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dimanche 26 avril 2015

Opération Communes et Rivières Propres 2015 à Kin




Il en est passé de l'eau dans le chantoir de Kin depuis notre dernière visite à ce phénomène on ne peut plus "aqualien" !. Et encore plus depuis notre dernier nettoyage de la doline, ses abords et l'amont du ruisseau.
 C'était il y a 4 ans..., en 2011



L'édition 2015 de lOpération Communes et Rivières Propres était donc une bonne occasion d'aller faire un état des lieux. Ont répondu présent dix paires de bras et autant de paires de gants décidés à ramasser tout ce qui n'a pas à trainer dans cet endroit des plus bucoliques. La météo n'est guère de la partie mais nous passerons malgré tout à travers les gouttes.




Nous décidons d'attaquer le nettoyage de l'aval vers l'amont. La doline atteinte, nous sommes agréablement surpris de la voir bien dégagée. Avec les grosses crues de ces dernières années, nous nous attendions à la voir encombrées de blocs, amas de branches et détritus. Finalement, à part quelques bidons et plastiques, pas grand chose à ramasser. La plaque UBS qui s'était fait la malle est remise grossièrement en place auprès de la porte qui est est restée intacte. La grille posée sur l'entrée inférieure est quand à elle bien propre. Elle laisse cependant un passage qu'il serait utile de fermer. Au fond de la doline qui s'est "auto-nettoyée", une ouverture se forme mais impénétrable dans l'état. Elle a le mérite d'avaler intégralement le ruisseau. Un muret est refait pour faire barrage coté grille. Reste un énorme pneu enterré dans le lit du ruisseau à sortir et surtout évacuer...



Nous remontons ensuite le lit du ruisseau pour ramasser l'équivalent d'un bon sac poubelle de crasses. En fait elles proviennent toujours de cet ancien dépotoir se trouvant en amont à la croisée des chemins. et que traverse le ruisseau... Mais là c'est à la pelleteuse qu'il faudrait agir 
Nous évacuons une batterie d'auto qui surnage et n'avons d'autre choix que de laisser le reste... au bon soin et à la bonne volonté de la Commune... 



Fin de cette activité matinale devant quelques cannettes au local avant de prendre la route vers le Fort de Barchon.


 Avec Fred, Alexis, Grigri, Bobo, Muriel,, Fabian, Jack, Greg, Michel A, PasC7al


mercredi 6 avril 2011

Opération Chantoirs et Rivières Propres




Partenaire du Contrat Rivière Amblève, nous avons tenu à participer, modestement, à l'Opération Communes et Rivières Propres organisée sur le territoire d'Aywaille par son Administration Communale. (Echevinat de l'Environnement).

Durant la matinée du samedi 3 avril 2011, quatre d'entre nous ont dépollué les dolines des Chantoirs de Secheval et de Kin ainsi que leurs abords immédiats.

C'était en quelque sorte un nettoyage de printemps, l'occasion avant que la végétation ne reprenne le dessus, de sortir l'air de rien quelques sacs de détritus en tout genre.







Une bonne opportunité aussi de revoir les lieux après le terrible hiver et surtout les gros coups d'eau qu'ont connu les lieux durant cette période exceptionnelle. Ainsi, à Secheval, nous avons pu constater un remblais important dans la diaclase côté réseau Fernand Lambert. L'accès au petit siphon est compromis. Par contre, notre grille défendant le réseau "Dubois" a bien tenu le coup. Impossible de la retirer sans y travailler mais il semblerait que là, le bouchon qui s'était formé l'an dernier ait "sauté". A vérifier mais une chose est sûre, la crue a été violente.
 

Autre constatation, inquiétante celle-ci, c'est la présence de tuyaux de socarex qui viennent de la menuiserie en amont et ont été installés jusqu'à l'entrée du réseau "Vandersleyen". Dans quel but ? Certainement pas de pomper...


A Kin, c'est une profonde dépression qui s'est formée à droite de l'entrée. La grille ancestrale  posée sur  la perte était carrément invisible (voyez la photo), tant elle a accumulé des branches. Dommage qu'on ait pas assisté en direct aux crues.


Fin de l'activité en remontant le ruisseau jusqu'à la croisée des chemins où il y a de quoi remplir des remorques de crasses jonchant les berges, les lieux ayant servi de décharge sauvage. Il y aura du boulot pour l'an prochain. Mais pas tout seuls !

Participants : Jacques, Pascal S., Jack, Marc

lundi 14 juin 2010

Kin pénétrable


En cette période relativement propice a la visite de cavité active, deux descentes ont été effectuée ces samedi 5 et 12 juin 2010 au chantoir de Kin.

La première de celles-ci avait été programmée dans le but de montrer le trou aux membres du club ne  le connaissant pas. Pour cette occasion, nous ne pouvions espérer comme meilleur guide Michel A., celui qui au sein de l'ex-Casa connaissait le mieux la cavité. C'est lui qui nous donna aussi l'envie d'en reprendre le rééquipement d'abord, l'exploration ensuite, et ce sur les traces de notre "ancêtre" le S.C d'Aywaille, club à l'origine de la découverte.
Finalement, seuls Mathieu et Jim répondirent présents.  Sont venus se joindre à l'équipe de ce jour Daniel L. du G.S. Charleroi, curieux de faire le trou ainsi que Bart S. (SC Avalon), Tom DD et Marjan (SpeKul) qui nous avait fait la demande pour une visite justement à cette date. Gri Gri en profita pour refaire une incursion à son rythme tandis que Jack y vit l'opportunité de lever la topo de notre dernière découverte, à savoir le tronçon "Kin't floche / fût du canon".

Sans l'assistance espérée de Bando blessé au genou, de Pascal "félé" aux côtes,  c'est Mat et Jim qui allaient devoir s'y coller ! Eux qui voulaient justement apprendre la topo, ils allaient être servis ;-)

Tandis que Michel emmenait toute la troupe via le puits d'entrée et la salle "Cri-Cri", Jack et Marc descendirent par le toboggan et le puits du "Vieux Hanneton" (*) pour retrouver tout le monde à la salle "Troisfontaines". Rapide incursion au delà du "cercueil" et des "puces sèches" pour les visiteurs qui rebrousseront chemin via la cascade pour aller dans la foulée parcourir la galerie "Titi" menant au sommet du Puits Arlette où ils seraient sensés retrouvés les taupographes.

Comptez une C35+1sangle+5M pour le puits d'entrée, une C15+3M pour le Hanneton, une C40+ 1sangle+5M pour le P Arlette par le haut.

Pour l'équipe topo, commença une série de visées inconfortables, vautrés dans le lit du ruisseau, scotchés dans la pente boueuse  et en fin de compte oppressés dans le "fût du canon" dont ils s'extirpèrent difficilement par la "Culasse".

Le Dixto X précautionneusement manipulé et protégé engrangera quand même une soixantaine de mètres pour en définitive permettre la jonction avec l'actif principal en aval du Puits Arlette, non loin du siphon dit "52" (sa profondeur).

C'était alors l'occasion de réaliser pour la première fois ce nouveau circuit en remontant à la surface par le puits Arlette, et ce grâce à l'équipement en principe mis en place par l'autre équipe. Mais arrivés sous les embruns de la verticale, point de corde ...! Heureusement, le temps d'aller se réchauffer en visitant au pas de course le réseau de la "bougie", d'y voir revoir quelques chantiers potentiellement intéressants, les flamands étaient là. Pour Jack, Mat et Jim qui remontèrent à la surface en déséquipant, la boucle était bouclée !

Retour via le Chalet pour le verre de l'amitié en attendant la visite de Monsieur Guy Robert, spéléo retraité du S.C.A.à qui l'on doit la découverte du chantoir de Kin comme il nous l'expliquera avec passion durant toute la soirée.
Mais ceci est une autre "histoire" qui se doit d'être relaté en long et en large, de manière à pallier au manque d'information publié à ce sujet. Rien pour être franc, si ce n'est un plan et une coupe non signée (en fait l'oeuvre de JC Lardinois). Mais nous y reviendrons bientôt, promis, juré, craché ! En attendant, déjà un grand MERCI  au "Capitaine Robert" de s'être manifesté (par email suite à nos CR sur le Blog ;-), de nous faire confiance et d'avoir déjà partagé ses connaissances sur Kin et ses alentours...

(*) explication de la toponymie sur demande !


A peine une semaine plus tard, le crochet effectué par Dieupart pour saluer André et juger du niveau de la résurgence après les pluies matinales, c'est un drôle de troupeau qui fin de journée traversait la prairie menant au chantoir. Avec le P'tit Poucet (Robert) et Gri Gri partant pour voir le fond, avec Bando qui avait dû abandonner son ambitieux projet d'aller sur le Ger, Jack avait  à disposition la main d'œuvre pour que soit entreprise la désob du chantier vu précédemment dans le réseau de la Bougie mais aussi la topo de cette partie de la cavité, bien plus longue que ce qui apparait sur le plan. C'est en fait une zone certainement fouillée mais qui mérite d'être revue en détail, d'autant que super  ventilée (souffleur). Mentionnons aussi la présence de Nico qui avait choisi de faire la "sécu" en surface :-)

Le cheminement emprunté pour atteindre l'amont de la Bougie sera le plus direct, à savoir le toboggan au bas du ressaut d'entrée, la salle du Perdu, les marmites et le puits Arlette via l'actif. Ce qui nécessite une C15 + 1 sangle + 2 Moustifs et une C20 + une sangle, une plaquette et 3 Moustifs.



Le kit foreuse déployé, Marc et Robert s'attaqueront à une ouverture en triangle à ras du sol tandis que Jack et Bando s'élèveront le plus loin possible en amont du réseau jusqu'à forcer le passage dans un éboulis instable, motivés par la perspective de trouver une jonction fort probable avec la zone d'entrée. A quel niveau ? Ca, seule une topo précise en XY mais aussi en Z nous le dira. Arrêt après quelques mètres de première en dessous d'un bloc à percuter (présence de galets de rivière comme partout dans cette zone) avec vue sur un espace pénétrable (pas de courant d'air).

La topo commencera là, non sans avoir déclencher une petite avalanche de pierres et de jurons des camarades situés 30 m en dessous... Onze mesures plus tard, c'est les retrouvailles alors que la 5ème paille était la bonne. Robert négocie le passage et débouche sous un ressaut où il remarque rapidement des traces de passage... Lui et Marc sont frigorifiés, ils préfèrent en rester là pour remonter. Et tandis que Jack fouinera dans un autre conduit, découvrant un boyau où il entendra distinctement le bruit de l'eau (il va nous revoir celui-là !!!), Bando aura la bonne idée de pousser plus loin derrière le passage ouvert et atteindre ainsi une vasque siphonnante, ornée d'une barre à mine et au pied d'une cheminée équipée d'une corde. Un endroit qu'il pense bien, avoir déjà vu et que Jack venu le rejoindre reconnaîtra comme étant ce petit réseau (non topographié) découvert il y a une dizaine d'année dans le prolongement du "réseau (entendez galerie) Marcel". L"auge" aujourd'hui très ensablée avait d'ailleurs fait l'objet d'une "immersion" avec bouteilles par Jacques.

C'était en 2004 comme en témoignent le diaporama et le compte rendu réalisés à cette occasion

Il eut été tentant de ressortir par l'étroiture ouverte à l'époque pour rejoindre la surface via la salle Cri Cri ,mais c'eut été impossible sans avoir préalablement installé une corde dans le puits d'entrée, le bas de la verticale n'étant plus court-circuitable en varappe par la cascade (*). N'empêche, voilà une nouvelle percée réalisée, ce qui ouvre la possibilité d'un circuit très intéressant. Reste à donner un nom à ce secteur. L'idée de dédier ça au "Baudet de Bertrix" est déjà dans l'air ;-).

Sortie vers 23 heures avec les dernières lueurs du jour et profiter d'une tournée générale de jus de fruits multivitaminé offerte par Gri Gri qui s'est dépassé ce soir !

(*) Michel s'en est aperçu en essayant par le bas et Christophe à confirmeéla présence d'un gros bloc obstruant le passage clef en s'y engageant par le haut. Dommage, sont franchissement était impressionnant, presqu'en apnée sous la douche. Le réouvrir parait dès lors mission impossible.






dimanche 9 mai 2010

On l'a boucle SVP !



Il était "chaud boulet" le Greg ce samedi 07/05/2010 quand je lui ai proposé d'aller tenter de sortir le "fût du canon", au point extrême atteint lors de notre courte première au Chantoir de Kin (voir le CR du 31/08/09).

Fallait d'abord espérer pouvoir repasser les étroitures en voutes basses de la "Kin't floche", ce qui n'était pas gagné d'avance après un hiver dans un chantoir comme celui-ci. Et puis encore avoir la chance que le point bas du dernier obstacle soit humainement franchissable, ce dont je n'étais guère convaincu. Donc, nous avions avec nous de quoi gratter, cogner et "aménager" en conséquence.

Invité de dernière minute, PDu était de ce fait le bienvenu pour donner un coup de main mais surtout pour découvrir la cavité qu'il n'avait jamais visité. Du moins pour le voir en partie, ce qui est toujours bon quand on est C.T. Spéléo Secours.

En tenue néoprène (lègère), nous sommes finalement contents d'arriver aux "puces sèches" pour pouvoir nous vautrer dans le lit de ruisseau. Greg passe tout juste. Il nous faut dégager les gravats pour suivre mais rien de bien contraignant. Arrivé à l'entrée du "fût du canon" qui aujourd'hui souffle un bon courant d'air, je n'ai même pas le temps de déposer le kit que Greg s'est déjà engagé et négocie quelques 5 à 6 m plus loin la "chatière de l'étroiture". Sur le ventre, les pieds en avant, il parviendra en relevant les jambes et en se tortillant, à passer le point critique (angle droit à ...gauche dans le sens progression). Chapeau ! Derrière, en marche arrière, il finit pas déboucher au bout de 3 à 4m et deux virages plus loin, sur la rivière !

Transcendé par cette nouvelle, je laisse Patrice s'acharner au marteau sur le coude d'entrée du fût du canon et m'échine à franchir la saloperie. Il faudra quand même que Greg vienne gratter au sol pour que j'arrive à passer le virage avec mes longues jambes.

Une fois les pieds dans la rivière, un truc me chiffonne, il y a beaucoup plus d'eau qu'en amont du siphon que nous pensons avoir shunté. Ma première réaction est donc d'aller voir d'où elle rrive. Et là, j'ai vite fait de comprendre que nous venons de passer dans l'autre réseau du trou, au bas du puits (très flotté) "Arlette"... bref, dans du connu !!!

En fait, nous avons débouché par ce petit boyau parfois ventilé qui se trouve en rive droite du ruisseau, presqu'en face de la galerie de la bougie. Ce départ, je l'avais déjà repéré en me disant qu'il pourrait peut-être shunter le terminus actif mais ayant considéré que nos prédécesseurs avait du s'y acharner, je n'avais jamais tenté de forcer le terminus qui, si on ne le sais pas, semblait totalement colmaté...

On aurait pu probablement pu s'en douter si nous avions fait la topo... Mais au vu du plan existant, ça ne nous était pas apparu comme une évidence. Surtout, qu'aucune confluence n'existe entre les deux écoulements Probablement se rejoignent-ils plus en aval. L'ennui, c'est que de part et d'autre, c'est totalement noyé et impénétrable.


En attendant, nous venons d'ouvrir une fameuse boucle, ce qui pourrait permettre un circuit des plus sportifs ! Certes trop filtrant sans quelques aménagements. D'ailleurs, Patrice, échaudé à l'idée de ne nous imaginer courir derrière, a essayé de suivre mais sans succès à cause de sa cage thoracique.
Déçus par ce scénario inattendu, il ne nous restait plus qu'à s'arranger pour repasser et s'extraire du fût du canon (conduite forcée oblique), remballer le mato et ressortir par le même chemin, en se promettant la prochaine fois de faire au moins un crobard et si possible la topo mais faudra beaucoup de courage, d'autant que c'est tout le trou qui mériterait d'être refait.... 
Et tant qu'à y retourner,  faudra envisager faire le circuit complet en équipant préalablement le puits Arlette. On aura alors tourné une page de l'histoire de Kin.

Fin de cet épisode par un nettoyage du printemps au Chalet  où nous retrouvons Bando, Daniel et Pascale  (GSC) qui reviennent d'un stage "techniques légères à la Rac et ,avouons-le, après une petite infidélité au bar du local en passant boire auparavant un verre à Harzé chez "Lespagnard", petit bistrot tenu par son vénérable propriétaire depuis 1941... Un détour à refaire après une séance au chantier "H", tant qu'il existe encore.

Jack

lundi 31 août 2009

Ca passe à Kin !


Au terme de notre dernière visite au chantoir de Kin, nous nous étions promis d'y revenir au plus vite. C'est que nous avons fait à trois reprises durant les mois de vacances pour profiter au mieux des conditions d'étiage prononcées de ces dernières semaines, idéales pour mener à bien le chantier entamé fin juin au "puces sèches" (nom de baptême donnés il y a des décennies par nos vénérables anciens André Modave et Marc Goffin, allusion au caractère de deux collèguEs)

La première descente date du 7 juillet, une super sortie dont on pourrait afficher le score de cette manière : 3 points à zéro.
Trois comme le nombre de participants : Pascal, Greg et Michaël
Trois comme les tirs foireux dns la roche pourrie de la voûte
Trois comme les tirs réussis malgré toutes les difficultés
Trois enfin pour le nombre de points de suture à la jambe de PV qui a fait obstacle à un éclat de roche violent (merci quand même à la combi et à la botte...)
TPST : 4 h + un détour par les urgences.

Jamais nous n'avions parcouru Kin avec si peu d'eau.
L'occasion d'admirer les nombreux détails insoupsonnés


Le temps de cicatriser et de rassembler de quoi poursuivre les travaux, non plus au percuteur mais à "la paille", Pascal, boosté à distance par Jack, a remis ça au programe ça le lundi 17/08/09 avec Greg et Bando.

Une demi heure de progression et les revoici à pied d'œuvre. En dégageant à la pelle les détritus du dernier tir, Greg tente une nouvelle fois sa chance mais en vain. L'arsenal de la parfaite petite taupe spéléo est déballé et "Pimpel Booumm" (nom de guerre de Pascal) + sa copine la fée Hilti (armée d'une nouvelle mèche de 8mm/40 cm) entre en action. La première paille fait long feu... On s'applique sur la deuxième. Suspens... Greg est à la mise à feu... et BOOUUUMMM !


Enfin, la roche barrant le passage est déchiquetée. Les gravas sont enlevés et Greg retente sa chance mais il a beau être filtrant, il ne filtre pas encore à travers le conduit. Il faudra deux autres micros-tirs tout aussi performants pour qu'enfin il puisse passer sur le dos, la tête la première, et d'emblée dire "Bingo, ça continue !"
Dans l'euphorie de l'instant, Pascal tente aussi le passage mais il lui faut attendre Greg pour l'aider. Lorsqu'il revient, il annonce avoir parcouru 50 m....

-Combien ?
- 50 m, répète-t-il

Une fois de l'autre côté, Pimpel parcours aussi ce qu'ils baptiserons la "Kintefloche" (terme de poker), sur une distance qu'il convient toutefois de rabaisser à 20-25 m, et ce en suivant le ruisseau tantôt debout, tantôt à ras du sol jusqu'à un nouveau passage bas où les galets forment barrage et qui devra être élargi sur +/- 2 m de long, la suite étant visible et plus large.... TPST : 4 h.

Au delà des Puces Sèches. En route pour Dieupart ?

Le soir même de cette découverte, il est convenu d'y retourner le surlendemain, sans attendre !
Il fait encore chaud ce mercredi 19/08/09 mais pas d'orage prévu heureusement. En nage dans les combis de néoprène, Pascal et Greg descendent en milieu d'après midi pour aménager au mieux l'étroiture des Puces sèches et commencer la désob au terminus aval, en attendant que Jack les rejoigne ...ventre à terre... après sa journée de boulot.

Derrière le ramping forcé (comme le bain !) et aménagé par notre "Gregalet" de service, la joie a été de courte durée car la suite bute directement sur un siphon. Les traces de mise en charge sont importantes. Jack tente de s'y immerger mais s'enlise au point de décréter que l'obstacle n'est pas plongeable.

Pas de chance .... quoique... nous n'aurons pas à porter des bouteilles jusque là !

La première n'en est pas pour autant terminée car à l'opposé du siphon, la galerie dans laquelle on débouche remonte sur une bonne quinzaine de mètres en suivant le pendage de 45°. C'est en fait un toboggan de glaise, avec au sommet une queute sur quelques éboulis, avec juste avant une cheminée se resserrant sur un boyau colmaté de boue. Peut-être est-ce là l'arrivée d'un chantoir aujourd'hui disparu ?

Le plus intéressant se trouve en fait à mi pente. Un couloir horizontal reprend en direction du siphon. Ventilé (il souffle comme partout depuis la salle Troisfontaines), il est d'autant plus intéressant qu'à ce niveau, les traces de mises en charges s'estompent ! Après que Greg y ait déjà progressé sur une dizaine de m, Jack s'y engage à son tour, Pascal ayant renoncé au premier coude formant une baïonnette très difficile à négocier avec de longues guibolles. Derrière, il suffit de se laisser glisser dans un boyau descendant régulièrement, la largeur et sa hauteur correspondant "en gros" à la carrure d'un spéléo filtrant... Arrêt sur un rétrécissement qu'un individu court sur pattes pourrait peut-être négocier en force pour aller confirmer que le bruit d'eau entendu derrière par Jack est celui du ruisseau qui coule paisiblement vers l'aval. Et s'étant assurés qu'il n'y a aucune relation à la voix avec la cheminée trouvée à l'aplomb du siphon, tout porte à croire que "le fût du canon" est un shunt. Reste à le mettre à gabarit humain, ce qui ne sera pas une "mince" affaire... Déjà que pour en sortir, Jack a du jouer du marteau...

Dans les "Puces Sèches"... c'est ici que commence la première.

A suivre évidemment, dès que l'occasion se présentera d'y retourner pour tenter de lever le nouveau point d'interrogation.



lundi 17 août 2009

Chantoir de Kin



Prévenus comme demandé via la page du site ubs relatif à l'accès aux grottes fermées, nous savions que le RCAE avait mis à son programme le chantoir de Kin, dont nous leur avions souvent parlé mais qu'aucun ne connaissait. Rejoints par d'autres gravitant autour du projet explo 2009, et sur base de nos conseils avisés, ils ont ainsi pu se rendre compte de l'intérêt de cette cavité bien peu parcourue en classique. Faut dire que les conditions sont rarement idéales comme elles l'ont été ces dernières semaines.

Nous comptons nous aussi d'ailleurs profiter de cette météo clémente pour poursuivre la désob au delà du "cercueil" avec la conviction que nous passerons prochainement. Que nous réserve la suite au delà du pertuis visible ici, wait and see...

L'idée de reprendre ici aussi la topo n'est pas abandonnée, d'autant que nous disposons maintenant d'un DistoX pour nous faciliter la tâche. Cela restera cependant un travail peu évident, vu l'étroitesse, l'humidité plus que relative et la complexité du trou.

En attendant d'en reparler, voyez ce qu'en ont pensé nos derniers visiteurs de leur trip à Kin :


Et pour terminer un autre lien très intéressant vers le site de Jacques Shoumackers qui consacre une page au chantoir avec des photos d'archives étonnantes dont celle i dessous empruntéé a Madame Madeleine Leduc. Qui la connait et pourrait nous la présenter ?


dimanche 28 juin 2009

Kin, tu plais.

Echauffement !


Sortie du quintuplé PasC7al, Greg, Lio, Gri-gri et Jack au chantoir de Kin ce samedi 26/06/2009 (Aywaille). Pourtant, il s'en était encore fallu de peu pour qu'on reporte cette descente, le temps étant à l'orage. Difficile d'avoir des conditions idéales pour s'engager à Kin. En fait, la perte est toujours active, le cheminement est systématiquement "flotté". C'est ce qui en fait d'ailleurs un trou "ludique" mais mieux vaut ne pas se faire prendre par une vague de crue aux mauvais endroits

L'étroiture dite du "cercueil"

Mais bon, les averses orageuses n'étant prévues que fin de soirée, on ne s'est plus posé de question. C'est qu'il est plus que temps de reprendre la désob entamée

C'est fou ! Déjà 3 ans et demi que nous nous promettons de revenir et lever ce point d'interrogation... Plus question d'attendre, il faut réattaquer et s'y tenir.

Ceci dit, il ne faut pas s'attendre à voir beaucoup de monde volontaire pour aller se contorsionner au fond du trou, se vautrer une heure ou deux dans le ruisseau et commencer à hacher le plafond de la minuscule voute mouillante qui laisse entrevoir une suite à peine plus large. Mais bonne nouvelle -sauf pour la t° ! - ça souffle légèrement.


le chantier et la circulation pérenne

Pour cette reprise de contact avec les lieux, nous avons avec nous la foreuse ainsi que des "pailles" que nous pouvons déclencher à distance. Mais elles sont trop longues, les trous trop courts et le bourrage ne tient pas. Faudra revoir les doses. Nous repassons donc au "bon vieux" système des cartouches (du moins quand le percuteur ne coince pas). L'inconfort des lieux et la nature de la roche font que les tirs sont peu efficaces. On gagne du terrain mais il faudra encore une à deux séances avant d'espérer pouvoir s'engager dans le passage. Et été torride ou pas, on sera en full néo !

L'important, c'est d'abord d'avoir donné l'occasion à Lionel et Marc de découvrir le chantoir mais aussi d'avoir relancer ce projet d'explo d'autant plus passionnant qu'il est tout proche de notre local.
Espérons aussi que dans la foulée, nous puissions trouver le temps et l'énergie de retopographier ce trou dont nous avons la gestion, comme officialisé d'ailleurs sur le site de la Région Wallonne.

Ce travail pourrait déjà nous indiquer avec plus de précision la profondeur réelle car -74 est une côte surfaite (à moins qu'elle soit prise du bord de la doline). Ca reste cependant assez incohérent car l'altitude de l'entrée est donné à 210 m et la résurgence (je découvre qu'elle porterait le nom de "Dieu le Père") à Dieupart, presque sur la terrasse de notre ami André, serait Z : 150 m..., à peine 60m plus bas.
Bref, il y a aussi du boulot de surface pour les géographes du club qui voudrait bien nous aider éclaircir tout ça afin de disposer d'une bonne base de travail.



Jack

lundi 5 mars 2007

Activités mars 2007

Journées Walonnes de l'EAU

Di 25/03 : Chantoir de Grandchamps

Au progrmamme d'une excursion géologique organisée par le CRA encadrée par Pascal S., la doline de Grandchamps se devait d'être rendu accessible à tous.

Aussi, étions nous là (Jack et Michel A.)pour tailler quelques marches et tendre une main courante très appréciées des personnes âgées qui ont pu ainsi approcher au plus près le phénomène justement très actif suite aux pluies de la semaine.





Sa 24/03 :
Grotte Touristique de Remouchamps

Cette visite qui a rencontré un réel succès a permis à deux groupes de vingt personnes de parcourir la cavité tout en recevant des explications sur la genèse de sa formation.

Cette visite convenait parfaitement pour illustrer le thème choisi par le Contrat de rivière Amblève « le travail de l’eau sur la roche » compte tenu du fait que la grotte de Remouchamps doit pour une grande part son creusement au « Rubicon » rivière souterraine qui la traverse pour ensuite rejoindre l’Amblève.

Deux spécialistes scientifiques avaient bien aimablement accepté d’encadrer et de commenter cette visite : le Géologue Camille EK conservateur du réseau classé de la grotte et "notre" Hydrogéologue Philippe MEUS. Ils étaient accompagnés par Michel ANDRIEN et Alain MAES.

Pendant plus d’une heure et demie les participants ont pu admirer et parcourir les magnifiques couloirs et salles de la grotte tout en posant des questions pertinentes aux deux spécialistes. La sortie en barques fut très appréciée par les enfants. Il convient de remercier particulièrement les bateliers pour leur gentillesse et leur professionnalisme.

Michel ANDRIEN


Sa 24/03 : Grotte du Hibou


A la demande de la Commune et du Contrat Rivière Amblève, nous avions proposé cette activité à l'impressionnnant programme des Journées Wallonnes de l'Eau. Seules deux participantes s'étaient inscrites, si bien qu'elles ont pu profiter pleinement de cette sortie encadrée par les deux volontaires de service Robert T. et Pascal S.


Ve 23/03 :Chantoir de Béron Ry

Je n'ai pas résisté à vous soumettre le compte rendu fourni par Olivier (pour le site du RCAE), m'étant seulement permis de rajouter les accents (Olivier est en guerre avec eux !) Jack.

Avec "El Profesor", alias Yves Dubois (SCB) -et avec retard !- Olivier (RCAE) a rejoint ce pluvieux matin Jack à la ferme de hodechamps. objectif : grimper au mât puis a la foreuse un plafond du collecteur pour vérifier l'existence ou non d'une lucarne et suivre un possible autre tronçon du niveau fossile devant exister vers ce niveau (si vous ne suivez pas, demandez le détail a el Profesor -prévoyez la soirée ... une longue soirée ;-).

Toujours est-il qu'une fois de plus les voici dans le crachin -ben tiens !- à se préparer, conditionner la foreuse, les accus, les dégaines, la barre Raumer etc. Arrivés devant l'entrée, quelques travaux de dérivation leur permettent de pénétrer dans la cavité en préservant la foreuse (et partiellement eux-même) d'un flot qualifiable de "déchainé" en moxhétisant quelque peu. Déchaîné, el Profesor ne l'était pas, plutôt enchaîné par une nouvelle posologie lui jouant des tours malsains ; 15m de progression et quelques nausées plus loin, voila Olivier et deux kits tachant de rattraper Jack pour l'informer que le programme s'exécutera non pas en trio mais en duettistes "no es facil". Passages bas, passages glissants, passages étroits, passages boueux, etc. les mènent au collecteur. Reste a trouver l'objectif. Les leds c'est bien, ça consomme rien ! Ouaip mais ca porte pas loin non plus ... et comme ça consomme rien ça marche encore avec des batteries plus trop pleines ... genre celles qui ne suffisent plus pour une ampoule halogène. De halos jaunâtres en supputations, un objectif -double !- est déterminé et une méthodologie arrêtée : le mât c'est bien -comme les leds !- mais le temps d'aller le chercher, le démonter, le transporter, le remonter, le placer, y monter ... ben est-ce que ça ne serait pas plus simple d'attaquer d'abord sans, quitte si ca ne passe pas à revenir au plan A ... à cette partie de l'initial plan A ? Sitôt dit, sitôt fait, et Jack d'attaquer en libre une oppo susceptible de mener en haut d'un bloc d'où Olivier poursuit en artif -finalement sans faire usage de la barre Raumer (puisque la journée a été jusque la placee sous le signe du "j'adore qu'un plan se déroule sans accroc" continuons !). Qq spits plus haut, ca pince de tout coté, rien ne passera par ici, fin du premier objectif. Et pour le second ce sera plus tard : il est temps de replier et de courir mener les enfants de Jack qui au foot, qui a la piscine.

Le soir en prennant des nouvelles d'El Profesor (qui va mieux, merci pour lui) il s'averra que bien entendu l'escalade realisée n'etait pas la bonne ! ! Mais que la corde laissée en place -à cet effet, on a quand meme parfois un éclair de lucidité- devrait permettre d'accéder à un l'autre possible lucarne qui était bien un point d'interrogation a vérifier. Ya des jours comme ca !

Week-end du 16-17 et 18/03 : chantier Fond de Kin

Désobstruction à Dieupart.

Cette « désob » ciblait un puits comblé situé au-dessus de l’émergence de Kin, à deux pas du domicile d’André Modave. Ce puits est, vraisemblablement, une ancienne sortie des eaux venant du chantoir de Kin. Le but était de tenter d’atteindre le niveau de l’émergence actuelle, avec l'espoir de recouper le conduit parcouru par le ruisseau souterrain. Lequel nous permettra, peut-être de remonter son cours jusque sous le chantoir (?)

D'importants moyens techniques ont été mis en oeuvre ce week-end pour exécuter ce travail. 220 V, compresseurs, foreuses, éclairage néon et halogène, abri, etc… Un dépôt de matériel en réserve était aménagé dans le garage d’André et diverses lignes électriques furent déployées jusqu’au chantier.

La présence d'un plus grand nombre avait été sollicitée par Robs, le coordinateur. Un planning prévoyait ainsi une présence 24h/24 sur le site. Dès le vendredi après midi, les volontaires ont commencé à se relayer pour entamer les travaux de terrassement et de fouille et réaliser une belle avancée. Malheureusement, le samedi en fin d'après midi, après s'être acharné au percuteur et au détaupeur sur une fissure de plus en plus étroite, il fallut se résoudre à abandonner. Le tout replié, la journée s'est terminée au Chalet à échaffauder un nouveau plan d'attaque.

Participants : (ndlr : le webmaster exige des noms car n'y était pas...)


Dimanche 4/03 : carrière souterraine de Warnant

Participation active de Jacques P. et Françoise M. à l'encadrement du cours d'initiation à la plongée spéléo et ceci pour le compte de la commission Plongée de l'UBS.