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jeudi 7 avril 2022

Trou de la Patience

Rendez vous à l'entrée du Vallon de Pont-le-Prêtre (vallée de l'Aisne-Bomal) avec Gaëtan (GRPS) Luis et Miguel (SpeleoLux) ce jeudi 07 avril 2022 pour faire une incursion au Trou de la Patience. Bien nommé car il en a fallu avant que ce petit phénomène ne soit pénétrable et surtout donne accès à la zone post siphon de la résurgence de Pont le Prêtre. Une longue histoire qui a débuté en 1993 mais que je ne vais pas raconter ici. Simplement rappeler que à l'automne 2010, suite à la reprise en plongée de l'exutoire par Nicolas Hecq, nous (C7) avions tenté une désobstruction dans un trou déjà répertorié par le SC Avalon, avec l'espoir de déboucher en post siphon. Faute de persévérance, il a fallu attendre que Paul De Bie reprenne la chose, s'y acharne et au bout des quelques mètres manquant débouche par un plafond dans la salle amont (portait elle un nom ?).


Chantier "E1" (11/2010, un bail...)

Toute cette épopée fera probablement l'objet d'une nouvelle synthèse par Avalon qui, depuis;  échaudé, à continué à œuvrer dans le coin, curieux d'en découvrir plus sur les deux circulations souterraines qui aboutissent dans ce trou. C'est d'ailleurs dans ce cadre que Gaêtan, pour le compte de l'UNamur allait aujourd'hui relever des sondes installées dans le Trou de la Patience. Pour ma part, une belle occasion d'aller enfin mettre les pieds là où Nico avait mis ses palmes à l'époque, alors qu'on l'attendait patiemment dehors. Nous n'avions guère publié sur le SpléoBlog, Nico ayant au fur et à mesure conté ses aventures sur son blog "étroitures apprivoisées" (malheureusement désactivé...). 


Résurgence de PLP (10/2010)

Juste un petit CR de l'époque ici


Tout ça étant dit, nous nous sommes donc éclipsés une paire d'heures dans ce trou de blaireau (heureusement considéré désormais comme animal non gratta !). Au bout de quelques mètres de reptation, un demi tronçon d'échelle d'électron est installée et nous prenons ainsi pied dans le réseau exondé de la résurgence. Pas grand chose à voir, sinon de fait l'arrivée distinctes de deux ruisseau et de deux volumes assez chaotiques, le reste étant fait de boyaux peu engageant et qui n'ont livrés aussi suite significatives. 

Mais on a de quoi s'occuper avec les sondes à relever (niveau d'eau par pression, conductivité, t°) et tant qu'à être là , avec aussi la prise de quelques photos HD pour illustrer les lieux dans une future publication. A signaler aussi la présence d'un grand murin, qui n'a pas bronché, toujours bien endormi semble t il. En attendant de voir les prises de vues de Gaëtan, voici mes photos prises à la volée.



JCL





















lundi 13 décembre 2010

Quatre cous dans l'eau...


Quand après des mois de désobtruction, on débouche dans ce qu'on peut enfin qualifier de galerie,  de grotte, on n'a qu'une envie :c'est y retourner au plus vite pour tenter d'en forcer le terminus atteint mais aussi de partager la découverte avec les copains. C'était précisément pour ça que la date du dimanche 12/12/2010 avait été programmée et consacrée au Chantoir de l'Hermiterie. Et ce n'est pas la neige ou le froid qui auraient pu arrêter ni PasC7al,, ni Bando, ni Jack et encore moins Greg qui lui a entrevu la suite !


Cependant, la météo vint  "tempérer" leur motivation. Après deux semaines de froidure inhabituelle, l'important manteau neigeux n'a rien trouvé de mieux que de fondre la veille,de la date prévue, avec en prime une fine pluie pour bien accélérer le processus. Le résultat de cette accalmie toute temporaire dans les températures négatives : une doline gorgée d'eau mais qui avale encore suffisamment pour que le ruisseau ne déborde dans la cheminée d'accès !


C'est sur ce constat déplorable que les 4 lasC7ars se retrouvèrent au local pour casser la croûte et à se demander si enfiler les néo, emballer le disto et la foreuse valait bien la peine ! C'est finalement la curiosité qui l'emporta. N'était-ce pas là l'occasion de voir comment se comporte le trou en crue?


Moins d'une heure plus tard, Greg poussait la grille du trou et s'enfilait dans le ressaut d'entrée, bien décidé à ne pas se laisser impressionner par le pipi déjà présent à -5 et par les embruns dégoulinant dans la trémie, pas plus que par la "Pisseuse" pourtant au plus fort de sa forme, ni même par le "teaubeaugan" transformé en rivière sauvage !
Ne voyant pas les "anciens" lui coller au cul, il lui fallut les attendre un petit bout de temps avant de passer le "triangle". Ouvert au strict minimum, il est aujourd'hui d'autant plus difficile à  négocier que tout le débit s'y engouffre. Derrière, ce n'est pas fini, il reste à franchir le redoutable "lave aisselles". C'est bien parce que Greg savait où passer et ce qu'il y a 4m plus loin, sinon s'engager sous ce rideau aux allures de chutes du Niagara ne viendrait à l'idée à personne ! D'ailleurs, Bando qui suivait à distance (difficile de faire autrement, pas de place pour se mettre à l'abri) eut trop de doute sur le suite de l'itinéraire que pour s'y engager. Et avec tout ce vacarme, difficile de communiquer. Tout ce qu'il compris des explications (réalistes) de Jack, c'est que ce n'était pas raisonnable de suivre.. et décida avec Pascal d'en rester là et d'attendre...Du coup, ils eurent le temps d'apprécier les lieux car Greg et Jack, en sécurité dans la spacieuse galerie pentue qui suit, prirent eux le temps d'aller voir la pointe. Malheureusement, le boyau boueux à sec lors de la première est cette fois emprunté par le ruisseau. Le niveau est haut et après deux coudes, c'est la voute mouillante ! Probablement (du moins, espérons-le), causée par des blocs faisant barrage.

Un petit trou noir est cependant repéré dans le plafond. Une courte échelle permet à Greg de s'y glisser (super boueux) et de découvrir un volume sans suite apparente si ce n'est un autre regards sur l'amont de la diaclase où une lucarne était visible et qui du coup n'a plus d'intérêt.

Là-dessus, restait à ressortir... Le kit avec l'outillage est mis à l'abri mais il y a quand même la foreuse à reprendre. Toutes écoutilles fermées, le "lave-aisselles" (un vrai Karcher) est franchi  le dos courbé, sous les trombes d'eau, glaciale évidemment... De quoi attraper la barre au front.

Avec le courant de face, le passage du "triangle" (pas des Bermudes...) n'est pas facile à remonter. Mais ce n'est rien finalement à coté de l'étroit  teaubeaugan qui demande un sérieux self -control pour en sortir, en partie en apnée tant les projections d'eau sont violentes.

Après de telless difficultés, même si le cheminement reste étroit, la suite n'était plus que de la petite bière et c'est par un plongeon dans la doline noyée que se terminait cette courte mais intense "immersion" souterraine (TPST : 1h30), finalement riche d'enseignements pour l'avenir. En premier lieu, qu'il est inutile d'espérer faire quoi que ce soit sur ce chantier dans des circonstances semblables. Un regret : ne pas avoir réussi à sortir l'APN sous terre. Par contre, contents que la foreuse soit sortie indemne de ce bain forcé !

Le dicton du jour : "Méfiez-vous de l'eau qui dort..."

Après un déshabillage dans le règle sous les grêlons, retour bien mérité au Chalet (l'autre bout du réseau...) pour profiter d'une bonne flambée et des 8° de la trappiste partagée avec Nico. Faut dire que n'aimant pas l'eau froide :-), il s'était bien gardé d'emmener sa néo, trouvant ainsi un alibi tout fait pour aller fureter dans le Vallon de Pont-le-Prêtre. Lui et Lio ont cherché en vain le minuscule E2 et effectué quelques visées au topofil entre les E1 et E0. Autant de phénomènes qui devraient nous revoir bientôt, en attendant de meilleures conditions sur l'Hermiterie !


dimanche 7 novembre 2010

Hermiterie



Nouvelle séance au chantoir de l'Hermiterie (TPST 2h30) ce samedi 06/11/2010 avec armes et bagages. Entendez par là avec la foreuse pour Jack et deux  seaux de mortier pour le Robert T. Le but de cette descente et de celles qui suivront : aménagements systématiques du conduit, question de rendre la progression humaine et sans danger. Avec déjà une étroiture élargie, de nombreux blocs hors du chemin et agencés de manière à renforcer les parois, nous sommes en bonne voie. Ceux qui descendrons la prochaine fois ne devrons pas s'étonner de voir dans le chemin un gros bloc en plusieurs morceaux. C'est normal, il avait une sale gueule et on le lui a fait comprendre !

Une grille sera mise en place
Non pas pour fermer mais  bien pour dissuader

Les prochaines équipes veilleront à continuer à travailler dans ce sens. Ceci implique qu'il faudra amener sur place un maximum de sable et de ciment. De la main d'œuvre en surface est d'autant plus indispensable, qu'on se le dise !

Comme il se doit, la fin d'après midi et le début de soirée se sont déroulés à la permanence club au Chalet, à attendre gentiment comme convenu Nico qui, en solo, était post siphon à Pont-le-Prêtre.

Une étroiture apprivoisée, en première et en "live"
La tête pleine d'explo

lundi 25 octobre 2010

Fortifications



Il y a une semaine, Gri-Gri et Jack s'étaient occupés de ré-ouvrir un trou d'homme en pleine roche, en vue de permettre à NicoH de revoir les siphons d'entrée de la résurgence de Pont le Prêtre, reconnue au siècle dernier par deux membres du CSARI-SCB (Regards n°22, 1995).
Dans la foulée, sa reconnaissance subaquatique lui permis de déboucher dans une galerie exondée. Voir le récit sur son Blog : les étroitures apprivoisées.

D'emblée, nous avions pu constater combien l'instabilité de la pente terreuse donnant sur l'entrée menaçait de condamner à nouveau l'accès au ruisseau souterrain, voire le plongeur. Une intervention rapide s'imposait. Et à qui pense-t-on dans ces cas là ? A notre compagnon bâtisseur, notre Theckspert es pierres, le petit Robert.

Le "catalyseur" de service (JCL) eut tôt fait de mettre les deux apôtres en contact. Du coup, ce samedi 23/10/2010, Nico et Robert débarquèrent avec la ferme intention de fortifier l'endroit de la mise à l'eau. Rien de tel que quelques photos pour illustrer le travail accompli et les efforts qui ont été déployés.


A notre arrivée le premier jour.
C'est à peine si on peut passer sa main à travers l'orifice.


 Le "trou de phoque" après une première intervention des vers lithophages

L'entrée, "thecktonisée"

En fin d'après midi, Nico jugea bon d'inaugurer directement les transformations en s'immergeant , le temps d'entamer un début de topo et placer un petit kit de survie au delà du siphon. Retour via le Chalet pour se réchauffer avec une soupe au potimarron maison et se refaire une couche de graisse en savourant une raclette au fromage avec les copains (merci Françoise, merci Jacques !)


Le dimanche, accompagnés de Françoise (pas la même :-), Jack et Nico étaient à nouveau sur place pour remonter le vallon de PLP, de manière à repérer sous les feuilles mortes de cette fin de saison les différents phénomènes étudiés il y a une quinzaine d'années par le SC Avalon (ce qui avait abouti par la découverte de la Grotte aux Contrastes), et observésbien avant eux  par notre vénérable ami Jean Godissart.
Ballade intéressante, qui nous a permis de mieux cerner le secteur dont ont connait très mal  le fonctionnement hydrologique. Les pointes post siphon (+ une ce jour) à venir lèveront peut-être un coin du voile.