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vendredi 2 juin 2023

Adseux et Secheval en prime

Notre incursion avec Gaëtan et Aleks au Rouge Thier ce 26/05/2023 quelque peu raccourcie par la force des choses,  nous avons basculé sur deux autres sites, avec le même objectif : photo !

Le premier, tout proche, était le chantoir d'Adseux, un de ceux les plus en amont du système. Ici encore, avec l'accord préalable du propriétaire avec qui nous entretenons de bonnes relations. 


Ambiance presque tropicale dans vallon d'accès où la végétation règne en maître, avec toujours en place les séquelles de la méga crue, à savoir d'immenses arbres couchés. A terme, ceux ci finiront pas être un problème si ils finissent en morceaux dans la grotte ! Le ruisseau est je suppose communal et il serait donc du ressort des autorités locales de faire le nécessaire pour purger tout ça.... 

Je pense que CWEPSS, CR Amblève et nous les spéléos UBS/C7 devrions les interpeller à ce sujet, l'intérêt de tous étant que le chantoir puisse absorber au mieux les futures crues. En embarquant aussi le moins de crasses possibles car force est de constater que Chantoirs rime avec dépotoirs ! Mais tout ça n'est pas nouveau ...

Pour cette séance, nous nous contentons de quelques photos, dont celle du porche d'entrée, difficile à "croquer" et une dans la belle grande diaclase principal non loin de l'entrée.


Ayant encore un peu de temps, nous finirons la journée par un passage au chantoir de Sécheval où la aussi GRZ a mis son expérience à profit pour sortir une photo inédite de la zone d'entrée. On verra le résultat en temps voulu ;-)

CR Jack, photos Aleks



dimanche 21 mai 2023

Nouvelle campagne à Sécheval

Après l'opération "passe muraille" menée durant l'automne 2011, une nouvelle campagne de travaux au chantoir de Secheval a redémarré en ce mois de septembre 2012. 

On se souviendra qu'au début du mois de décembre 2011, Christophe et moi avions pu rouvrir et parcourir le réseau Vandersleyen longtemps resté inaccessible à cause d'un vilain entrelacs de tuyaux socarex, boiseries et branchages (voir le CR ici). Plus intéressant encore, nous avions trouvé l'accès au réseau "Dubois" également pénétrable et au delà parcourir alors une cinquantaine de mètres de conduits typiques d'un tel chantoir çàd ponctués de quelques "constrictions". Tout ça finalement sans trop savoir à quoi ça pouvait correspondre par rapport à ce que Yves avait fait à l'époque ?

Notre description laissé notre "Mr Secheval" perplexe, une visite s'imposait pour revoir ça en sa compagnie, car il semblait bien que des galeries explorées il y a près de 25 ans puissent être à nouveau accessibles. Dans ce cas, des compléments topos s'imposaient vite fait bien fait. L'occasion déjà d' et de se remettre à rêver d'une jonction avec Remouchamps. tant qu'à faire avec du matériel topo pour apporter quelques compléments aux levés déjà réalisés.
Bref, il n'en fallait pas plus pour que El Professor exhume son plan et sa coupe pour se remette à cogiter sur les chances de passer, sur les possibilités de jonction entre les galeries connues, de faire tourner tout ça en 3 D dans sa tête et nous pousser à reprendre la désob.

C'est ce que nous avons enfin pu faire en compagnie Yves et moi ce jeudi 6 septembre 2012 en fin de journée et ce finalement jusqu'au milieu de la nuit (TPST 4H30). La visite a commencé par le fond du  "Vandersleyen", là où en 1986, en compagnie du cousin Eric, nous avions prolonger de manière très significative le réseau. Comme constaté avec Pascal il y a 15 jours, ça ne passe plus, les sédiments ayant en grande partie colmaté un coude étroit.. Mais une fissure s'est ouverte juste avant et pourrait moyennant quelques "chansons paillardes" shunter ce malheureux terminus qui ne devrait pas en être un !

Nous nous sommes ensuite engagé dans le "Dubois" dont le départ a aussi été métamorphosé par les dépôts de graviers indésirables. Yves reconnait sans problème le départ du boyau hyper sélectif qui lui avait permis la découverte d'une longue boucle au bout de laquelle se trouve le siphon et le "casse-tête" chinois. Compliqué d'expliquer ça sans un bon plan sous les yeux mais peu importe car la surprise n'est pas là mais bien dans la suite que j'avais donc parcouru avec Christophe et qui n'existait pas auparavant. Yves est formel, il s'agit bien de première ! Et qui dit première, dit topo. 



Vendredi soir, tout ça prenait déjà forme sur du papier millimétré. Tout devint plus clair et passionnant. En gros, nous sommes bien dans l'aval et les deux points d'interrogations ventilés entrevus deviennent des plus intéressants. RDV est pris pour dès le lendemain profiter de l'étiage pour s'y attaquer.

Samedi 8/11/2012 PM , je retrouve Pascal qui ne s'est pas fait prié. Greg qui souffre d'une tendinite a renoncé. Marc est là aussi et fera encore quelques visées manquantes avec Yves dans la zone d'entrée. Stef et Jona nous rejoignent mais n'ont qu'une paire d'heures à nous consacrer. Ils s'occuperont de commencer à ouvrir une voûte basse repérée à l'entrée du "Dubois".
Pascal et moi, chargés de deux kits, commençons par aménager au mieux les étroitures, sans toutefois y "mettre la gomme", juste quelques coups de marteau et pelletées mais ça fait déjà du bien par où ça passe ;-)

C'est ensuite une grosse heure de désob au terminus. Un conduit oblique comblé de graviers et allant en se rétrécissant jusqu'au point bas : un soupirail de 30x15cm que nous ne parviendrons à apercevoir, la tête en bas, qu'après avoir extrait un bon m3 de sédiments qui ne demanderont qu'à y retourner au premier coup d'eau...
 
Jack


Bien que le DistoX nous facilite grandement la tâche (merci à Stef pour le prêt), nous mettrons près de 3 heures à faire minutieusement les levés, bien conscients qu'eux seuls nous dirons où nous sommes et vers où nous nous dirigeons dans ce fouillis de diaclases. Un petit effort supplémentaire sera fait en fin de séance coté "passe-muraille" pour bien caler le tout.
C'est en compagnie de Jack (et du Disto X de Stéphane, merci à lui) que Yves se retrouve le Me 05/07 au soir pour un TPST de 4h30 au terme duquel il était clair que nous avions non seulement retrouver l'accès originel du réseau "Dubois", (boyau super sélectif maintenant shunté par notre galerie ouverte à l'entrée) mais qu'un bon bout de première est venu se rajouter dans ce labyrinthe de diaclases trop souvent comblées par des sédiments.. Qui plus est, cette suite inattendue étant un vrai aval plongeant, son terminus devenait un objectif prioritaire, tant pour son intérêt que par le fait qu'il ne pourra être travaillé que durant l'étiage prononcé actuel. C'est de fait un boyau oblique siphonnant lorsque l'eau y arrive. Mention "très intéressante" également décernée à la cheminée qui le précède et qui sait pourra peut-être shunté le chantier en question.



Moins de 3 jours plus tard, Jack se retrouve l'après midi avec Pascal et deux kits à pied d’œuvre. La séance commence par une bonne heure de jardinage. Un m3 de gravier est extrait du boyau jusqu'à entrevoir ce qui ressemble à un point bas et un soupirail de 20x30cm. Mais pour en savoir plus, il faudra descendre le sol bien plus encore. A suivre.
La cheminée quant à elle est retouchée au burin marteau en deux endroits et ramonée difficilement sur 5 m. Un léger courant d'air est nettement perceptible. Elle débouche sur une lucarne. Mais le dernier mètre vertical est trop étroit que pour espérer pénétrer sans travaux dans ce qui semble être un étroit conduit horizontal . Du coup impossible de voir la suite. De plus, l'oppo est gluante; aussi, bien qu'il soit sans baudrier, Jack place deux goujons et plaquettes pour y accrocher la corde qui sera indispensable pour tenter d'ouvrir le passage
Pendant ce temps, Yves et Gri-Gri terminaient le bouclage topo avec le Passe Muraille, tandis que Stéphane et Jonathan s'acharnaient sur une autre soupirail laissant entrevoir une suite évidente mais qu'ils n'atteindront pas aujourd'hui.

Durant la semaine qui suit, toutes ses notes topos  compilées et remises en concordance avec mesures et levés d'antan, le plan reprend forme.





jeudi 11 mai 2023

Faut-il s'entêter au chantoir de Sècheval ?


Je ne sais pas si c'est une chance de compter parmi nous des membres de la région Aywaille et Sprimont mais toujours est-il que motivés et ayant gouté aux joies de la désob au chantoir de Secheval, ils le tiennent à l'œil et s'arrêtent régulièrement devant l'entrée.

Il se fait que ces derniers temps, malgré les pluies régulières, on constate que l'eau rentre rarement par le porche, pour disparaitre quelques mètres en amont par une fissure. Il n'en fallait pas plus pour que Raph l'aide un peu à emprunter cette voie. Et donc, sauf lors des épisodes très pluvieux, on ne la revoie pas sous terre, tout au plus l'entend-on un peu au bas du ressaut de la grille dans un pertuis impénétrable. Evidemment, avec les bouchons qui se sont formés au niveau du passe muraille, sans parler coté présumé du réseau Fernand Lambert complètement bouché, nous n'avons plus accès à la branche donnant sur le siphon "Petit", donc aucune raison de recroiser le ruisseau dans de telles circonstances.

Cela étant, toujours très frustrés que la méga crue ait anéanti tout nos efforts coté réseau "Dubois", en particulier en remplissant jusqu'à la gueule le siphon du Ballon qui donnait accès "Chez Pauline" et où tous les espoirs de continuation étaient permis, Cédric et Raph (avec deux membres Spéléo NL par hasard sur palce) sont aller le 21/04/23 revoir l'obstacle, des fois que les crues de l'hiver auraient un peu travaillé pour nous. Et surprise, oui ! Une bonne partie des sédiments ont été emportés vers l'aval, au point qu'il redevienne dans sa partie descendante pénétrable, limite mais encourageant. Au dessus, subsistent cependant tous les galets, bien lavés. Décision est prise de revenir en force pour tenter de repasser derrière le siphon de sable.

C'est ce que font Bobo, Aleks (GRPS), Jack et Raph, le samedi 29/4/23. Avec cordes et nouveaux bacs, puisque n'ayant plus accès ceux qui sont peut être ou pas derrière. Et pour les faire passer, il faut agrandir d'abord le laminoir précédent le R "Tom Passe".

Arrivés sur l'objectif terminal, commence alors la tâche compliquée et éreintante qu'est de remplir et remonter des bacs d'un boyau descendant. C'est Raph qui stoïquement s'y "colle". Et cette fois, nous décidons de les remonter sur une quinzaine de mètres, avec 3 coudes à angle droit. A quatre, c'est laborieux, il manque un relais. Mais Aleks aime se démener et ne ménage pas ses efforts, jusqu'à ce que Pauline nous rejoigne pour les derniers bacs. Mais la fin d'après midi est déjà là. On a sorti pas loin d'un mètre cube que Bobo a savamment amoncelé dans une alcôve  hors circulation (en temps normal...) en plaçant au fur et à mesure de la caillasse sensée faire barrage. Son rêve serait d'avoir une suceuse pour sortir tout ça à l'extérieur. Impossible ? Pas dit...


Pas tout ça, mais on a une permanence au Chalet à assurer ce soir, on en reste là pour cette fois. Non sans envoyer évidemment notre limace jeter un oeil au plus loin qu'elle peut. C'est ainsi que tête en avant et au pris de contorsions, non seulement elle parvient à aller voir là où Jack avait réussi à aller mettre la pointe de ses bottes 44, mais encore à sortir deux vilains madriers coincés, pour finalement apercevoir la partie remontante du siphon. Mais là, l'enthousiasme est retombé d'un coup : hormis qq cm de libres qui laissent filtrer un léger courant d'air (t° dehors fors semblable à dedans), toute la partie verticale est bouchée de galets :-((( Probablement tout ce que nous avions stockés de nos tirs dans la cheminée derrière :-(

On ressort vers 18h un peu dépités mais avec une évidence conclusion malgré tout, c'est qu'il faudra essayer de voir s'il on peut purger ça. Sans garantie qu'on retrouvera du pénétrable au dessus car en l'état, Pauline ne vois rien qui se laisse deviner. Mais on veux en avoir le cœur net !


S'il n'y avait cette carotte qu'est la découverte de l'amont du Rubicon et ses deux collecteurs du vallon des Chantoirs, c'est sûr, on ne s'entêterait pas ainsi !

CR JC L - clichés ALEKS

vendredi 8 avril 2022

Sécheval : état des lieux après l'hiver

Samedi 2/4/2022 : après une période printanière très précoce et avant une nouvelle offensive du mauvais temps, Cédric et moi avons profiter des conditions d'étiage pour aller revoir comment Sécheval avait supporter l'hiver maussade.

Première constatation au niveau du parking qui a fait l'objet d'un débroussaillage en bonne et dûe forme, même si les bois que nous avions dégagé du porche et remonté sur le terre plein sont toujours là... Faut il encore relancer les services communaux qui s'étaient engagés à les évacuer ?

Au niveau de l'entrée, l'eau s'enfouit déjà bien avant sur la droite, comme on l'a déjà souvent vu.

Premier coup d'œil sur la grille qui a de nouveau arrêté pas mal de cailloux qu'il faut dégager pour l'ouvrir. Avant de s'engager au delà, je vais regarder la galerie opposée, sensée donner vers ce mythique réseau Fernand Lambert jamais retrouvé. Et ce ne sera pas pour demain, le ressaut qui suit est colmaté sur presque toute sa hauteur. Plus d'accès au petit tronçon qu'on avait ouvert il y a des années.


Cependant, juste sous le seuil du ressaut, un mètre sous ce gros tronc coincé depuis longtemps déjà, une étroiture a été dégagée. Limite, elle fera l'objet dans la foulée d'une retouche par Antho venu nous saluer un court instant. Nous pensons l'avoir déjà franchie mais sans qu'elle ait permis d'avancer bien loin. Or, aujourd'hui, après chipoteries et passage d'une baïonnette droite-gauche, nous sommes surpris de pouvoir ramper dans un boyau que l'eau a emprunté dernièrement. Arrêt sur position inconfortable, sous une petite trémie, avec départ vers le bas mais compliqué à travailler. De toute manière, au vu des direction, à l'opposé du réseau Lambert tant recherché et donc plutôt vers du connu, même si plus vraiment accessible (au delà du passe muraille qui ne mène plus nul part, tout étant rebouché :-((. Mais allez savoir !? Au total, on estime avoir fait 7m. Peut être est ce cette crolle en forme d'Y qui apparait sur le brouillon de plan dont je dispose (excusez pour la qualité )  mais en bien plus court ?


Cet intermède terminé, nous avons alors parcouru le chemin devenu familier jusqu'au siphon du ballon, non sans avoir encore brassé des cailloux pour pouvoir franchir le laminoir avant le Ressaut Tom Passe.

Petit coup d'oeil dans le coin de la fissure du Disto qui est suite à ma dernière manip ouverte, enfin un bien grand mot pour dire qu'on voit désormais derrière l'ex coude. Autant dire que si c'est comme ça sur 7 à 8m, ce n'est pas jouable sans passer par de grandes manoeuvres bien compliquées à mettre en place.

Quand au siphon du ballon que nous avions vu après la méga crue comblé de sable jusqu'au plafond, bien que ça ne passe toujours pas évidemment, au fil des mois  et des mètres cubes passés, il s'est un peu réouvert. Et à bien y regarder, notre conclusion est qu'en une grosse séance, à plusieurs et en se relayant sur une journée, on devrait être fixé. La difficulté sera à nouveau le stockage des sédiments, forcément vers l'amont dans un premier temps, sachant qu'il n'y resterons pas. Mais c'est le prix à payer pour aller revoir l'état de notre chantier là derrière. Sera t il complètement rebouché où en l'état. Et quid de la fissure terminale qui nous a déjà surpris par sa capacité d'évacuer du sable vers l'aval.

Bref, une grosse opération se doit d'être programmée, quitte à devoir se résoudre, suivant les résultats, à abandonner après une fois pour toute... Ou, on peut encore un peu rêver, casser la baraque !


Découverte de spéléothèmes d'un genre nouveau


Jack



mardi 2 novembre 2021

Ingrat Secheval


Après une trêve hivernale qui n'en finissait pas, il était grand temps de redescendre au chantoir de Sècheval pour aller se rendre compte des résultats du dernier tir effectué en haut de la cheminée précédent le nouveau siphon découvert en décembre 2011 coté VDSleyen. Ce nouveau tronçon démarre au sol de ce que Yves a baptisé Salle Eric et a déjà fait depuis l'objet de plusieurs séances de désob avec tantôt Yves, Steph et Jona, tantôt avec Jack, Greg et Pascal. Pas de compte rendus des sorties publiés mais pourtant de nombreuses heures à sortir des bacs de graviers du siphon pendant l'étiage et surtout d'essayer d'ouvrir le sommet de la diaclase, étroite, gluante, glauque quoi ! mais sensiblement ventilée... (plutôt quand le siphon est amorcé).

Les premiers courageux à s'y remettre cette année sont Pascal et Christophe. Nous sommes dimanche 21 avril 2013 après-midi. Greg la taupe n'étant pas libre, c'est à Pascal de jouer la limace. Le tir précédent a bien donné, une suite se devine sur quelques mètres mais le passage de la verticale à l'horizontale reste trop limite pour espérer passer. Officier là haut, pendu à un spit est difficile.et inconfortable Il faut bien être deux pour sortir tout l'attirail de tir et d'essayer de percer un trou la foreuse en l'air à bout de bras... Mais nos deux amis sont des tiesstus ! Descendus à l'abri, ils entendront la caillasse dégringoler avant de s'extraire du réseau via ses 4 vacheries d'étroitures. Verdict de cette sorite de 3 heures : ça pourrait passer la prochaine fois.... (NDLR : C'est toujours ce que Pascal dit ;-)

La prochaine fois, c'était ce vendredi 3 mai 2013.  Impatient de voir le résultat de la séance précédente, Yves retrouve Jack qui s'est laissé attiré à Sècheval en début d'après-midi. Marc est là aussi pour remettre le matériel de tir mais aussi fort heureusement prêter une petite lampe frontale à Jack qui a oublié de remettre une batterie à sa Scurion. Voilà qui ne va pas faciliter le boulot.

Heureusement, encore moins d'eau que la semaine dernière. Le chantier n'est pas loin mais encombré d'un gros kit bien lourd, les chatières sont autant de freins à la progression. La cheminée, plus gluante que jamais, est remontée limite en oppo. Yves n'est pas dans son assiette et doit d'ailleurs renoncer. Pas top pour Jack qui doit, seul  là haut,  jouer les pieds sur un étrier à l'acrobate pour jongler avec le mato de désob. Après avoir déblayé le tir précédent,  il préfère d'abord s'attaquer avec un simple marteau-pic au sol de glaise d'un semblant de minuscule terrasse perchée. Ce remplissage patiemment entamé et évacué en bas, il finira par réussir à s'y hisser et de là continuer à s'en prendre au sol de glaise, avec finalement l'espoir de pouvoir passer par là sans devoir sortir l'attirail du sac.

Après plusieurs tentatives pour s'arracher de l'étroiture oblique et très glissante, Jack peut allonger son corps dans le conduit qui fait suite. Suite, c'est beaucoup dire car au bout de 5 m de reptation, le sol de terre et le plafond  ne sont plus distant que de 10 cm. Impossible de voir si continue au delà d'un mètre. Une cloche au plafond, et rien de plus, aucun autre départ. Continuer à désob ici semble mission impossible.

En attendant, transi par le froid, Yves n'en mène pas large, il est grand temps de sortir. Jack étant transformé en momie de boue, le déséquipement de la cheminée ne sera pas pour cette fois. Retour à la surface en trainant le kit encore plus lourd.

La déception est grande. Sècheval ne se laisse décidément pas faire... Tout n'est pas perdu, il reste quelques perspectives mais qui demanderont beaucoup de travail et de motivation. Il y a tant d'autres choses à voir ailleurs ! S'il n'y avait cette certitude que Remouchamps est là derrière, à quelques deux cents mètres à vol d'oiseau, sûr, on ferait une croix sur ce trou. A suivre... mais pas tout de suite !





jeudi 22 avril 2021

A défaut de Secheval, Grandchamps

Aywaille, samedi 174 avril 2021. Comme c'est devenu une habitude, nous nous sommes dispersés sur différents sites pour s'en tenir aux restrictions et ainsi éviter d'être en surnombre.

Le premier binome, qui finira à trois (Robs, Ced et Tom) se rende sur le chantier Dainef pour fignoler le rail de sortie du "téléphérique" et règler quelques détails pour le rendre encore plus efficace. Si même ce chantier ne devait pas aboutir, on pourra toujours se vanter d'avoir réaliser une vraie œuvre d'art contemporaine. A suivre maintenant avec la mise en pratique et donc des bras pour remplir et tirer les bacs. Combien, ça personne ne le sait....

Le deuxième binôme, Pauline et Jack, est lui sur l'autre gros système de la région, le Vallon des Chantoires. Ca fait une bonne semaine que la météo est sèche, alors on repense naturellement à Secheval où nous avions pu la semaine avant rejoindre le fond et l'aménager pour une reprise en bonne et dûe forme. Mais seulement, le ruisseau coule toujours et la cascade d'entrée aussi, ce qui n'augure rien de bon. Pour la forme, on dégage la grille et passons le premier ressaut pour constater que l'eau (une petite dizaine de litres/secondes) emprunte les deux voies, et donc qu'il est inutile d'aller plus loin, le siphon du ballon sera d'office en charge. Et avant qu'il ne s'assèche à nouveau, il faudra certainement patienter  quelques semaines :-(

 Un peu court comme sortie, alors me vient l'idée de pousser vers Grandchamps  et aller jeter un œil sur l'actif, des fois que l'hiver aurait apporter quelques changements mais avant tout visiter si possible le réseau Nord fossile. J'ai dû le faire dans le temps avec le CRSL dont c'était le cheval de bataille, mais je n'en ai plus aucun souvenir. Yves D. m'avait dit que l'accès direct dès l'entrée devrait être réouvert car obstrué. Raison supplémentaire pour y passer l'après midi.

Une fois sur place, nous constatons que quelqu'un (probablement Marc D. du CRSL ?) aura fait le minimum pour que ça passe. Mais tant qu'à faire, on améliore le travail en sortant en "boquets" une dalle coincée de là. L'occasion aussi d'une petite initiation à la ""chose" pour Pauline car il faut penser à la relève !

Derrière ça, il y a un P4 à équiper sur une seule broche, pas super bien mise d'ailleurs, qui mériterait d'être doublée avec une petite MC tant qu'à faire car le ton est donné direct, il y a eu du passage et tous les obstacles du réseau sont bien patinés, notamment le pas qui suit, dit "l'oppo", mais aussi le R au delà. S'il fallait aller y travailler régulièrement avec du matos, de l'aménagement s'imposerait. D'autant que la boue rend d'autres difficultés à franchir craignos. J'en ferai d'ailleurs les frais au retour. Au bout du réseau, à la descente d'un ressaut bien glaiseux qui mériterait une nouille, j'ai glissé lourdement... Les côtes en ont fait les frais (froissées pour finir...), du coup je n'en menais pas large pour repasser la "boite aux lettres" qui, tordue comme elle est, à dû en arrêter plus d'un ! Comme me le faisait remarquer Pauline, ça passe "limite"....

 

Avec tout ça, on n'aura pas pris le temps de jeter un œil dans la galerie qui part au SW et qui se termine par un bouchon d'argile. Mais il semble y avoir un P6 et un P9 à franchir et rééquiper probablement ? Ce sera pour une autre fois..

Malgré cette mésaventure douloureuse, sur notre lancée, nous repassons directement  dans l'actif via le second accès au réseau fossile, à savoir une autre longue étroiture horizontale. Le ruisseau coule bien ici aussi mais moins qu'à Secheval. Avec seulement qq litres/sec, il ne va pas jusqu'àu "S" mais continue tout droit à -17 sur la topo. On voit sur quelques mètres puis ça semble devenir impénétrable. Quand à l'accès au réseau Felix Arcaute, il est toujours bien bouché, c'eut été trop beau. 

Le plan "B" en cours d'élaboration avec un collectif de gratteurs locaux a plus que jamais tout son sens. A cette occasion, une petite séance d'élagage dans la doline me semble indispensable avant que troncs et branches ne viennent obstruer l'entrée et finir par entrer sous terre. Le site, joyau de la région, sera d'autant plus beau.

CR JCL




vendredi 19 février 2021

Vallon des Chantoires par grand froid

Février 2021, après un bel épisode neigeux, suivi d'un épisode de crue bien marquée, ce sont des températures négatives comme on n'en avait plus eu depuis longtemps qui ont sévit sur la région.

Une météo très propice à la formation de cascades de glace et du coup des superbes paysages à ne pas rater. Une invitation à ne pas rester confinés chez soi en cette période bien terne de soi disant crise sanitaire et qui s'éternise.

Alors, comme depuis des mois,  invités à ne pas ne pas faire de la spéléo, du moins engagée, l'occasion d'aller se promener à quelques uns était trop belle. Toujours en dehors d'un programme d'activités club bien défini, nous étions quelques uns à braver le froid plutôt que rester figés chez nous ! Direction notre Vallon des Chantoires.

Une ballade qui débuta par la visite du porche du chantoir de Sécheval, presque méconnaissable sous ses dentelles de glace, et toujours très alimenté par le ruisseau qui n'a cessé de couler depuis maintenant près de deux mois... Pas encore et surtout pas aujourd'hui qu'on pourra aller revoir le fond.

Seconde étape : le chantoir de Grandchamps et sa doline d'anthologie. Aujourd'hui plus que jamais , le déplacement en valait la peine ! L'entrée principale est barrée par un rideau de glace et le reste en surface

Tant qu'à être là, nous ne résistons pas à enfiler combi, bottes et casque pour aller se mettre au chaud à l'intérieur une petite heure. Pas bien loin mais quel plaisir d'arpenter ces belles diaclases, d'autant qu'il y a une belle ambiance avec le ruisseau qui coule abondamment. Nous irons ainsi sans problème jusqu'au passage du "S" ,du moins jusqu'au niveau de la pancarte puisqu'au delà, l'accès au réseau Felix Ruiz de Arcaute est depuis belle lurette bouché. 

Nous sommes là aussi pour justement voir ce qu'il y aurait à faire pour aider le CRSL à réouvrir ce passage ou le contourner car il existe bel et bien un conduit complètement colmaté qui pourrait permettre de retrouver les grandes galeries derrière. Mais seul(s), ou même à deux, nos amis n'y arriveront pas de sitôt. Bien vite le confinement terminé et l'étiage retrouvé pour leur proposer d'unir nos forces et espérons-le permettre d'aller retravailler là derrière.

En attendant, nous avons eu l'impression de faire de la spéléo hivernale, sans aller bien loin. Mais toujours cette restriction de se rassembler au local et déguster un bon vin chaud ensemble. Ça commence à bien faire !

Quelques photos pour illustrer tout ça

 

 



dimanche 22 novembre 2020

Sècheval, et de trois...

Sècheval, et de trois ? Non, c'est bien plus que ça, on ne compte plus les séances ... mais avouez que ça sonne bien :-) Sècheval à trois serait plus correct puisque ce dimanche 22-11-2020, nous étions  Bobo, Thomas et moi 3 à franchir la grille d'entrée pour aller consacrer l'après midi à poursuivre les travaux de désobstruction à la pointe actuelle.

 

Petite retouche pour commencer en chemin, dans un coude où les membrés comme des fistuleuses se faufilent sans problème mais où ceux sculptés comme de grosses colonnes doivent forcer pour passer. 

Et puis, sur place, déblais de ce qui a bien voulu se décrocher du haut de la cheminée suite à la dernière intervention. Pas autant qu'espéré en fait, même si encore bien fissuré. Mais trop mal mis pour manier avec force marteau et burin, impossible d'améliorer le résultat. 

Pour se faciliter la vie encore un peu, on rajoute au sommet quelques marche-pieds en fer à béton, de manière à atteindre l'emplacement de travail facilement car nul doute qu'on fera encore beaucoup de va et vient là-haut.

Et pour Jack de se remettre au forage, accroché à un amarrage temporaire. Trois trous de 40 cm, à la verticale, de bas en haut, le masque anti-covid rivé sur le nez pour éviter un maximum la poussière car le courant d'air ne s'est toujours pas inversé, ce qui ne devrait pas tarder l'hiver venant. Casque antibruit aussi car la machine est vraiment près des tympans. Puis c'est les méticuleuses chipoteries, pas évidentes dans une mauvaise position. Mais avec patience, tout est ficelé comme il se doit.

Sur ce temps, Bobo est allé installé deux autres marches coté chantier aval pour monter facilement au sommet de la diaclase. Après quoi, assisté par Thomas, il a aménag la sortie pentue du siphon, question de rendre la remontée plus facile et moins sujette à s'écrouler à la descente. Autant de bacs de sable extraits et étalés ici et là. Restera à voir comment se comportera une grosse crue mais en attendant, le passage est bien plus large. Il m'a semblé d'ailleurs que le courant d'air ait forci après ça.

Et puis vint le temps du rangement, du repli stratégique et du  bouquet final, assourdissant. A suivre...

TPST : 4 heures. CR Jack


 



lundi 16 novembre 2020

Confinés à Sécheval

 

Ce lundi 16/11/2020, nous étions deux à nous confiner au chantoir de Sécheval. En gardant nos distances, comme le bon sens le suggère. C'est avec Thomas cette fois que j(ack)'ai passé une partie de l'après midi dans le trou. Malgré les pluies de la vieille et le crachin du jour, les quelques litres secondes du ruisseau avaient du mal a atteindre l'entrée de la cavité.

Objectifs de cette descente : aller voir le résultats des opérations pyrotechniques de samedi mais aussi de voir si les divers élargissements obligatoires réalisés en cours de progression étaient au gabarit du plus baraqué d'entre nous. C'est à dire à 33cm au moins de large.

Heureusement très ponctuel, le premier coude un peu tordu est franchi en force. Faudra peu de chose pour que ça passe mieux. Pas de soucis au premier ramping vu que nous avions bien abaissé le sol. 

Par contre, comme je le craignais le R2 posait problème. Non pas à son sommet déjà bien élargi mais à sa base où un vilain bombement ne laissait aucune chance à la carrure de Tom de passer. J'avais déjà essayé de l'éliminer mais sans résultat. Mais cette fois, il ne m'a pas résisté. Une heure plus tard, Tom était en bas du ressaut baptisé du coup "Tom passe" !

Au delà, bien que toujours relativement exigu, plus de soucis, d'autant que l'attouchement réalisé samedi au plafond du point bas du "siphon du ballon" (toujours à sec), rendait le passage plus aisé.

La diaclase "chez Pauline" atteinte, il ne restait plus qu'à remonter remettre une couche de pailles au sommet de l'escalade où là aussi les travaux aériens  de samedi ont décroché une grosse épaisseur  de paroi qui compliquait la suite des manoeuvres suivantes,.

Au terme d'un nouveau bricolage effectué dans les règles, toujours perché à 5-6 m de haut, nous pouvions remballer le matos et rebrousser chemin. Le siphon repassé, casque rivé au oreilles, j'ai pu alors envoyé le jus. Au bruit des chutes de pierres qui ont suivi, j'ai bon espoir de pouvoir la fois prochaine m'occuper enfin de la fissure horizontale ventilée qui s'ouvre 1 m plus haut de notre terminus.

Retour en surface en un quart d'heure,  contents et satisfaits, vers 17h30, accueillis par Ced venu aux nouvelles. TPST : 3h