'en doute le lot de sales blagues et moments "chauds" mais heureusement sans accidents. Le canyonning est une activité qui comporte des risques. Un entrainement tel que celui réalisé aujourd'hui m'a permis de me remettre un peu à jour. Merci les gars et merci aussi à Mimi, Franboul, Thomas et les autres pour leur agréable compagnie. Reste à potasser un peu le manuel technique et mettre ça en pratique au plus vite. Lors du week-end du 1er mai par exemple !


jack