Affichage des articles dont le libellé est Adzeux (chantoir d'). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Adzeux (chantoir d'). Afficher tous les articles

vendredi 2 juin 2023

Adseux et Secheval en prime

Notre incursion avec Gaëtan et Aleks au Rouge Thier ce 26/05/2023 quelque peu raccourcie par la force des choses,  nous avons basculé sur deux autres sites, avec le même objectif : photo !

Le premier, tout proche, était le chantoir d'Adseux, un de ceux les plus en amont du système. Ici encore, avec l'accord préalable du propriétaire avec qui nous entretenons de bonnes relations. 


Ambiance presque tropicale dans vallon d'accès où la végétation règne en maître, avec toujours en place les séquelles de la méga crue, à savoir d'immenses arbres couchés. A terme, ceux ci finiront pas être un problème si ils finissent en morceaux dans la grotte ! Le ruisseau est je suppose communal et il serait donc du ressort des autorités locales de faire le nécessaire pour purger tout ça.... 

Je pense que CWEPSS, CR Amblève et nous les spéléos UBS/C7 devrions les interpeller à ce sujet, l'intérêt de tous étant que le chantoir puisse absorber au mieux les futures crues. En embarquant aussi le moins de crasses possibles car force est de constater que Chantoirs rime avec dépotoirs ! Mais tout ça n'est pas nouveau ...

Pour cette séance, nous nous contentons de quelques photos, dont celle du porche d'entrée, difficile à "croquer" et une dans la belle grande diaclase principal non loin de l'entrée.


Ayant encore un peu de temps, nous finirons la journée par un passage au chantoir de Sécheval où la aussi GRZ a mis son expérience à profit pour sortir une photo inédite de la zone d'entrée. On verra le résultat en temps voulu ;-)

CR Jack, photos Aleks



samedi 30 juillet 2022

Quand Adzeux rime avec CO2

Vendredi 29/07/2022, Raphaël à congé et me sollicite pour faire quelque chose. Bobo sait se libérer l'après midi. Alors, je me dis que la sécheresse prononcée étant, c'est le moment d'aller au Chantoire d'Adzeux et descendre jusqu'au fond qui n'a plus vu personne depuis des lustres.


Au passage, nous prenons de quoi équiper les deux ressauts qui entravent la progression du long méandre tantôt large et haut, tantot large et étroit, ou encore bas et étroit, quand ce n'est pas tortueux et ch***t ! Y progresser avec son matos perso n'est pas l'idéal; trainer des cordes à chaque fois n'aide pas; les laisser en place, c'est comme en attestent les vieilles toujours là, les exposer aux crues qui ravagent tout. Alors, vu que ce sont de courts obstacles, limite franchissables en escalade, pour aider et passer en sécurité,  nous optons pour y placer quelques barreaux style via ferrata, à ça prêt que nous ne les collons pas. Ils restent donc amovibles une fois qu'on en aura fini avec nos travaux, notamment la poursuite de la topo reprise dernièrement.

Bobo s'occupant de ça, à renfort de la foreuse, Raphael et moi pointons le fond, du moins ce qui semble correspondre à ce qui figure sur les plans existants, avec l'intention de désober si possible mais avant tout voir si les crues de ces dernières années et surtout celle de juillet 2021 n'auraient pas ouvert le passage. 

On doit rapidement déchanter car au delà de la boucle ventilée de la grande diaclase et de notre nouveau réseau, en aval donc, nous commençons rapidement à perdre notre souffle. Au delà d'un passage bas qui il y a quelques fois nous avait arrêté car en partie colmaté mais aujourd'hui ouvert, nous sommes de plus en plus essoufflés. Après une progression dans une galerie bien dessinée, apparait ce qui semble correspondre au fond connu. Au sol, à gauche et à angle droit, un boyau oblique encombré de galets et sédiments, plongeant sur 4 à 5 m. En s'y engageant, le cœur battant la chamade, on s'aperçoit que le fond et une petit vasque siphonnante sur laquelle flotte d'ailleurs un ballon. En face par contre un petit soupirail qui laisse entrevoir un élargissement un peu en hauteur. Tant bien que mal tellement le moindre effort du au manque d'oxygène se fait sentir, on ouvre le passage très ponctuel. La haut, un genre de cheminée et un boyau qui continue mais vite colmaté. Cependant, tenter une désob vaudrait la peine. Sauf qu'aujourd'hui, avec un taux de CO2 pareil, c'est impossible. D'ailleurs, les 15 minutes passés là sont déjà une quart d'heure de trop, il nous faudra bien tout pour nous "ravoir" revenus là où il y a de l'air frais...

Question de montrer à mes deux comparses le nouveau réseau découvert au printemps, qui permet de faire un circuit, je leur propose de remonter par là et sortir via l'abominable "siphon", ayant l'espoir qu'il soit resté ouvert. Le parcours est tout aussi sportif que celui de l'aller, d'autant qu'on a un kit chacun.

Après étroitures, oppo, ressaut, escalade, ramping sur une centaine de mètres, nous voici devant l'obstacle. Pas de bol, il s'est en partie refermé... Mais en grattant, Raphaël parvient à franchir ce passage bas tortueux et technique, vraiment à l'arraché vu sa corpulence, pour se frayer un chemin dans le laminoir remontant. Tout ça en labourant derrière lui, ce qui m'oblige aussi à me ménager un espace suffisant pour le rejoindre, en veillant à tirer une corde derrière moi à laquelle Bobo a ensuite accroché les kits qu'on a pu alors tirer, avec lui derrière. 

Ouf, il s'en est fallu de peu pour que nous soyons obligés de rebrousser chemin pour refaire tout le cheminement dans l'autre sens.

De l'intérêt donc d'essayer d'ouvrir un shunt qui semble exister au départ de galeries supérieures ventilées de part et d'autre. La reprise de la topo de ce secteur devrait pouvoir nous indiquer où exactement. Ca veut dire qu'il faudra y retourner.


Au final, une sortie fatigante de 4h30 et des objectifs atteints.

Jack


dimanche 27 mars 2022

Du neuf au Chantoir d'Adzeux


Samedi 26 mars 2022 , une date pas comme les autres en ce qui me concerne.

A peine rentré du Mexique Greg Ziant m'avait contacté pour retourner au Chantoir d'Adzeux. Après y être allés voir avec Pascal Verkenne il y a peu de temps comment avait évolué le réseau "amont" proche de l'entrée, il était impatient d'aller revoir une galerie que nous avions retrouvée l'an dernier derrière une zone qui lors de crues siphonne.

Or, avec le beau temps sec de ces derniers temps, malgré que nous l'ayons vu l'hiver bouchée jusqu'à la gueule, celle-ci était sur le point de se désamorcer. Le temps était venu de repasser ce siphon à sec, quitte à devoir désobstruer, et forcer l'étroiture au delà pour voir la suite qui nous semble être représentée sur le plan, avec quelques pointillés qu'on tenait à revoir, les explos datant des années '70, il y a un demi siècle...

Il faut savoir, qu'entretemps, nos deux compères avaient réouvert l'entrée sup, ceci dans un soucis de sécurité en cas de mise en charge de la zone d'entrée (cas vécu).

Peu d'autre amateur libre malheureusement, mais il fallait profiter de l'étiage. Nous sommes finalement 3 avec Cédric Sougnez à faire dos au soleil pour nous engager dans le trou. Avec l'autorisation du propriétaire, je tiens à le préciser car c'est sur terrain privé.

Nous devrons pas gratter longtemps pour franchir le point bas du siphon. Ca reste cependant du ramping, si pas sévère, en tout cas très inconfortable et tordu au possible. Surprenant que ce boyau long de près de 10 m se soit vidé de la sorte, après l'avoir vu plein à raz-bord d'eau mais aussi de galets...

Derrière, encore une petite dizaine de mètres et c'est l'étroiture sur laquelle Greg avait buté l'an dernier. Je la teste et en forçant un peu, je passe. Rassuré (il a pris du bide l'animal !), il suit aussi sans problème, tout comme Cédric. Avant toute chose, au marteau et pied de biche, on aménage le passage qui devient une formalité.

Ici, c'est nettement plus large. Un réseau supérieur démarre ici par deux courtes escalades dans la boue, avec grosses traces de mise en charge. On débouche alors sur de belles diaclases et un parcours complexe que le topo simpliste est loin de bien représenter ! Assurément, il se dirige vers la surface, parcouru d'ailleurs par un léger courant d'air, avec arrêt sur éboulis et aussi des racines.

Après avoir bien torché toutes les possibilités, dont certaines bien engagées, nous revenons vers l'aval où, contrairement au dessin de la topo, il y a bel et bien une suite, légèrement active, avec d'ailleurs quelques passages (très) bas occupés par une vasque où croupissent quelques sangsues;
Rapidement franchies, nous débouchons dans une diaclase de bonne dimensions à la progression très agréable, avec rapidement comme on s'y attendait l'arrivée à gauche du ruisseau qui se perd à l'entrée dans une interstrate noyée.

La progression est relativement facile et au fur et à mesure, nous perdons de la dénivellé. La configuration ressemble à la grande diaclase principale connue mais on a beau un moment en douter, c'est bel et bien de la première que nous faisons là ! Les dizaines de mètres s'enchainent. On aimerait évidemment que ça dure. A chaque virage ou obstacle, ça continue.

Jusqu'à ce que j'aperçoive dans un coude un bout de corde à nœud..... Comme on pouvait s'y attendre, et si même on aurait pu espérer partir dans une diaclase parallèle à celle du fond, nous avons rejoint le réseau connu, là où justement on retrouvait d'habitude en conditions normale le ruisseau qui sortait d'un laminoir noyé.

Tant qu'à être là, nous allons jusqu'au ressaut suivant. Un bout de corde installé, Cédric poussera encore un peu plus loin pour voir le terminus connu. Il butera ainsi sur une nappe d'eau plus ou moins siphonnante. Difficile de dire où ça se situe sur la topo car il existe plusieurs versions, avec divers courts prolongements. On y retournera pour voir comment ça a évolué avec le temps.

La conclusion de tout ça, c'est qu'il y aura de la topo à faire, si pas à refaire complètement.
En tout cas, avec au minimum "64" m de première en guise de bougies, c'était un beau cadeau d'anniversaire ! Merci les copains

En annexe, une des topos les plus représentative, avec en bleu le bouclage réalisé (en simplifié, probablement plus complexe que ça). Si on peut s'y fier, voici donc une centaine de mètres qui viennent s'ajouter au développement. Comme quoi, il y a toujours du potentiel de découverte près de chez nous !
Jack