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dimanche 27 décembre 2020

Embûche de Noël

 
 
 
Ayant renoncé à aller au fond de Sécheval ce samedi 26/12, Pauline, Bobo et Jack, rejoints par Cédric, se sont repliés sur une courte ballade aqualienne en vue de faire connaissance avec la dalle d'escalade de la Flibuste et ensuite aller prendre les mesures des portes du Labo et du Hibou à Dieupart en vue de futures réfections.
 
Et pour terminer : on s'est sacrifié pour finir, sur le pouce, des restes de bûches de Noël made by Paupau !

 





mardi 17 décembre 2019

Parcours Orientation Boudin de Noël


Il est de coutume fin d'année au C7lub d'organiser un souper "boudin de Noël", avec au préalable une activité pour tous, question de se mettre en appétit et bien profiter de la chaleur de notre local Le Chalet, de son bar et d'une ambiance musicale.

Cette année, notre éminent président Robert De Terre s'est fait plaisir en essayant de nous perdre ! Et pas loin de chez nous ... en nous organisant le samedi 14 décembre après midi un parcours d'orientation à Aywaille, et plus précisément sur Dieupart, donnant ainsi l'occasion à ceux qui ne connaissent pas ou pas bien ce secteur de découvrir les phénomènes karstiques qui s'y cachent.

Les Tartines de Dieupart

Ainsi, le long de son parcours préparé avec minutie, se succédaient sur plus ou moins 2.5 km grottes, abris, puits, résurgence, trou, rocher, falaise et même une via ferrata. Des arbres remarquables aussi, sans oublier les ronces ! Tout ça donc en tenue spéléo, road book et indispensable boussole en main, à la recherche de balises à trouver et autres énigmes à résoudre pour avancer.

Entrée de la Grotte du Laboratoire (@JC London)

En résumé, au départ de la carrière de Dieupart, nous avons visité la grotte du Laboratoire, cavité modeste mais qui a accueilli à l'époque une série d'aquarium (parfois artificiel), l'idée étant de faire un élevage de cavernicoles, avec installation de l'électricité pour l'éclairage et autres mesures (?)


Grotte du Laboratoire, aménagement @JC London

De là, nous avons alors emprunté la via ferrata suivant une strate verticale de la carrière, nous amenant ainsi jusqu'à un point de vue admirable sur les "tartines de Dieupart". Petit crapahut pour traverser les plateau et redescendre sur la grotte du Hibou qui dans les années 70 avait servi d'expérience hors du temps à Gaston Lagasse (100h je pense). 

Grotte du Hibou, la Sainte Gadoue @JC  London

La suite nous fit passer sur un ancien chantier du club, une fissure en contrehaut de la résurgence de Dieu le Père, sortie des eaux qui s'engouffrent au chantoir de Kin. Vint alors la grosse difficulté du parcours, à savoir trouver sur la colline en face un puits dénonmé "Croix d'Argile", niché dans une tranché. P15 environ, entièrement déblayé par les anciens du SC d'Aywaille (Guy Robert, A. Modave et surement beaucoup d'autres que je n'ai pas connu). Un boulot de fou, rendu difficile par l'argile forcément mais aussi le peu de ventilation au fond. Des dizaines de mètres cubes sortis de là ! Par chance pour nous, c'était sec et bien aéré. Robs ayant équipé au préalable l'obstacle, il était évidemment question de toucher le fond avant de pouvoir poursuivre, dans la nuit et sous la pluie, jusqu'aux ruines du château du Vieux Jardin, non sans avoir fait connaissance avec le troglodyte mignon ! Et enfin redescendre sur la grotte du docteur Thiry (éminent chercheur aqualien) pour fermer la boucle et aller se réfugier au local pour se délecter de la soupe maison, du boudin artisanal de Mathieu, des fromages et bières spéciales, sans oublier le clou du repas, l'incontournable mousse au chocolat de Pauline !

A l'entrée de la Croix d'Argile @JC London

Merci à Robs pour cette superbe ballade, à toutes celles et ceux qui se sont mouillés, que ce soit sur le terrain ou pour faire ce de repas une belle fête !

Pour quelques photos supplémentaires du parcours que j'ai réalisé en cie de mon binôme Messire Schmitt



Jack 12/2019

mercredi 7 avril 2010

Un p'Hibou d'désob...


Le Trou du Hibou (Dieupart/Aywaille) fait partie des grottes de la région dont notre Club possède la gestion. La cavité fermée par nos soins reste accessible sous certaines conditions édictées par le propriétaire des lieux et à qui nous avons des comptes à rendre. Les demandes de visite doivent donc impérativement passer par notre intermédiaire, comme stipulé d'ailleurs sur la page internet de la Commission Protection et Accès de l'UBS.

La grotte développe quelques 220 m. La progression souvent étroite, voire très étroite, est à dominance horizontale même si en fin de compte, elle accuse une dénivellation de 30 m.

Les plus âges d'entre nous se souviendront que la grotte du Hibou fut le théâtre d'une opération "hors du temps". Joseph Lagasse (membre de ce qui s'appelait à l'époque Spéléo Club d'Aywaille) avait passé là 100 heures d'affilée sous terre. Un TPST somme toute assez banal de nos jours mais qui en 1974 avait décroché la chronique ! J'avais 16 ans à ce temps là, je découvrais la spéléo et j'avais suivi avec beaucoup d'intérêt cette aventure hors du commun pour l'époque, même si c'était loin de ce que faisait Michel Siffre sous le Marguareis.


Bien plus tard, c'est aussi à la grotte du Hibou que le CASA et Continent 7 ont unis leur destinée pour fusionner en un seul club : le club aqualien de spéléo et d'alpinisme Continent 7 (excusez du peu...)

Hormis quelques rares incursions, il a fallu que nous soyons alertés il y a quelques mois par le propriétaire ayant surpris des spéléos venus visités le trou en pirates pour que nous remettions les pieds au Hibou. En fait, ils s'étaient ménager un accès à travers le mur de protection. L es grosses gelées terminées, c'est Robert T. et Gri Gri qui courageusement amèneront sur place les matériaux nécessaires pour fortifier le mur en question et remettre un nouveau cadenas.

Je me suis repenché à cette occasion sur les topos existantes et plus particulièrement sur celle levée en 1972 par Jean Godissart et Victor Courtois (à mon sens la plus représentative en plan mais perfectible),. M'apparut alors comme un coup de poing dans l'œil l'unique galerie allant vers le Sud, vers Kin... Courte mais visiblement plus large que tout le reste de la grotte et se terminant sur une trémie. Fallait que j'aille voir ça.
C'est en compagnie des deux "maçons" précités que je m'y rend le 25 mars 2010, béni par notre vénérable vétéran André, gardien des lieux dont la modeste demeure se trouve à un jet de pierres du trou ,mais aussi sous la bienveillance de notre bien aimée Ste Gadoue, patronne des spéléos qui pose pour la photo ;-)
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La diaclase "Armand" en question se situe au bas de l'étroiture "Jacques", petite verticale en colimaçon et qui perce la paroi gauche de la salle "Joseph". Originaux ces noms de baptème figurant sur les deux topos que je qualifierai de sommaire de J. Dubois (1969-1970). Large de 2m50, haute de 5 à 6m, elle  remonte en plein dans le pendage très prononcé jusque dans une trémie qui a eu raison de l'opiniâtreté de nos anciens. Sur place avec la foreuse et nos pailles améliorées, nous décidons après avoir tout fouiller dans cet amas de blocs de tenter notre chance en prenant la trémie à mi hauteur. Fin de la séance faute de temps sur un coude laissant entrevoir un espace pénétrable.


Mardi 05/04/2010, je profite d'une ballade en cie de Françoise sur le vallon reliant Kin à  la résurgence de Dieu-le-Père , pour donner rdv à Gri-Gri en soirée à Dieupart. Une paire d'heure dans la grotte nous suffira pour aller casser le vilain coude et malheureusement retomber dans une partie connue de ce p***** d'éboulis. Au moins, on aura essayé..
Seul un perthuis s'ouvrant dans le plafond de la galerie (à gauche)s rait à voir (ou revoir car c'est peut-être la cheminée "Marcel", les topos sont  assez contradictoires et imprécises à ce niveau). Mato d'escalade indispensable. Mais je pense finalement que tout cet axe tend à rejoindre la surface.


Sortie en fouillant le fond des profondes diaclases étroites qui transpercent la galerie d'accès horizontale. L'une d'elle me semble particulièrement intéressante car obstruée par des blocs avec vue sur 2 à 3m, toujours presque à la verticale. Un chantier pas vraiment commode (*) mais qui mériterait qu'on s'y attarde un peu. Il faut savoir que la résurgence n'est pas très loin (60m en X, 10m en Y et 20m en Z à en croire les coordonnées). Peut-être il y-a-t-il là l'accès au ruisseau souterrain venant de Kin ? A revoir...
JCL
(*) En n existe-t-il seulement encore en Belgique :-(


Samedi 10/04/2010, rendez-vous improvisé en dernière minute par Jack au Fond de Kin; avec Nico qui découvre les lieux, avec le p'tit Robert toujours prêt à mettre la main à la pâte, avec Gri-gri et son mato, avec Jacquouille, Robs et Mathieu de passage, avec André sur place. L'objectif : consacrer la paire d'heures précédent la permanence à un lifting de la porte de la grotte du Hibou + petit aménagement de la "tranchée 14-18" (en référence à la largeur moyenne de la diaclase en question, exprimée en centimètres) en vue de travaux ultérieurs.



Un bon coup de peinture antirouille, un petit coup de lime et voici la porte de nouveau opérationnelle pour de longues années.