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mercredi 23 mai 2012

U-GPS au Chalet


C'était un projet qui tenait à cœur de notre Jacquouille présidentiel que d'emmener à la Grotte du Chalet une balise derrière S3 pour tenter de géolocaliser en surface avec un maximum de précision possible la salle Thiry. 

Deux raisons motivaient l'idée de mettre sur pied une telle expérience. La première : vérifier l'exactitude de la topographie et le cas échéant pouvoir la recaler correctement. On sait combien faire des levés sous l'eau peuvent s'avérer difficiles et par là même imprécis, surtout dans les conditions délicates rencontrées dans les siphons du chalet. La seconde : pouvoir situer à l'extérieur le point à l'aplomb de la salle, disons préventivement.

Pour mener à bien cette expérience, il fallait réunir d'abord l'appareil sophistiqué capable de faire ces mesures pour le moins particulières, quelqu'un sachant s'en servir et interpréter les résultats et puis une équipe de plongeur initiés pour mettre l'émetteur en  place comme il se doit.

Tout ça mit du temps à mûrir, d'autant qu'il y avait le délicat problème de faire passer le matériel fragile et coûteux par 18m de fond au delà de 100 m de siphon et puis le ramener intact.



L'émetteur UGPS, son antenne et l'équipe de techniciens
C'est finalement sous l'impulsion de Jean Luc Caron, collègue du nord de la France, que l'activité allait pouvoir prendre forme. Connaissant bien les premiers siphons qu'il avait pu apprivoiser petit à petit ces derniers temps, il s'est fait fort de dégotter une housse étanche et d'impliquer ses amis possédant un précieux UGPS. Pas très chaud dans un premier temps, Nicolas H finit pas se décider à être le deuxième larron sous l'eau.


Une date déterminée, tout s’enchaîna très vite. Le RDV est donné le samedi 17 mars 2012 en soirée au Chalet pour accueillir les amis français autour d'une bonne table, avant d'organiser la sortie du lendemain. Nous recevons aussi des mains de Benoît L. un Nicola (au lieu de deux, son petit frère ayant fugué.. *.) aimablement mis à notre disposition par l'UBS que nous remercions au passage. Ce téléphone TPS servira à mettre les plongeurs en contact avec l'équipe de surface pendant la mise en place de la balise.

Nicolas au Nicola en post siphon
L'antenne, de niveau, et l'émetteur UGPS
Dimanche 18/03 au matin, les équipiers de surface monte sur la colline pour localiser au GPS l'endroit supposé être à l'aplomb de la salle Thiry que les plongeurs atteignent sans encombre. Grâce au second Nicola des français, la communication est établie rapidement et est excellente. Suivant les instructions données, la balise est déployée sans trop de problème. Malgré ça, aucun signal digne de ce nom n'est capté par le récepteur en surface. La responsable est vite trouvée : la ligne à haute tension toute proche. Quelques essais dans des configurations différentes n'y font rien. Inutile d'insister, c'est le fiasco !


La seule consolation sera d'avoir pu établir facilement une bonne liaison téléphonique, ce qui en matière de sécurité est déjà une bonne nouvelle. Nous pouvons aussi nous réjouir d'avoir pu passer sans encombres les milliers d'euros d'électronique post siphon et les mettre en œuvre ! Une première du genre quand même, en Belgique du moins.


A refaire à l'occasion en essayant cette fois d'établir une liaison de la "cloche" entre S2 - S3 et le petit  lac au fond de la galerie aérienne.

 
Merci à Vig d'avoir assuré le reportage photos, à Pascal S, à Stéphane et à Laurence d'avoir assister nos amis français dont j'aimerais connaître au moins les prénoms ;-) Merci à eux d'avoir fait le déplacement ! JCL



(*) Rassurez-vous, on l'a retrouvé ! Mais nous avons été fort inquiet pour lui.


samedi 16 juillet 2011

Fil d'Ariane à Sainte-Anne , la suite


Ce samedi 2 Juillet, nous espérions être 8, ne fut ce que pour le portage du matériel de plongée, mais les circonstances firent que nous ne nous retrouvâmes qu'à 4  : Albert Briffoz, Nico Hecq, Cris Gilbert et moi-même.  
Le rendez-vous était donné a Tilff sur le parking, à 13h00. Objectif de la sortie : sécurisation du siphon de St-Anne par Nico.

Préparation du matériel,enfilage de combinaison.... une fois prêts, direction l'entrée de la grotte. Allons y !

Nous entamons notre marche sous terre, celle ci est soutenue et nous ménagont une pause dans la rivière afin d'éviter une surchauffe pour Nico qui porte sa combinaison en néoprène de 7mm.

Arrivés au siphon celui-ci prendra plus de 20 minutes pour se préparer a la plongée. Moi et Christophe avons hâte de partir à la découverte de la grotte,c'est une première pour nous. On s'échappe!
Il ne nous est cependant pas permis de nous aventurer trop loin car nous ne disposons que de de 3/4 d'heure avant le retour de Nico.

Arrivés au Pas de la Mort ,qui est le point de jonction du niveau superieur vers le niveau inferieur, lit de la rivière souterraine, Christophe et moi rencontrons Enriquè qui effectue un guidage pour l'UBS.
Nous restons avec lui jusqu'au passage de la Boite aux Lettres, pour ensuite faire demi-tour pour rejoindre Nico et Albert au siphon.

Nico est en plongée depuis 40 minutes... tout a coup,un léger bruit de remous attire notre attention et nous apercevrons les lumières de son casque.
Malgré sa combi, il semble avoir froid....
Il faut dire que pendant près de la moitié de sa plongée, il a du rester immobile, attendant la dispersion et la redéposition des particules de sable et de sédiments soulevés à chaque mouvements pour poursuivre le travail. De quoi être transi !

Compte rendu de la plongée : descente a -9 m  pour nettoyer et évacuer des déchets et notamment un fil de pêche qu'un "étourdi-optimiste" avait laissé trainer là :)
Nico a également vu une pente peu stable et très sableuse en bas du siphon mais ne s'y est pas attardé.

Il est déjà temps de ranger le matériel de plongée et de prendre la direction de la sortie.
chemin faisant, Albert nous raconte l'épilogue d'un bivouac d'une semaine en 1961 ou il glissa sur quelques spaghetti égarés, fit une mauvaise chute de plusieurs mètres tète première, et fut évacué... sur une civière. ( j'ai glissé , chef ! )

Sur le retour, nous nous arrêterons pour observer quelques fossiles et autres particularités géologique... et puis,enfin, voici la lumière du jour.

Cette équipée se terminera par une bonne bière et débriefing de la sortie.


Steph Rollin


lundi 13 juin 2011

Fil d'Ariane à Sainte-Anne



Virée à la Grotte  Sainte Anne pas comme les autres ce samedi 11 juin 2011.

D'abord parce que c'était l'occasion pour Gri-Gri de refaire quelque chose d'un peu sérieux après son opération et la longue convalescence qui a suivi. Ensuite, parce que point de débutants ou jeunes aventuriers à encadrer.

Non, aujourd'hui, il s'agissait de transporter 3 kits de matériel  pour permettre à Nico de faire dans la foulée  une tentative de plongée dans le siphon amont de la rivière. Une idée déjà dans l'air depuis un petit bout de temps et intéressante à plus d'un titre. D'abord question d'avoir une idée plus précise de la configuration de cet obstacle dont on sait qu'il est en relation directe avec le siphon aval du Trou des Manants. Des plongées, il y en a eu plusieurs depuis la découverte de la cavité mais sans laisser beaucoup de traces écrites. De quand date la dernière immersion, difficile à dire ? Toute info à ce sujet nous intéresse.

Vu les grosses crues qui ont balayé le réseau de la Chawresse ces derniers mois et ces dernières années, il n'était pas non plus inintéressant de revoir ce terminus noyé avec l’œil d'un explorateur curieux.
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C'est ce que Nico a fait. Son analyse et ses commentaires seront à n'en pas douter publiés sur son blog "les étroitures apprivoisées".


En attendant, voyez le court diaporama réalisé par Jack
(affichez les légendes via la barre de menu  pour voir les commentaires et mettez le son)


mercredi 29 septembre 2010

Pêche réservée


Ce samedi 25/09/10 en fin d'après midi, Nico est allé à la pêche non pas aux niphargus mais bien aux bouteilles à la Grotte du Chalet.
En fait, au terme des plongées du mois d'août et consacrées à la pointe au S6, il restait à rapatrier les deux "blocs" laissées à la sortie du S2. 

Les deux obstacles noyés (siphon 1 = 86m, -19 m et siphon 2 = 81m, -9m) et quelque peu en charge aujourd'hui suite aux précipitations, seront franchis en 1/4 d'heures à l'aller, et vingt bonnes minutes au retour, en trainant au mieux les deux kits lestés comme il se doit.

Sortie sous les yeux de Gri Gri et face à l'objectif de la caméra de Jack qui engrangera 4 min d'images sans prétention, si ce n'est avoir un petit document animé et sonore en souvenir.


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samedi 24 mai 2008

Plouf à Awans

C'est bien les jours de permanence au local ! On s'arrange souvent pour rentabiliser le déplacement et faire un "p'ti kékshoze" avant de passer au Chalet.

Aujourd'hui (24/05/08) Nos'Niko avait planifié l'essai en carrière d'un propulseur sous-marin. La carrière souterraine sur les hauteurs d'Aywaille faisait parfaitement l'affaire. Une belle occasion se présentait ainsi pour me remettre un peu dans le bain de la plongée" sout", surtout après le récent entrainement en piscine, encadré par quelqu'un qui de la "bouteille" :-)

Le temps de préparer "as'naize" les "blocs", d'enfiler son volume constant, chausser palmes, masques+casque et Nico se mit à l'eau pour tirer 100 m de fil d'ariane dans cette piscine couverte, dont une bonne partie sous voûte.


L'équipement en place, je n'avais plus qu'à m'immerger. En "humide" -qui plus est pas trop moulante au niveau du thorax- il n'est pas temps de faire sa chochotte... l'eau est à 6 ° (bien moins que la Plein Pot !).

Première chose, veillez à s'équilibrer pour ne pas labourer le sol. J'ai 4 kg de pb, aussi ai-je besoin de mettre un peu d'air dans ma "jackette". Ca fait longtemps que je n'ai plus jouer avec ce genre de poupée gonflable (ça date en fait de 10 ans, en PNG...) ! Evidemment, j'en mets trop et me voici à faire le bouchon. Petit canard et c'est reparti, cette fois, je purge ! Mais trop... tant pis, finalement le fil étant au sol, je parviens à évoluer sans soulever la touille. A l'autre bout de la salle, après être descendu vers -10m, il nous faut cependant remonter. Et là, plutôt que gonfler, je m'acharne à purger... Le froid engourdirait-il la matière grise enfermée dans ma cagoule ? Nico qui me surveille de près à vu la scène et me fait remarquer ma méprise. Du coup, le retour s'effectue sans problème, en flottabilité zéro comme il se doit.

Je prends beaucoup de plaisir à retrouver ces sensations d'apesanteur, à voir les bulles rouler sur les plafonds, à contempler les couleurs et ombres changeantes, à suivre les rails encore au sol, à côtoyer la silhouette de mon binôme.

De retour au point de départ, Nico me propose d'essayer le propulseur. Pour ce baptème, je me contente de faire le tour du site en surface. Etonnant d'efficacité et de maniabilité. Même à deux, ça avance. Seule chose, c'est qu'il est temps de faire gaffe à ne rien laisse trainer autour de l'hélice.
Nico en fera les frais en allant déséquiper le fil avec l'Appolo (c'est le nom du modèle). C'est qu'il faut deux mains pour tenir le scooter... mais aussi deux autres pour manier le dévidoir... C'est pourquoi il s'était dit (on est pas en siphon tout compte fait) : je décroche le fil au passage et je rebobine après. Sauf que l'hélice se mit à le faire à sa place ! Mais bon, n'était-il pas ici pour apprendre ?


Autre leçon, c'est qu'il est inutile de penser un instant pouvoir démêler ça sous l'eau, surtout quand on a besoin de pisser ! Par contre, une cigarette au bec, un tournevis en main, ce n'est pas une bête hélice qui allait contrarier plus longtemps un technicien en aviation. Tracasse pas Michel (c'est l'heureux proprio de la bête), elle tourne toujours à l'endroit ;-)

Laissant ce jeu de patience au spécialiste, j'en ai profité pour refaire un tour avec les bouteilles à l'anglaise, configuration bien agréable sous l'eau. En même temps, j'ai testé ma lampe Scurion. Grâce à l'ordi de plongée que Nico avait jugé bon de me prêter (pour m'habituer à la lecture), je suis en mesure de vous dire que le boitier de la pile lithium a tenu sans problème à -5m.

Sur ce temps, Lionel à qui nous avions proposé de nous suivre en faisant du "snorkeling" ne s'est guère mouillé. Faut dire que une veste un peu trop large et sans gant, il y avait de quoi renoncer à prendre la température de l'eau. Ce sera pour une autre fois.

T.P.D.E : 2h pour Nico qui commençait à se les geler ferme et 1h30 pour moi qui ai quand même montré que je pouvais tenir un peu au froid ! C'est quand qu'on remet ça ? Parait qu'il y a de beaux trous d'eau dans le Namurois ? Finalement, je me laisserais bien tenter. Et vous ?

Rédigé par Jack





lundi 10 mars 2008

Curage de Lavoir

La pointe de ce 8/03/2008 au Chalet est annulée ! La résurgence est en crue... inutile de s'y essayer. J'ai donc demandé à Michel Pauwels s'il n'avait pas un plan de secours. Il m'emmène dans un endroit où l'eau coule toujours claire : au "Lavoir".


Nous débarquons donc dans un début d'après-midi printanier au centre d'une petite bourgade Wallonne et parquons la "Nicomobile" entre la librairie et l'office du tourisme.
Un escalier au bord de la rivière nous mène à ce lavoir, sous la route. On est presque sous terre.

L'accès à la cavité n'est rien d'autre qu'une conduite d'égout, et nous nous apercevrons après coup que ce béton est nettement plus corrosif que le jus de Belles-Mères coulant au Chalet.

C'est pour moi une première "plongée sous ville". Pour Michel, c'est une fameuse résurgence de souvenirs puisqu'il a fait ici ses débuts et une première tout court...

Michel me fait l'honneur de cette eau limpide. Je déguste l'endroit, superbe, vierge, mais pas encore assez... Qu'il y a t-il plus loin? Faut aller voir !

45m de fil déroulé. Je suis dans un "laminoir sympathique". Demi tour, je laisse les 55m de fil restant à Michel.

Sortie le sourire aux lèvres, nous attendons que la touille s'en aille quelque peu et Michel y va.

30 minutes passent, Michel émerge et me dit :
"Nico, tu te fous de moi ? C'est quoi ce dévidoir de chiottes?"...
J’étais persuadé que nous disposions d'un rouleau de 100 m de fil, or il n’y en avait que 50…
J’aurais voulu pouvoir me cacher sous un tas de cailloux…

Bref : 5 mètres de première pour Michel... pas bien long... , arrêt sur un petit problème de fil d’Ariane... Ooooups...

Explo en cours.

Nico