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mercredi 13 mai 2009

Ain, que c'est bien les grottes et les canyons !


CR de sortie dans le Jura français du 1-2-3 Mai 2009

Participants : NicoW, Greg, Pascal V. et Christophe

Le départ :

C’est dans la nuit du jeudi au vendredi que nous arrivons à St-Claude. Nous tombons sur un contrôle douanier où nous nous voyons déjà victime d’une fouille en règle mais heureusement on peut encore trouver des gens raisonnables, même à la douane française. C’est au volant de son 4x4 flambant neuf que Pascal s’engage sur la piste décrite par Wim, un ami spéléo flamand de Jack, émigré dans l'Ain et qui sera notre hôte. Nous espérions au début arriver jusque la cabane où nous devons loger mais le chemin ayant souffert de nombreuses années d’abandon nous oblige à nous arrêter à 15 minutes de la bâtisse. Un repérage à pied pour vérifier si ne nous nous étions pas trompé de chemin et nous revenons avec Wim qui ne nous espérait plus. Le matériel minimum embarqué, nous repartons vers la maison pour dormir enfin.

Le programme du lendemain était simple : spéléo, spéléo, spéléo, …

Christophe n’ayant plus vraiment rien fait depuis un moment est vraiment « bien content que ses camarades soient venus » :o)


Dès le réveil, après un bon café et un peu de rangement, nous voilà parti pour la Caborne de Menouille.

Nous tournons un peu pour retrouver l’entrée de la grotte. Le descriptif était pourtant clair : « prendre la veille route vers Cernon et après le réservoir prendre un petit chemin à droite ». Évidemment, nous avons pris la nouvelle route et interprété réservoir par le bassin de retenue du barrage de Vouglans. Comme quoi il faut toujours bien lire le descriptif car ici comme chez nous, une route ou une borne peuvent changer de place.

Petit surprise : la grotte est équipée d’une barrière cadenassée... Un panneau nous informe qu’il faut avertir de toute visite le conseiller technique du CDS Jura. Faute d’autre objectif, nous décidons de

passer la barrière en escaladant un éboulis qui la rend totalement obsolète.

La visite est très intéressante, moins par son aspect esthétique ou ses volumes qui n’ont rien d’exceptionnels, mais plus par son aspect sportif. Cela nous permet de constater que nos deux nouveaux compères, Nicolas et Grégory, se débrouillent déjà très bien en progression. Ils ont le pied spéléo nos amis (on est très content qu’ils soient venus !). Cette sortie nous a permis de nous essayer à la photo souterraine en progression et le résultat est encourageant pour une première. Une partie amus

ante aura été l’équipement d’une vire un peu aérienne pour atteindre un P40 (nommé P60 dans la topo) qui nous amène en plein pot© sur un lac arrosé par la chute de la rivière Frachon. Une boucle est possible à partir d’ici en passant par le réseau inférieur pour revenir à 230 mètres de l’entrée. Pour ça nous avons besoin de 20 mètres de corde que nous n’avons pas prévue pour équiper une main courante et franchir une escalade délicate au dessus du lac. Nous y renonçons donc et nous sortons.


Nous aurons parcouru quasi l’intégralité du trou. Seule une partie du réseau ouest (sans intérêt dans le descriptif) et le chemin de croix (un nom peu engageant) n’ont pas rencontrés nos faveurs. TPST : 7h30.


De retour chez Wim, nous partageons une très bonne soirée de discussions autour d’un copieux. barbeque. Comme d’habitude, nous irons nous coucher trop tard et nous lever trop tôt pour une journée de canyon qui s’annonce superbe.


Nous avons jeté notre dévolu sur le canyon de Pissevieille tout proche de Saint-Claude. Arrivés au terminus du canyon sur les rives de la Bienne, nous nous équipons rapidement et c’est dans des tenues décontractées (photos censurées) que nous entamons une marche d’approche soutenue de 45 minutes sur les pentes abruptes qui nous mène au départ du canyon.


Au sommet, nous rencontrerons un club spéléo dijonnais venu comme nous s’adonner aux joies du canyon. Tantôt devant, tantôt derrière, nous descendons ensemble le cours du ruisseau. C’est une très belle descente que nous réalisons sous le soleil malgré un départ arrosé par la grêle et animée par moment de quelques coups de tonnerre.


Superbe descente agrémentée par un R25 et des sauts de 8m dans une vasque profonde. L’apothéose aurait dû être un R55 final mais une descente incontrôlée de Christophe dans un ressaut de 8m mètres nous fait finalement renoncer à ce projet et prendre l’échappatoire du petit pont. On en est quitte pour 25 ans de plus pour le cœur de Pascal et quelques contusions pour Christophe.....

TPTT* : 5h30

(*TPTT : Temps Passé Tout Trempé)


Sur le chemin qui nous ramène à Montavoix ,nous croisons Wim qui rentre chez lui en nous laissant le

soin du refuge. C’est avec la certitude que nous reviendrons le voir que nous le saluons. Pour cette dernière soirée nous nous restaurons autour d’un bon feu sous un ciel dégagé, une lune brillante et des étoiles scintillantes. Un petit morceau de paradis en somme.


Nous voilà dimanche, jour du retour. On remballe, on range, on brosse et nous sommes prêt pour le départ. Avant de descendre à la voiture, nous décidons d’aller voir la fameuse cascade de la Queue de Cheval où le Dard se jette de 67 mètres. Nous le quittons en nous jurant d’y revenir non sans une petite appréhension tout de même.



En route vers la maison :

La route et le moral sont bons. Christophe et Nico s’endorment brusquement à l’arrière. Pascal est au volant, Greg en co-pilote est responsable du ravitaillement en cococolo du chauffeur. Le retour est ponctué de quelques réflexions sur les choix musicaux de chacun (mais surtout du pilote) dans une ambiance bon enfant. En tout cas, on est bien content d’être venus !


Une pensée particulière à Jack et Marc qui ont dû renoncer au dernier moment à nous accompagner.


NB : tout le monde avait un APN lors de ce séjour, ce qui fait après un tri une centaine de clichés qui mériteraient un diaporama.

Et même que Greg à filmé à l'aide d'une petite caméra fixée sur son casque. Vous pouvez visionner sur You Tube son montage vidéo


vendredi 16 mai 2008

Des bornes à la Borne aux Cassots

Je ne suis pas borné mais la Borne aux Cassots, ça faisait des années que je voulais la faire. Seulement, à chaque occasion qui se présentait, la météo ne s'y prêtait pas. C'est que pour pouvoir y pénétrer et évoluer en toute sécurité, il faut d'abord être en période de basses eaux mais aussi une météo stable, toute la zone d'entrée pouvant s'ennoyer sur une centaine de mètres.

Même si les prévisions quelques heures avant notre départ nous laissèrent un peu perplexes, ce week-end de Pentecôte 2008 devait être le bon. La demande officielle d'accès et le feu vert obtenu auprès de Sylvain collin du CDS Jura, nous pouvions nous casser de Belgique pour rejoindre de nuit Névy sur Seille. Un p'tit détour en Gaume pour déposer Zoé et Rémy et 6 heures plus tard, mon Traffic s'immobilisait en amont de Baume-les-Messieurs pour nous laisser prendre un peu de repos dans nos sacs de couchage étalés aux abords de la rivière sous un ciel étoilé, à la grande joie de Marc qui en avait tant rêvé depuis son accident mais aussi de C7hristophe et PasC7al, heureux de remettre ça "à la dure".

Le p'tit déj pris sur cet espace de pic-nic entretenu par les villageois, nous n'eûmes pas à aller bien loin pour trouver le trou, situé en fait à quelques centaines de mètres de là. Une autre équipe étant sur le point de rentrer, les présentations sont faites. Après quoi, nous avons la visite de Sylvain avec qui nous "prenons le pouls" de la cavité. C'est ainsi qu'il nous rappelle ce sauvetage pas très vieux de belges non fédérés qui défiant toutes les règles de prudence s'étaient fait piégés par une crue, obligeant le S.S.F. à mener une grosse opération de pompage pour les voir finalement s'éclipser comme des voleurs...

En tout cas, nous, nous ne risquons rien ! Pas de pluie annoncée avant demain soir (et encore, plus au sud et en altitude). Et on prend de toute manière de quoi faire face à une longue sortie.

Notre objectif est de visiter le réseau non pas sur son entièreté (15 bornes au total !) mais dans ses grandes lignes, à savoir la zone d'entrée bien-sûr, le "Métro", la "grande Rivière" et les "grands éboulis" jusqu'au confluent, ensuite faire le "Bénitier", la "galerie du Gypse", passer l"Attendrisseur" (tout eun programme...), poursuivre via le "réseau pourri" et pousser jusqu'au "bout du monde" avant de revenir au confluent pour remonter la seconde rivière par le "réseau Alain" avec des crochets vers la "galerie de la neige" et le "réseau sup". Nous misons donc sur une bonne dizaine d'heures sous terre.


Bien que j'aie très mal géré cette sortie au niveau photo (pas de piles chargées dans mon flash esclave..., capacité de la carte mémoire insuffisante..., pas de pied...), j'ai quand même réussi à "couvrir" le sujet en ramenant une petit centaine de clichés, certes pas exceptionnels, mais qui vont vous permettre de revivre cette randonnée souterraine qui restera une des plus belles que j'aie réalisé dans le Jura. J'en ai sélectionné soixante-dix, dont quelques-unes commentées :

(enfoncez la touche F11 de votre clavier pour profiter du plein écran)

Lire la suite du déroulement du week-end (Les Chaillets)

Jack