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lundi 24 août 2020

Capéran 2020

 
Après avoir fait l'impasse en 2019 sur notre destination préférée de l'été, à savoir la République Libre du Capéran et ses entrailles, il nous fallait absolument retourner sur le Massif de Ger cette année pour poursuivre les dernières explorations de l'été 2018 !

La menace du Covid 19 plus ou moins écartée, du moins temporairement, nous avons pu finalement organiser un camp de deux semaines là-haut, du dimanche 19 juillet au samedi 1 août, quittant ainsi cette drôle d'ambiance régnant sur nos contrées et dans le monde à cause de la "pandémie".

Ce sont Thomas, Christophe, Jack et Valentin qui prirent les premiers la direction de Gourette. Le choix de partir le samedi 18 en soirée, après une après-midi à faire les courses et le conditionnement de la nourriture collective, était tout bon. Nous avons ainsi évité la grosse affluence sur les routes et sommes arrivés à midi le lendemain, non sans avoir pris quelques heures de repos à même le sol d'une aire d'autoroute.

 
Accueillis au Tremplin par notre ami Jean-Michel qui nous avait dégotté auprès de la Commune une chouette salle pour stocker nos affaires (Merci à la Mairie des Eaux-Bonnes pour leur confiance !), il ne nous restait plus qu'à manger une bonne garbure sur l'esplanade puis charger la montagne de matos dans le Def de Jean-Mi qui dans la foulée nous a monté au Plaa Segouné.  

Petit tri et rangement dans la cache effectués, nous pouvions embrayer par la marche d'approche. Arrivée au camp à 18h30, 24h pile après notre départ de Belgique. Les tentes montées et le souper avalé, en compagnie d'une nuée de mouches (impatientes surement qu'on remette les toilettes en route!), nous prenons encore la peine d'installer les tuyaux pour collecter l'eau de la source. Elle coule vraiment très peu, au point d'en être inquiétant pour la suite...Le soleil (merci à lui d'avoir été présent !) passé à l'horizon, nous n'avons pas demandé notre reste pour nous affaler dans nos sacs de couchage et faire un un tour d'horloge de sommeil réparateur bien mérité !


Lundi 20 : nous passons l'avant-midi à installer le camp, avec le placement des bâches sur l'abri (3
générations : l'orange, trouée de toute part; la verte bien entamée et par dessus tout la bleue dans un état correcte). Nous avions laissé le cordage inférieur en place. Il a bien tenu les deux hivers. Nous avons cette fois emporté un filet pour couvrir le tout sans avoir à tricoter nos vieilles cordes. On chipote quand même un peu mais le résultat est là, le vent peut souffler !

L'après midi, bien qu'il fasse toujours très chaud, on n'y coupe pas, il nous faut refaire un portage pour acheminer notre part de bouffe, notre matos spéléo perso et un minimum de collectif pour pouvoir commencer la spéléo demain. Thomas reste au camp pour fignoler l'installation (eau, panneau solaire, cuisine). Et c'est ainsi que la seconde journée filera pour se terminer sur un coucher de soleil dont on ne se lasse pas, suivi d'un ciel étoilé où nous observerons même la comète Neowise de passage et l'incroyable voie lactée !


Mardi 21/07 : jour de fête nationale, choisi par Bobo et sa sœur Mimi mais aussi par Ced et Aurélie pour prendre à leur tour la route vers Gourette qu'ils atteignent en début de nuit. Dodo à l'hôtel Tremplin où Jean-Michel les accueille.

Au Capéran, Christophe et Jack consacrent leur journée au rééquipement du LG 15 (Li Caillon), en vue des prochaines explos. Les cordes sont remises en place et quelques améliorations sont effectuées pour faciliter et sécuriser au mieux la progression sur cordes. Le début du boyau Lipophage est atteint mais comme il fallait s'y attendre, Christophe, ne pourra pas aller plus loin sans aménagement. Ce que c'est d'être trop baraqué !

Pour rappel, fin d'expé 2018, Ced et Jack avaient forcé une multitude d'étroitures jusqu'à s'arrêter au sommet d'une verticale estimée à une quinzaine de mètres, laissant supposer soit une jonction avec le Capéran, soit une nouvelle branche plongeant vers l'inconnu. Suspense...

 
Pour sa part, Valentin a refait courageusement un nouveau portage, profitant au passage du paysage et de l'ambiance de ce coin sauvage, royaume des edelweiss, et à l'affût des marmottes, isards et autre lagopède.

Mercredi 22/07 :  après être venu à bout du consistant petit déjeuner servi au Tremplin par Jean-Mi, Bobo, Mimi, Ced et Auré s'organisent et le Terrano de Ced chargé, ils montent à leur tour en jeep jusqu'aux lacs du Plaa Segouné où ils arrivent vers midi, en même temps que Christophe, Jack et Val venus à leur rencontre, rappatriant au passage une volée de vieilleries devenues inutiles au camp. S'en suit vous l'avez deviné un nouveau portage. Au camp, Mimi à l'idée géniale de mettre de l'eau chauffer au soleil dans nos marmites à moules, ce dont nous profiterons pour une bonne douche chaude en plein air, face à la majestueuse face W du Ger ensoleillée. Nous voici donc à 8 jusqu'à dimanche prochain.
 
Jeudi 23/7 :  Repos bien mérité pour Valentin et Jack. Mimi qui accuse un peu le coup reprend des forces. Quand à Christophe, accompagné par Tom, il va fignoler l'équipement de la zone d'entrée de l'UL15. Ced et Auré, après ablutions et lessives font leur second portage, avec du perso et du collectif. Et ceux qui connaissent Bobo ne seront pas surpris d'apprendre que du lever au coucher du soleil, il a promené des cailloux en vue de se faire un stock qui servira à consolider l'abri !
 

Vendredi 24/7 : depuis le début du camp, Chritophe et Jack se cassent un peu la tête sur les objectifs à prendre en priorité et en particulier sur la reprise oui ou non du Gouffre Liégeois Glacé BBS1. Aurons nous le temps, les effectifs, le moral, le matos en suffisance, la météo pour aller revoir la pointe qui nous avait tant déçue en 2018 (trémie infranchissable alors qu'on retrouvait une petite circulation d'eau) ?  S'il n'y avait encore un point d'interrogation à éclaircir et cette topo qu'on peine à lever complètement, on ferait le forcing pour tout déséquiper. Avant de décider quoi que ce soit, l'idée est d'abord d'aller voir si les conditions dans le puits d'entrée permettent d'accéder au P80 et au méandre glacé, cette zone nous ayant déjà joué bien des tours et contrarié les années précédentes ! 
 
 
Accompagné jusqu'à l'entrée par Val qui aide au portage de matos, c'est à nouveau Christophe qui prend l'équipement en main. . Il prend aussi sous son aile Auré qui découvre la spéléo sur le massif. Tom les suit, enfin jusqu'à ce qu'un morceau de roche (qui subit ici énormément la gélifraction) et le goujon cèdent sous son passage... Plus de peur que de mal. Le pire est finalement dessous car habituellement, les névés occupent les terrasses et le fond de cette énorme trou qu'est le BBS1 (40x10m) et profond d'une quarantaine de mètres. Or, cette année, tout à fondu ! Du jamais vu... Les fractios impossible à atteindre (et inutiles) mais surtout cette fonte à laissé, suspendus dans la pente qui suit et précède le P80, rochers et cailloux en instabilité totale ! La merde...
 
Pour Jack et Ced, c'est le grand jour. Enfin retourner derrière le boyau "lipophage" au fond de l'UL15 dit Li Caillon, avec tout ce qui faut pour équiper le puits sur lequel ils s'étaient arrêtés fin du camp 2018. . Le temps d'un nouveau fractio supplémentaire dans le P70 et vint alors le dépoilage et passage laborieux avec les sacs du méandre lipophage. Au sommet du puits, la foreuse est dégainée, MC et corde installées. Jack laisse Ced dépuicelé la verticale. Plein pot de 20m, superbe, légèrement flotté et qui débouche dans du grand. La suite : un haut méandre qui après 10m à tout casser croise une haute galerie où coule un ruisseau. Et là, au croisement, fallait s'y attendre, un beau gros cairn ! Nous sommes bien au fond de la galerie de l"Araldite", en fait à quelques dizaines de mètres de ce que nous avions baptisé l"Impertinente", sale trémie qui avale l'actif. La jonction est réalisée !
Avec le temps, la perte a un peu évolué car on y devine un passage entre blocs. Avec infime précaution, Ced se faufile, pour constater quelques mètres plus loin, tout est bouché par un genre de filtre de sable. Tant mieux, le truc est trop craignos !
 

Scénario finalement attendu que ce débouché dans le Capéran, dans cette zone à l'époque abandonnée faute non pas de perspective mais de moyens de désob efficaces. En particulier à cet endroit baptisé " le poclain", du nom de cet engin qui eut été fort utile pour forcer la suite. Pour l'atteindre, Jack refait les 2 escalades, faciles mais délitées. On remonte ainsi d'une bonne vingtaine de mètres, jusqu'à la base de l'immense éboulis qui continue à grimper dans un vide décidément grand. Avec les leds, ça change de la carbure de l'époque. La fouille de cette zone sera pour une autre fois. 
 
A la sortie des étroitures lipophages, l'idée de commencer à élargir est vite abandonnée, d'autant que la paroi gauche, gréseuse, résiste obstinément et qu'il fait très froid en ce lieu très ventilé.
A la remontée, nous prenons encore la peine de donner un petit coup de grâce à un sale coude dans l'étroiture "mortel combat" au bas du SNCB. Sortie tard dans la soirée, contents d'apporter la bonne nouvelle au camp et du coup de nouveaux objectifs.
 
Pendant ce temps, Bobo s'est forcé à faire une pause pour aller faire son second portage, en cie de sa sœur. Tout deux nous ramènent ainsi un max de nourriture. On ne manquera de rien ! Ah si : du papier cul ! C'est fou comme la réserve du début de camp à fondu... On rationne jusqu'au nouvel arrivage.

A noter aussi le passage en tout début de journée d'un groupe de randonneurs pensionnés partis à 5h des Eaux Bonnes et qui faisaient la boucle en allant sur Anglas avant de redescendre à Gourette, fameuse trotte.... Des connaisseurs qui habitent la vallée. Et bien au courant de notre présence, avec des connaissances communes. L'un d'eux se rappelait de notre collègue gendarme, un autre avait assisté à notre conférence du siècle dernier au Casino d'Eaux Bonnes. Marrant.
 
 
Samedi 25/7/2020 : De Belgique démarrent ensemble Solenn (RCAE), Coline et Colin, tandis que Pauline, DebA (RCAE) ont quitté en plein nuit le camp canyon du Tessin, prenant au passage vers Valence Robs venus du Doubs..... Les voyages forment la jeunesse !
 
Avec Valentin, Christophe quitte le camp fin de matinée pour descendre via pente herbeuse et Bouy Gourette. Objectif, faire à Laruns des compléments d'achats de nourriture pour la deuxième semaine.
Tout ça se terminera évidemment par un souper au Tremplin où ils passeront la nuit dans un vrai lit !
 
Au camp, bien que journée de repos, on notera quand même une grosse effervescence sous l'abri en perpétuelle aménagement rocheux. C'est que demain, nous y serons 14 à partager la "bulle". Fin de journée, le résultat est là, l'espace est encore plus accueillant !

Dimanche 26/7 : contre toute attente, Cédric a réussi à se lever tôt et est parti à la rencontre des nouveaux arrivants, en descendant chercher la moitié de la troupe avec sa jeep, l'autre étant acheminée par notre fidèle ami Serge. Les Theck iront accueillir tout ce beau monde au Plaa Segouné pour aider à ce nouveau portage. Si bien, qu'en début d'après midi, certains étaient déjà disposés à faire un petit quelque chose sous terre. Pauline et Solenn elles refont un portage dans l'après midi.
 
BolsonaRobs, aux anges !
 
Ainsi, une équipe s'en alla au BBS3 (sans nom), petite cavité faite d'un P20 d'entrée que Jack voulait revoir pour s'attaquer à l'étroiture qui se trouve à sa base. Vue avec Greg il y a de ça des années, on l'avait qualifié d'impénétrable mais de toute évidence, si on en croit le croquis des BBS de l'époque, ça a été franchi (ça devait être un anorexique !!!). Pour l'heure, accompagné de Coline et Valentin, l'idée était de la rendre pénétrable. En fin de séance, c'était quasi le cas, manque peu de chose. A suivre, tout en notant que la chatière est ventilée mais en réalité, le courant d'air va et vient, et donc en relation avec la surface mais peut être pas que....
 
 
A coté de ça , pour ne pas laisser Colin inactif, Christophe, avec DebA est allée d'emblée ressortir les cordes du BBS1, la décision finale prise de laisser le trou vivre sa vie sans nous cette année. Et de récupérer du coup du matos pour fonctionner ailleurs.
 
Ced et Aurélie, décidés à repartir déjà demain, rapatrient une partie de leur matos au Lg 10 avers l'intention d'équiper le trou. Mais le projet est trop ambitieux. L'entrée atteinte, ils se satisfont de la ballade pour rentrer au camp.
 

Lundi 27/7 :
 
 
A l'Ul15, c'est le défilé.  En éclaireurs, Bobo et Tom y descendent pour aménager l'entrée, ou plutôt la sortie, genre de gros terrier ouvert juste ce qu'il fallait à l'époque (en 89...) et dont on s'extrait trop laborieusement. Ils en feront un boulevard !
 
L'équipe Jack, Colin et Pauline prennent les devants pour aller refouiller la zone terminale supérieure de l'Araldite au fond du Capéran. La corde du P40 est remplacée au passage par une bonne nouvelle 10mm. Ils reverront ainsi après mise en place de nouvel équipement dans les escalade la base du grand puits remontant (>40...) ainsi que l'arrivée du courant d'air glacial émanant de l'énorme trémie qu'on imagine en relation avec le BBS1. Ils remontent aussi un petit affluent mais déjà vu à l'époque et sans suite. Petit bout de topo levé au retour mais point de départ qui corresponde à nos souvenirs du méandre Poclain :-( 

Point chaud à la jonction, coté Capéran.

Robs, qui découvre enfin le Puits de l'Ange qu'il avait ouvert sans jamais le descendre, assistée par Solenn suivent dans la foulée jusqu'au boyau Lipophage où ils s'évertuent pendant deux heures à le rendre plus confortable par tous les moyens, même que Solenn y prend goût !

Enfin, Christophe, DebA et Coline font également la descente, se contentant de la visite et de quelques aménagements d'équipement.
 
A la sortie, tous échapperont au gros orage tombé sur le massif, les premiers rentrant avant, l'équipe des pointus, juste après.
 
Ced et Auré auront échappés à ça ,redescendus dans la journée à Gourette pour continuer leur périple dans la région (Gavarnie, etc)


Mardi 28/7 : le beau temps est de retour. Certains, dont les vieux qui ont besoin de repos, en profitent. Valentin et Colin eux ont décidé d'aller au Ger après un crochet au Plaa pour remballer poubelles et autres surplus de matériel collectif. Mimi les retrouve pour faire le sommet avec eux mais aussi Christophe qui est allé déposé son matos perso à l'entrée du LG10 pour les explos de jours à venir.
Ced et Auré ont pour leur part comme prévu quitté le camp pour poursuivre leur périple vers Gavarnie et autres spots pyrénéens.
 
Mercredi 29/7 : Le LG10 est donc l'objectif de Pauline, Coline et Christophe. Départ vers 10h. Ils rééquipent le trou de cordes, passant donc via "Sissi la Grosse" pour aller au terminus de l'équipe du RCAE en 2018. Ca ne va pas tout seul, en chemin, une corde n'est plus en place pour continuer et il l'équipement demande quelques retouches. C'est que pour reprendre l'explo en laquelle on croit, on veut être à l'aise dans la progression, question d'efficacité. Bref, contrariés, ils n'atteignent pas cette fois le terminus.
 
 
L'UL15 est à nouveau au programme pour Solenn et Papy Robs, cette fois pour aller  (re)voir de leur yeux le fond du Capéran et avec l'idée de trouver un futur endroit de bivouac qui pourrait nous éviter les aller venues l'an prochain lorsqu'on y reprendra les travaux. Colin emboite le pas et les accompagne. Attiré par un orifice entre trois dalles à proximité du gros souffleur froid, il mettra le doigts sur ce qui devrait être le fameux Poclain, sans pour autant s'y insinuer par prudence. 
 
Annonçant la nouvelle à Jack et DebA venus à leur rencontre après avoir glacialement levé la topo du Lipophage, Colin laisse le couple Robs Solenn remonter et va leur montrer ça. Ni une, ni deux, pour en avoir le cœur net, il s'enfile dans le passage finalement stable et de fait Jack retrouve le cairn d'antan au bas d'un ressaut étroit à l'entrée d'un méandre impénétrable en l'état mais avec souffleur. L'endroit de bivouac repéré par Robs est à 10 m, génial !
 
Mais du coup, que faire ? Déséquiper la cavité comme prévu initialement ou faire encore le forcing demain, dernier jour "ouvrable" qu'on pensait occuper un peu relax à autre chose !? S'affrontent la fougue du jeune Colin et la raison du vieux Jack. Finalement, le moral de Jack fait peser la balance pour une pointe au finish demain....  Remontée sans trainer, DebA en tête. Colin qui ferme la marche se fait une petite frayeur dans un des coudes étroits du lipophage, une morceau de cailloux se décrochant de la paroi. Il se coincera in exremis sans faire de mal.
A la sortie, à notre annonce, Solenn se dit partante pour demain, yes ;-)
 
 
Jeudi 29/7 : Mimi continue à avoir du travail, prodiguant ses petits massages et soins kiné. Merci à elle pour tous ses bienfaits !
 
Pour un peu distraire Bobo du linteau qu'il compte absolument mettre cette année, nous lui commandons un muret pour les toilettes, question que nos postérieurs échappent au vent et à la pluie au moment crucial, voire aussi aux regards distraits en direction du trône. Mission remplie évidemment, avec l'aide de ses assistants motivés.
 
Pas question pour Christophe, Coline et Pauline de rester sur leur faim, ils retournent au LG10 pour poursuivre l'équipement jusqu'à ce fameux point d'interrogation qui s'avère être une tête de puits mais au départ tortueux et étroit. Ils en resteront là pour cette fois.
 
Enfin, côté UL15, rassemblant toutes leurs forces, le trio Jack, Colin et Solenn s'empressent d'aller au fond. Au passage, le bloc qui la veille avait failli joué un tour à Colin, est réduite en miettes, ce qui rend le passage d'autant plus aisé qu'avant.

Arrivée en début d'après midi au futur endroit de bivouac dans le Capéran. Tandis que Jack commence à travailler sur le Poclain, les deux d'jones aménagent le sol du bivouac baptisé "Ibizard". Et en musique car on a un smartphone et un baffle ext bluethooh !!! 
 
Puis à tour de rôle, on relaye sur le chantier. Dans un premier temps, Colin et Solenn parviennent à passer derrière à l'horizontale la fissure ouverte juste ce qu'il faut. Mais la suite et le courant d'air ne sont pas derrière. Alors, on reprends la désob à 45 degrés vers le bas. Déjà moins facile, plus inconfortable. A force de se remuer à faire des allers retours dans les passages, à sortir du cailloux, il est vite 17h passés. Encore une petite soupe sous la burka (fait caillant !), et nous entamons la remontée vers 18h. Solenn qui a des choses de filles juste maintenant a bien du mérite.... 
Colin suis avec aussi un bon kit, et Jack en déséquipant. A noter qu'il faut un peu moins de 50 mousquetons, toutes plaquettes sont en place. 
 
Encore une bonne sortie, avec au final une avancée de quelques mètres, et toujours un bon espoir de continuation. Avec aussi, un autre point d'interrogation venu s'ajouter. Il se situe sur la terrasse au dessus de la première escalade au dessus de l'Impertinente ,en paroi gauche : un trou noir visible entre les blocs. Mérite vraiment qu'on regarde ce qui pourrait s'y cacher, des fois qu'il permette de retrouver le ruisseau qui nous échappe. Mais ce sera pour l'an prochain !

Vendredi 30/7 : on est tous un peu cassés mais pas le choix, vu que démain, on démonte, il nous faut chacun déjà rappatrier un max de notre matos sur le Plaa Segouné. Chacun à son rythme avec plus ou moins d'énergie suivant l'âge ! La météo est toujours avec nous, c'est déjà ça.

Franchissement du Col de Ger, abrupt à souhait

Robs et DebA qui se sont reposés hier corsent un peu les choses en descendant au LG10, pour voir et se rendre compte de leurs yeux d'abord, puis déséquiper, pour enfin aller déposer leur matos perso aux lacs. Autant dire, qu'ils étaient contents de rentrer le soir au camp où rangement, tri, inventaire allaient déjà bon train ,question de s'avancer pour demain.


Samedi 31/07 : nous avons rdv avec Serge et son 4x4 à midi aux lacs, ensuite 14 h avec Jean Mi. On est donc tous debout à 7h pour un dernier petit déjeuner avant d'enlever les bâches, fermer encore quelques bidons et stocker tout ça. Nos tentes démontées et tout embarqués dans nos sacs ou sur les claies, nous nous divisons. A douze pour deux jeeps, avec tout le matos, ça ne le fait pas. Aussi, Christophe, Coline, Val, Mimi et Pauline font il le retour dans la vallée via la pente herbeuse. Superbe ballade sauf qu'ils l'ont réalisé presque entièrement dans la brume ! Et dans ce cas, il est temps de bien connaitre ! Retour classique pour le reste de la troupe et rendez vous tenus. 

 

Tous réunis dans la salle de la commune, on se réorganise pour les retours en voiture. Après quoi, nous nous retrouvons autour d'une bonne table au Tremplin pour un gueuleton préparé par Jean-Mi en personne. 

Restait plus après ça que de faire le plein de fromage du pays et de Jurançon. Tous nous quitterons Laruns vers 18h, certains optant pour un retour via Toulouse, d'autres via Bordeaux et quoiqu'il en soit un trajet sans soucis, avec juste quelques heures de repos pendant la nuit et arrivée vers midi chez nous.

CR et clichés JCL -2020


 En attendant d'alimenter l'album photos avec la sélection photos des participants, voici celle de Jack
 

 



jeudi 6 septembre 2018

Caperan 2018


Partis de Belgique le 21 juillet, et après deux jours passés à Sainte-Engrâce pour d'abord faire la descente du canyon Errekaltia (CR) et le lendemain effectuer la traversée de la Pierre via la Tête Sauvage (CR), Tom, Christophe, Coline, Cédric, Françoise avons quitté le camping pour rejoindre Oloron où nous faisons les grosses courses pour la première semaine de camp que nous allons passer sur le lapiaz du Capéran (massif de Ger)/ Bobo et Pauline nous quittent, vacances terminées.


Mardi 24/8 Arrivée à Gourette en soirée, bénéficiant fort heureusement de la réouverture de la route au dessus des Eaux Bonnes . Elle faisait depuis plusieurs semaines l'objet de réparation suite à un gros éboulement qui avait isolé la station trop longtemps ! Et vu que le Tour de France allait y passer... 

Nous prenons rapidement contact avec notre fidèle ami Serge et apprenons aussi avec bonheur que Jean-Michel est de retour sur Gourette cet été, au pied même des pistes, précisément au "Tremplin" où il a repris l'hôtel familial. Du coup, on sait où (bien) souper !!! Mais grâce à lui aussi où dormir, à savoir à la Québotte inoccupée, contents de pouvoir récupérer de la trop courte nuit de la veille.

Mercredi 25 :petit déjeuner chez Jean-Michel et préparation matos perso et collectif sur le parking de la caserne (où nous n'aurons plus le pied à terre d'antan, la nouvelle hiérarchie en ayant décidé autrement).

Serge se coupe en quatre pour nous monter en deux fois aux lacs du Plaa Segouné par la piste heureusement ouverte par la pelleteuse. Grand beau pour rejoindre le camp en fin d’après midi.  On s'attendait évidemment à beaucoup de neige, vu les chutes très tardives de ce printemps. Et de fait, il en reste beaucoup mais sans soucis pour le passage du col de Plaa Segoune. Par contre celui du Ger est toujours occupé  un gros névé très pentu et nous demande l'installation de cordes pour descendre par la droite où le pierrier est fort raide et instable, d'autant plus  difficile à franchir chargés comme nous le sommes.
Arrivée au camp fin d'après midi. Sortir tout de la cache et monter l'abri nous demande 3 bonnes heures sous un soleil pétant, accablant. Souper et dodo bien mérité 

Jeudi 26 : comme de coutume le deuxième jour, portage bouffe pour tous (sauf Thomas dont le genou est gonflé :-(

Vendredi 27 : toujours beau et chaud, bien pour le tour de France qui passe le col de l'Aubisque today. Tom est toujours cassé de partout mais  accompagne cependant Jack à l’entrée du BBS1 que ce dernier équipe jusqu'au sommet du grand puits glacé. Plus qu’à espérer que la lucarne en bas soit elle aussi ouverte. 

De leur côté, Christophe, Coline et Cédric, les CCC, terminent le déséquipement du gouffre de l'Aurebede, tâche compliquée qui les oblige à descendre avec quelques nouilles jusque - 200 d'où ils sortiront plusieurs kits de cordes bien tassés. Sortie très tard dans la soirée, ce qui nous aura un peu inquiété au camp même si on sait comment ça va.

Ainsi, c'en est fini pour nous de l'Aurebede. Après 8 ans me rappelle t-on depuis nos premiers pas dans ce trou.. Je reste frustré de ne pas personnellement avoir vu le fond connu (il s'en était fallu de peu, une petite nouille seulement...) Après la fouille au niveau du terminus et la topo par le RCAE en 2016, il n'y avait plus lieu d'insister mais bien de récupérer les centaines de mètres de cordes en place. La page est tournée...

Samedi 28 juillet : brouillard et soleil se partagent le ciel. Temps finalement très agréable pour un jour de repos, à savoir rapatrier du col de Ger les quelques 250m de cordes sorties de l'Aurebede. Seules la moitié sont encore en état, les autres (vieilles Edelrid) serviront au camp pour l'abri. On laisse environ 50 m de Roca ici, en prévision d'un équipement fixe dans le col lorsque les conditions sont difficiles.. 

Check à la descente vers le camp des trois dolines proches de l'UL10 qui au fil des années s'ouvrent de plus en plus et mériteront qu'on s'y à acharne sérieusement.

Préparation de la pointe de demain au BBS1, objectif majeur qui espérons payera !

Dimanche 29/7 : grand jour pour le BBS1-Gouffre Café Liégeois Glacé. Christophe, Cédric et Jack quittent le beau soleil vers 10 h. Il en ressortiront dans la nuit après 17 h à équiper, remanier, progresser, porter et finalement reprendre la pointe derrière le méandre dit du « tortillard ».

La suite tant attendue est un P15, vaste mais qui s'enquille dans un nouveau méandre à différents niveaux. Rien de très réjouissant, Christophe pense que l'aventure se termine là, Cédric insiste mais tourne en rond… A force, Jack trouve final le moyen de passer le méandre baptisé dans la foulée « la promenade dominicale » !

La récompense est derrière: P 10+R5 et on y croit ! Mais pas longtemps… soupirail impénétrable... Pas possible ! Le courant d'air soufflant et glacial est un peu moins fort. Une lucarne s’ouvre au sommet. Pas le choix, Jack s'engage dans une escalade artificiel. Une demi douzaine de goujons et on atteint une plateforme. Cédric descend un boyau qui fait suite et au final se retrouve au dessus mais derrière le soupirail. De là, il parvient à ouvrir une autre petit lucarne et par un P5 reprendre pied au soupirail, sans refaire le tour. En aval, le méandre continue, arrêt sur R5 à équiper avec le ruisseau qui montre le chemin vers l'inconnu… Il est 22 h et on est transis. Stop, on remonte.
Deux heures jusqu'au point chaud…saloperie de méandres et étroitures.... Une petite heure a de restaurer en essayant de se réchauffer et encore deux bonnes heures à ressortir via le grand puits gelé et surtout flotté, avec K-Way. Il est 4h du mat quand on rentre avec la lune au camp. Encore un fameux TPST dans les pattes...plus mon truc ça de dépasser les 12 h !

Lundi 30/7 : récup et nettoyage sous le grand beau, quel chance avec la Météo ! Dernier jour pour les Bando. Inauguration de la piscine creusée par Cédric et tri + rangement de l'abri.

Mardi 31/7 : pas de visite matinale de Serge comme il l'avait envisagé pour venir voir les isards, dommage. Christophe et Coline s'en retournent en Belgique via Bouy et Bezou. Cédric les accompagne à Gourette pour récupérer des affaires, descendre les poubelles et charger une batterie. Retour prévu par le Plaa Segoune mais au final il passera l’après midi, la soirée et la nuit en bas. Tom garde le camp.

Jack et Françoise quittent aussi le camp pour une randonnée vers Anouilhas, le col de Lurde et la cabane du Cezy dite "des spéléologues" où il passent la nuit. Ils font connaissance avec le berger 80 ans et sa femme qui on connu toute l’épopée des explorations du SC Bordeaux sur ce réseau des Eaux Chaudes (11 bornes, +800 derrière siphons...) . Des bons et mauvais souvenirs à les écouter. La cabane est chouette, juste un regret, nous sommes dans le brouillard et du coup aucun paysage, qui pourtant doit être exceptionnel ! J’aurais aimé un peu arpenter le plateau, ce sera peut-être pour demain matin.

Mercredi 1/8 : Serge monte Cédric au Plaa à 6 h du mat en allant "aux juments"! Là haut, beaucoup de vent. Il embarque le second panneau solaire et batteries qui installés donnent de bons résultats.
Aux cabanes du Cezy, le brouillard à disparu, c'est superbe. Petit déjeuner en terrasse avant de quitter Jacques et Jacqueline. C'est ensuite la séparation pour Jack et Françoise. Elle reprend le GR10 vers le pont de Goua puis Gabas d’où elle montera sur Bious Artigues et continuer vers la vallée d’Aspe.
Jack lui part à l'opposé vers Gourette, superbe ballade avec vue sur la vallée du Sousoueou, puis montée au col d'Hourquette, descente au lac d'Anglas, Plaa de Bach et finalement Gourette pour terminer à une bonne table chez Jean-Michel.

Jeudi 2 : Thomas a quitté le camp au petit matin un jour plus tôt que prévu. Ced ne sera pas longtemps seul car Jack remonte au camp via les œufs, Bezou, la prairie de Bouy et la redoutable pente herbeuse sous le cagnard.

Fin d’après midi, montée pour le duo jusque l'UL10 pour creuser dans la dépression à côté, d'où émane un C.A. Beaucoup de cailloux sortis mais chantier de longue haleine en espérant que ça ne retombe pas dans le gouffre à coté, l'espoir étant de donner un accès à l'amont du Capéran. A suivre.

Vendredi 3/8 : toujours à 2 en attendant la relève,  Cédric et Jack optent pour un objectif peu engagé sans personne en surface : l'UL12, gouffre de la Combe Cachée, où la fissure à -25 env s'était encore bien défendue en 2017. Ambiance toujours aussi glaciale, la neige étant encore bien présente au fond. Malgré ça, la fissure "récalfiltrante" est accessible et dans l'état laissée en fin de camp 2017 par Pascal V. et Tom, à savoir presque franchissable mais pas encore... et toujours avec l'écho d'une verticale d'une dizaine de mètres derrière.

Nous sortons toute notre force de persuasion et d'énergie pour ouvrir encore un peu cet étau rocheux. C'est dire beaucoup de gymnastique car l'endroit n'est pas commode et il faut faire des va-et-vient dans le dernier ressaut. Pas assez toutefois pour avoir vraiment chaud. On optera d'ailleurs pour prendre le goûter en surface avant continuer. Finalement, Ced tente le passage sans baudrier, en partant les pieds devants et assuré à la taille. Ca passe, limite, mais il est derrière où il peut se coincer en oppo à l'aise. Un goujon est placé, il remet son baudrier et peut enfin descendre le Puits qui fait finalement une douzaine de mètres, relativement vaste, avec l'arrivée d'une cheminée de la surface. En bas, pas de chance, ça se resserre méchamment mais une suite est visible. Je lui envoye tout ce dont il a besoin pour tenter d'ouvrir un minimum cette nouvelle étroiture et pendant qu'il y travaille une petite heure, je remonte reprendre des calories en surface. A mon retour, Ced est en sommet du puits et m'annonce qu'il est passé à "hip" mais après un nouvel élargissement, ça devient totalement impénétrable ! Il y a bien une cheminée qui pourrait être escaladé mais rien en vue en hauteur qui justifierait qu'on revienne. Il repasse sans soucis la "recalfiltrante" et nous remontons pour rentrer au camp à la tombée de la nuit, laissant le déséquipement à un autre jour.

Après bien des espoirs et beaucoup de contrariétés ces dernières années pour passer ce terminus prometteur, le verdict est malheureusement là... Une porte se referme sur le lapiaz. Démotivant !

Samedi 4 : bien que nos panneaux solaires ait fonctionné à plein rendement et rempli nos deux batteries tampons, nous avons du mal à recharger les batteries de la foreuse. En fin de compte Cedric décide de descendre dare-dare à Gourette, avec l'intention de choper les oeufs à Bezou avant mi trente et surout à temp pour remonter avec la navett jeep qui monte aujourd'hui l'équipe du RCAE au Plaa. Ses cuisses et ses mollets s'en souviendront mais il l'a fait ! Du coup, retour tous ensemble et tous bien chargés au camp, y compris Jack venu à leur rencontre au Plaa.

Dimanche 5 : Alors que l'équipe SSUL est bon pour un second portage (principalement bouffe pour tenir la semaine mais aussi complément matos spéléos pour les objectifs en vue), Jack et Cédric s'engagent dans l'UL1-Gouffre du Capéran pour rééquipement de la cavité jusque -270.

Départ à 13h avec une nouvelle C70 pour le puits d'entrée, occupés par ailleurs par des choucas et leurs oisillons. S'ensuit la remise en place des cordes stockées en sommet de puits sur plaquettes laissées en place il y a deux ans.

Tout baigne jusqu'au P "soixante-dix". Au fractio à 20 m du fond, bout de corde et aucune en vue pour continuer plus bas ! Étrange et très contrariant... Heureusement, nous avons emporté une C30 (prévue pour plus bas) qui fait l'affaire et nous permet de prendre pied sur la grosse marge dite du "V". Il y a ici stockées +/- 150 m d'anciennes cordes Edelrid. A défaut, la suite de l'équipement se fera avec celles-là.

C'est jusqu'ici que Jack avait en 2016 retravaillé tout l'équipement du trou. C'est donc le moment de sortir la foreuse. Facile désormais grâce à elle d'imaginer  et réaliser des amarrages pratiques et securit, là où à l'époque planter un spit s'avérait trop difficile et éreintant, à forciori deux ou trois au même endroit !

Le shunt de la dernière longueur du grand puits (archiflottté en crue, le piège !) fait ainsi l'objet de nouveaux ancrages, tout comme les puits et ressauts suivants. Une vingtaine de goujons plus tard, nous atteignons l'objectif fixé, à savoir l"Hôtel sans étoiles" à -270, là où nous bivouaquions quand nous étions jeunes.... Comment avons nous pu passer tant de nuits en is-hamac à cet endroit...).  il y a ici aussi un kit de cordes qui pourra servir demain pour l'équipement des puits d'Iscoo puisque c'est là dessous, à -300 que sont sensé oeuvré la prochaine équipe.

Il est 21 h, c'est le temps de se faire chauffer quelques nouilles et reprendre des forces. Une heure plus tard, nous empoignons nos bloqueurs et remontons à notre aise vers la surface.

Au sommet du P70, nous trouvons par hasard l'explication à notre soucis de manque de corde.
La nouvelle C100 qui nous avait fait défaut était planquée dans un endroit improbable, totalement en dehors du passage, loin du fond du puits, le fait étant que l'ancienne corde était toujours à disposition... bref.

Sortie en 2h30 çàd à minuit trente, accueillis par Oli qui  réchauffe le souper. TPST : 11h30.

Lundi 6 : LG10 pour Olivier, Alex et carotte. Bilan ça continue au-delà de l'escalade via étroiture et puits à descendre toujours dans le pendage! Bonne nouvelle.
C'est aussi le grand départ pour Robs qui depuis deux ans travaille Charlotte et Solenn pourqu'elles les accompagne à la cascade amont du collecteur, en vue de réaliser une longue escalade au dessus de La Luciole mais aussi d'y bivouaquer ! Beau baptème en vue pour les deux filles. Ca fait évidemment pas mal de matos tous ça... Sylvain et Caro font l'aller retour pour les aider à porter trois kits. Voir CR du RCAE pour leurs impressions !

Mardi 7 :

Repos pour Sylvain et Caro, préparation et dépôt matos au LG10 en vue de la pointe de demain our Alex Carotte et Oli.

Vu l'orage prévu fin de journée, le projet initial de Jack et Ced visant de retourner à la pointe du BBS1 est prudemment reporté à plus tard, en espérant de meilleures conditions, sans quoi...
L'UL15, dit Li Caillon, est une alternative tout à fait raisonnable et motivante. C'est déjà l'occasion de revoir l'équipement du puits des Anges, en changeant la C60 par une C75 et en plaçant un fractio à mi puits (un second ne serait pas de trop) et surtout en remaniant celui de la terrasse. Ouf, plus de passage de nœud à la c**.

Petit pause noodle pour dîner et direction le fond, vers -200 pour s'attaquer au méandre qui l'an dernier avait stoppé net Pascal, Jack ayant quand à lui pu s'y faufiler sur 5 à 6 m jusqu'à un coude étroit laissant entrevoir une suite toujours étroite mais suite quand même, avec C.A. et petit actif, bref pas de quoi laisser tomber !

La première tâche est de rendre ces premiers mètres un peu plus humain. Tout juste quand même car on n'a pas trop envie de gaspiller l'énergie et la marchandise...Mais à coup de marteau, ça passe relativement bien et on s'attaque donc à la suite. Le coude se laisse faire et contre toute attente, ça passe d'un coup. Encore quelques constrictions plus ou moins gérables en l'état et nous débouchons sur un beau R5 plein pot. Ah ah !

Il nous reste une bout de nouille et un goujon (toujours vouloir être léger...) qui se trouve avec nos baudards avant le méandre... qu'on repasse et re-repasse. Il est 17h, c'était l'heure fixée de remontée, question de sortir avant l'orage annoncé vers 20h. Mais bon, on ne devrait pas risquer grand chose ici. On se donne une petite heure de rab. Zou, on se retrouve à la base du puits. C'est vaste mais une nouvelle étroiture à ras de l'eau se présente. Baudriers enlevés, ça passe, ouf ! La suite s'élargit bien et un puits s'ouvre quasi directement dans le plancher, estimé à +/- 15m. Ce sera pour 2019... Cette verticale débouchera-t-elle finalement au bout du méandre de l'Araldite de l'UL1 (ça nous permettrait d'y retourner travailler sans bivouac, là où faute de moyens nous avions abandonné) ou alors allons nous passer dans l'inconnu, à moins que ça ne donne dans le BBS1 ? Suspens...

Il est 18h, étant de toute manière à cours de matos, nous re-re-repassons le méandre et remontons. Retour vers 21 h au camp, sous le brouillard, alors que nos amis en surface viennent de subir un bel orage, avec grêle et tout ce qu'il faut mais finalement non ressenti sous terre.

(A noter qu'il faut +/- 30 mousquetons, 3 de, qu'il faudra doubler quelques fractionnés et aussi changer le bout de 8mm qui précède le dernier grand puits)

Sortent en même temps Charlotte, Solenn et Robs du Capéran. Le bivouac s'est finalement bien déroulé vu la fatigue accumulée à et l'escalade, bien que très ardue, a débouché sur une belle galerie qui a permit de retomber dans le cloche du siphon amont mais avec vue sur une nouvelle escalade à réaliser, plus facile celle là.  Leprojet de Robert tant de fois programmé et chaque fois annulé, enfin réalisé ! Voir ici aussi le CR du RCAE.

Mercredi 8: LG10 pour Alex Olivier et carotte
Sylvain et Caro refont un portage pour complément bouffe. Sissi fait l'exploit de ramener la bâche EPDM d
Repos et travaux piscine pour les autres sous soleil et vent

Jeudi 9: Cédric et moi, on se lève tôt, question de s’engager au plus vite à la pointe du BBS1. Mais il fait vraiment moche, démarrer sous ce crachin pénétrant, ce serait entrer trempés dans le trou, ce qu'il faut éviter tant l'ambiance est glaciale. On décide de se remettre au lit et postposer notre départ en début d'après midi. On fait bien, la pluie laisse la place au brouillard, on dine et quittons le camp à 13h, avec instructions de ne pas s'inquiéter avant demain à l'aube, vu qu'on compte faire dans pointe mais aussi remonter en déséquipant jusque -60.

Marche complètement équipés question de s'alléger et aller au plus vite. Chargés malgré tout d'un kit chacun car on emporte un peu de nouille, la foreuse and co, amarrages et de quoi faire un point chaud. En chemin, je ramasse encore un bout de corde que j'essaye d'utiliser pour améliorer une sortie de puits mais trop courte. Tant pis pour cette fois, elle servira espérons le à la pointe.

A noter que cet impressionnant P60 gelé mériterait d'être fractionné plusieurs fois pour s'écarter au mieux de la trajectoire de la pluie et d'éventuelle chute de pierres ou glace. Un boulot pas facile, la roche est par endroit délitée ou couvert de glace. C'est faisable, mais faut y passer du temps. L'ennui, c'est que l'équipement ne sera plus visible ou accessible l'an prochain si ça fond différemment. A essayer en tout cas l'an prochain en début d'explo. En réalité, il s'agit d'un P80 jusqu'en bas quand la neige à fondu (c'était le cas cette année au moins sur une bonne dizaine de mêtres, « caverna magica » était peut-être accessible cette fois,,,

Nous ralentissent aussi l'étroiture R3D3 avant stargate, les quelques départs de puits étroits, le méandre « tortillard » (terminus de l'an dernier) et la « promenade dominicale ». Trois bonnes heures de progression pour enfin atteindre le « soupirail ». Pendant que Ced déséquipe l'escalade artificielle que j'avais fait et qui lui avait permis de trouver un shunt via une fissure ouverte en lucarne, j'équipe cette dernière 5 m à l'aplomb du soupirail en question.

Petite pause bouffe et nous allons équiper le R5 qui se présente plus loin et permet de reprendre pied au fond du méandre. Plus large mais pas bien longtemps car ça se pince au point de devoir écarter les murs,,, Nous renonçons préférant nous acharner sur une fissure latérale donnant sur R oblique semblant shunter l'obstacle. C'est vite réglé et en bas, il nous semble entendre un petit grondement. Un coude de méandre nous demande encore de rentrer le ventre, le cul et la poitrine et derrière OUI, c'est vraiment le bruit d'un écoulement d'eau qui se fait entendre ! Excités à l'idée d'avoir enfin rejoint une circulation, qui sait le drain du secteur, le R5 suivant est rapidement équipé sur AN. A sa base, on devine nettement un passage de 1,8m de large sur 70cm de haut, derrière lequel on s'attend à voir la rivière. Mais p****n de b----l de m///e , le passage est complètement encombré par une trémie qui à chié d'on ne sait où juste à cet endroit. Et pas des petits cailloux, mais bien des blocs empilés, le tout très instable,,, Pourquoi ? On ne mérite pas ça ;-((( Après avoir fait sauter tant de verrous pour arriver ici.

Ce qui nous intrigue, c'est qu'un petit écoulement vient de la droite et s'enfile vers la gauche. Or, il nous semble que ce n'est pas à ça que correspond le bruit d'eau que l'on entend, qui nous semble vraiment couler dans l'autre sens et plus fort ! Mystère...

Prudent comme tout je m'insinue en longeant la paroir sur la droite, couché quasi dans l'eau... Elle sort d'un laminoir impénétrable pour partir entre les fameux blocs, sans visibilité sur une suite. Ced fait pareil coté gauche en aménageant pour un minimum de sécurité, mais c'est peine perdue. On passe encore une heure à titiller la trémie frontalement mais plus on bouge de cailloux, plus il en revient.

Je suis déçu, dégoûté, frigorifié et  fatigué. 22 heures, on décide de rebrousser chemin après encore avoir fouillé au dessus du R. Au soupirail, on profite de la petite plage pour reprendre des forces qu'on brulera tout au long de la remontée et ainsi émerger du trou vers 4 heures du matin, impatient de retrouver l'abri (encore une demi heure de remontée du lapiaz, heureusement cairné) pour un casse croute et notre couchage pour quelques heures de repos. Plus de mon âge ces conneries !

A écrire ces lignes et réfléchir sur la suite à donner là bas, je me suis rappeler que dans la descente du balcon atteint en artif et menant à la lucarne du Soupirail, Ced a vu au moins une autre fissure dans laquelle il voyait sur une dizaine de mètres. Quelle direction, je n'en sais rien mais il y a peut-être un espoir là bas, d'autant qu'il nous a semblé qu'il y avait beaucoup moins de courant d'air à la trémie que en amont du trou où il ne fait pas bon s'arrêter trop longtemps (aspirant aujourd'hui, l'inverse que par beau temps). Une bonne raison en tout cas pour au moins y retourner une fois, avec du sang frais et des outils, ne fusse qu'une petite barre à mine.

Vendredi : même pas l'occasion de dormir jusqu’à l'arrivée du soleil sur la tente (10h30), y'a un gros moulin à vent qui tourne sans arrêt dans le ciel : l'hélico de l'armée... Quel gaspi de carburant, sans même nous offrir le transport de notre matos qu'aujourd'hui Robert, Ced et moi allons devoir faire jusqu'au Plaa puisque nous quitterons le camp demain avec le reste de nos affaires persos.
Heureusement, le beau temps est de retour, un peu plus frais mais très bien pour notre A/R au Plaa, ce qui demande toujours 5 à 6 heures avec les pauses, le rangement, les coups de fils pour arranger les navettes jeep, etc. Nous serons ainsi de retour pour fêter la majorité de Solenn avec un petit apéro (qui cognait en ce qui me concerne !) suivi d'une chasse aux trésors et un beau coucher de soleil en prime. 

Samedi : départ Robert, Cedric et Jack via le Plaa où Jean-Mi sera au rdv pour redescendre en jeep.

Oli, Carotte, Alex déséquipent l'UL1,
Solenn et Cha vont faire joujou avec Topodroid à l'UL 9.
 Sissi et Caro vont se mesurer à la lucarne du LG10 une dernière fois, sans succès probant mais ça ne saura tarder en y mettant les moyens. 

Dimanche : très grosse journée de portage retour, via le col de Ger où l'abri est démonté et avec la mauvaise surprise de devoir stocker tout à la station intermédiaire, donc bien plus bas sur les pistes, car la jeep de Serge a des soucis de réducteur et ne pourra venir les chercher plus haut. Et pour corser le tout retour au camp sous l'orage.

Lundi : démontage du camp et évacuation vers Gourette via la vallée, variante sympathique, même si un peu compliqué dans le brouillard. Et à la clé pour le RCAE, toute la gastronomie offerte par Jean-Michel au Tremplin ! 

Mardi 14 aout : go back to Liège pour tous, sauf Caro la toulousaine, le but étant d'éviter le chassé-croisé du 15 aout sur les routes (à moins que ce soit d'arriver en République d'Outremeuse à temps ?!)

mardi 1 août 2017

Capéran de Ger 2016 - 1ère semaine





Départ en masse ce jeudi 21 juillet 2016 -jour de fête nationale- pour notre énième (?) camp d'exploration sur le lapiaz du Capéran (Massif de Ger, Pyrénées Alt, Eaux-Bonnes). Nous ne sommes pas moins de 11 participants à faire les 1300 kms de route, certains via Bordeaux, d'autres via Toulouse.

Il y a cette année les "habitués" de C7 comme Pascal V, Greg Z, Jack L, Robert T (dit Bobo), Christophe B puis les p'tits nouveaux en la personne de nos ados : Coline, Amélie et Colin . Sont venus se greffer ou regreffer cette année à l'expé Luc B. (GRPS), Daniel L et Pascale S (GSC). Et enfin un revenant en la personne de Thomas C,!

Tous nous nous retrouvons le soir à Gourette pour y souper (scandale, le resto la Québotte de notre ami Jean-Mi était fermée !) puis passer la nuit, qui à l’hôtel, qui dans le petit gîte loué pour la nuit près de la bergerie de la station. Seul Luc choisi la belle étoile, jusqu'à ce qu'un violent orage éclate... avec des chutes de grêlons gros comme des œufs de lagopèdes ! Il n'aurait pas été bon de subir ça en montagne, les tentes n'auraient pas supporté... 

Du coup, au petit matin du vendredi 22, nous hésitons longuement à monter aujourd'hui au plaa Ségouné pour entreprendre la marche d'approche, d'autant que la météo n'est pas des plus engageante. En attendant de se décider, il nous faut d'abord trouver un endroit pour stocker ici divers équipements persos, le matériel collectif de rechange et la nourriture prévue pour les deux autres semaines de camp. D'ailleurs, il aurait bien fallu une remorque au cul de la jeep pour amener tout ça !

Alors que nous faisons le tri devant la caserne de pompiers, débarque notre fidèle ami Serge (un des 8 habitants permanents du village !) qui illico s'arrange avec son Commandant pour nous mettre à disposition le hangar de la caserne où il nous explique qu'il n'y a plus de permanence assurée en été. Bonne chose de savoir que nous pouvons désormais bénéficier de ce pied à terre pour les prochains relais avec les équipes qui suivront. Dans la foulée, nous obtenons l'autorisation de la maréchaussée locale pour emprunter les pistes de la station en jeep. Merci Serge !


Entretemps, une éclaircie nous incite à tenter notre chance. Ce n'est pas la première fois qu'on se trouve sous les nuages à Gourette et au dessus des nuages en altitude. De fait, la première équipe à monter avec le Toy 4x4 (entassés) de PV bénéficie d'un rayon de soleil et part devant pour installer au plus vite le camp. Une seconde navette (à 7 dans l'habitacle !) amène les autres qui eux feront la marche dans le brouillard, ce qui en soi est l'idéal pour ne pas suer ! Les nouveaux venus auront bien l'occasion plus tard de profiter du paysage exceptionnel qui les entoure. Pour l'heure, ils n'ont qu'à mettre un pied devant l'autre dans les pierriers, névés et pentes herbeuses ;-)

Fin d'après-midi, tous le monde est arrivé en République Libre du Capéran. Les tentes montées, nous nous attelons au plus vite à couvrir l'abri en pierre de ses bâches; trois couches au total, excusez du peu (les deux vieilles qui ont souffert plus une relativement neuve). Pour faire vite, notre premier souper sera ce soir fait d'un bon gros potage et de repas en sachets. Ensuite, personne ne la fait longue pour profiter d'une bonne nuit bien méritée.

Samedi 23 : le beau temps reprend petit à petit le dessus, même si nous aurons droit à quelques épisodes "brouillageux". Au programme, second portage avec le matos spéléo (pour certains jusque sur le lapiaz de Ger, à l'entrée du LG10 qui sera notre premier objectif), foreuses, cordes et amarrages mais aussi acheminement de toute la nourriture nécessaire pour la semaine, viande et légumes frais y compris, y'a pas de raison qu'on se prive.


C'est certes Bobo notre tailleur de pierres qui en bavera le plus car en plus de sa claie sur le dos, il s'est mis en tête de faire passer une brouette de sa fabrication du Plaa Segouné au Capéran. Qui a déjà fait le trajet comprendra...

C'est qu'il lui tardait de mettre en œuvre la construction d'un mur supplémentaire à notre abri, de manière à faire un coin destiné au matériel. Six jours qu'il passera là-dessus ! Du matin au soir, à transporter sur sa charrette d'énormes cailloux choisis méticuleusement autour du camp (de plus en plus loin...), à les manipuler, les tailler et les empiler savamment, sans oublier les fondations. Avec l'aide de Thomas, d'Amélie et de Coline, il a ainsi monté un épais mur de pierres sèches de plusieurs tonnes. Avec en prime une étagère, un carrelages de dalles au sol et encore une table ronde en terrasse !Le bougre a même envisager un bain "débordant". C'est de là que doit venir l'expression "déplacer des montagnes" ;-)



Dimanche 24 : Daniel et Pascale qui s'étaient consacré en priorité au portage de matériel collectif en refont un avec leur équipement, en faisant le tour par le lapiaz, le col du Clot Arnoux et les crêtes du Col de Ger, question de faire le tour du proprio et profiter du paysage, en particulier de la vue côté Pic du Midi d'Ossau, d'Anouilhas, des Arcizettes, du Cézy, du Pambassibé, de l'Amoulat, de la Pyramide et tout au loin de la chaîne de montagnes qui fait frontière avec l'Espagne. Un régal !



Côté Lapiaz de Ger, on passe à l'attaque. Pascal, Jack, Colin et Luc s'engagent dans le LG10, Gouffre des Arralhes, pour en terminer le déséquipement entamé en fin de camp à deux l'an dernier après avoir touché à -135m, sans espoir de suite.

Au prix d'acrobaties dans un puits, Jack vérifiera quand même un point d'interrogation qui au final ne sera qu'un parcours parallèle à la zone terminale. Remontée en ressortant 3 bons gros kits tout au long d'un parcours qu'on peut qualifier de "sportif" mais aussi "sélectif" avec son étroiture rébarbative "la Ziante". Luc pourra en témoigner ! Le seule espoir de ce gouffre reste finalement cette lucarne à ouvrir vers -25. Derrière, un puits nous attends. Il ne perd rien pour attendre.



Entretemps, Christophe et Greg se sont rués sur le Gouffre du Café Liégeois Glacé (BBS1) pour y déployer leurs forces et ...nos cordes. Rappelons qu'en 2012, nous y avions trouvé la suite vers -100 est descendu au delà jusque -250 environ où un méandre étroit débouche sur un nouveau cran de descente non franchi. Sa situation idéale sur le lapiaz, à la croisée des axes principaux en faisait un objectif prioritaire, la clé du massif peut-être ! De retour en 2013, il fallu bien constater qu'il était complétement bouché par la neige (avalanche ?) quasi jusque la gueule. Et quelle gueule !


 
Nous étions bien décidés cette année. de lu tirer les vers du nez ! Mais le bougre ne se laisse pas faire. Bien que les névés et autres pendeloques intérieures aient déjà bien fondu, le grand puits est très flotté, ce qui rend la descente engagée et glaciale. Mais le pire, c'est qu'un bouchon de glace encombre la faille qui donnait accès à la suite ! Nos deux transis décident de revoir ça demain avec quelques outils.



Lundi 25 : C'est Christophe qui s'y colle, avec cette fois un sac poubelle sur le dos pour essayer de rester au sec dans le grand puits. P85 d'après nos explos de 87/88 mais longueur remise en question et plutôt équivalente à 60m car contrairement à la configuration rencontrée en 2012 (base du puits bouchée), le fond du puits atteint donne sur un toboggan et une salle tapissée de glace, ce qui pourrait bien correspondre à ce que nous avions baptisé à l'époque "Caverna Magica". Bizarre...
Toujours est-il que Christophe ne parviendra pas à ne fusse qu'émousser la glace qui obstrue ce qui lui semble être le passage vers la grande fenêtre que nous avions baptisée "Stargate".

Daniel et Pascale suivant en topo, le trou est laissé équipé.Nos deux Carolos y retourneront d'ailleurs en soirée pour faire les visées de l'entrée dans la pénombre, le laser du DistoX étant invisible au soleil ! Curieux  maintenant de comparer les notes topos à celles d'antan....

 

Sur ce temps, petit tour sous la barre du BBS1 pour Greg, Jack et Pascal, de manière à revoir et repointer les quelques phénomènes comme l'Ul"8" mais aussi les souffleurs UL14 (36 chandelles, connecté au Gouffre du Capéran), UL51 (chantier à l'arrêt) mais surtout Li Caillon (UL15) d'où émane toujours un courant d'air glacial. C'est décidé, s'il nous faut renoncer au BBS1, nous irons le revoir. 

Remontée au camp en érigeant une ligne de cairns qui sera bien pratique pour retrouver l'abri par mauvais temps ou par brouillard. Tout ça sous le cagnard mais on ne s'en plaindra pas !



Mardi 26  : Pascal et Colin ont pour mission d'aller voir ce que nous cache le Py 13. Rappelez-vous, c'est le superbe trou revu l'an dernier en fin de camp et où nous avions eu la surprise de passer sous un névé et trouver une lucarne derrière laquelle un ressaut oblique nécessitait un équipement. Le névé est cette fois encore 3m plus bas, si bien que deux directions peuvent être suivies. La première, via la lucarne, est donc un P10 débouchant dans une galerie confortable (2x3m) mais qui ne tient pas ses promesses car queute sur éboulis au fond et petite faille perchée impénétrable. Aucune suite visible. L'autre branche du puits d'entrée est elle colmatée par un bouchon de glace. Le n° 13 n'aura pas porté bonheur :-(
Topo levée, le trou est déséquipé. TPST : 4h


Jamais deux sans trois, c'est encore Christophe cette fois va déséquiper le BBS1. Luc qui on le sait aime le froid est son homme et pointera le fond avant de déséquiper la cavité qu'on ne manquera pas d'aller revoir à la prochaine occasion; en espérant que la suite sera à nouveau accessible. Les plaquettes sont laissées en place.



La troisième équipe, à savoir Greg et Jack, commence par une petite vérification dans l'UL8 qui décidément porte bien son n°, avec ses deux ouvertures. Au bas de ces deux ressauts de 5 m, il est bel et bien bouché, sans C.A.

Le duo s'engage ensuite dans Li Caillon qu'ils rééquipent entièrement. A la foreuse, une dizaine de goujons sont placés et quelques sangles font le reste. Daniel et Pascale suivent pour en lever la topo, de manière à compléter le croquis existant qui représente très bien la progression. Nous en avions gardé l'écho d'un trou craignos mais bien nettoyé, et hormis l'étroiture d'entrée, il s'avère être très joli et agréable à descendre. 

Tout est repassé en revue sans surprise pour ensuite s'attarder au fond pour ausculter l'étroite méandre soufflant qui avait arrêté faute de moyen à l'époque Robs and Co. C'est avant tour pour ça que nous sommes là car nous avons maintenant de quoi lui faire la peau ! Une première séance d'acupuncture est réalisée dans la foulée. Il en faudra certainement beaucoup d'autres mais nous sommes convaincus que ça finira par passer.

Repas gastronomique, avec apéro en terrasse (pastis, cacahuètes), entrée (salade de concombres), plats de consistance (viande, oignons et féculent) sans oublier le dessert et la tasse de thé. Ce sera d'ailleurs comme ça tous les soirs, avec des menus aussi variés qu'appétissant. Ici, pas de lyoph, ni même hors de question de faire sa petite tambouille dans son coin. Nous préférons de loin la version collective, bien nourrissante et surtout conviviale. Avec il est vrai des ingrédients parfois millésimés... Ainsi par exemple, une sauce tartare cuvée 2011. Nickel !

Le ventre plein, c'est au balcon  que se termine la soirée, à se délecter devant le soleil qui n'en fini pas de se coucher sur la mer de nuages. Et pour ceux qui se relèvent la nuit pour aller pisser, il y a encore le ciel étoilé comme nul part ailleurs, sans oublier la voie lactée.

 




Mercredi 27: Pascal et Greg, accompagnés de Colin  reprennent sans ménagement et "volle gaz" les travaux de désob au fond de l'UL15. Fin de séance sur batterie vide mais avec une bonne avancée dans le méandre.



Jack à lui en tête d'aller voir de ses propres yeux l'intérieur de l'UL12, grosse glacière à flanc de la combe cachée, bien connue de tous et soi-disant finie. Pascale lui emboite le pas.
Récup du matos perso à l'entrée de l'UL15 pour ensuite remonter sur la combe cachée, tout en jetant un œil sur tout ce qui est creux, comme l'UL 43 (diaclase, marquage 94 mais a-t-il été descendu ?). Quelques pointages sont fait au GPS, notamment pour l'UL6. Fouille du pierrier au bas de la combe cachée, avec deux petits phénomènes (CC1 et CC2) pénétrés mais rapidement bouchés. Un troisième, près de l'UL12  est lui nettement plus intéressant mais sans suite évidente.


Une corde amarrée à une sangle et un vieux spit douteux permet à Jack de prendre pied sur le névé occupant la doline de l'UL12. Il se poursuit en pente raide dans ce qui s'avère être une grande faille dans laquelle il vient mourir sur une terrasse ébouleuse qui donne sur un ressaut de 5m. A bout de corde; impossible de voir si à son pied l'amorce de méandre continue. Ca demande vérification mais à l'instinct, Jack est optimiste, ce gouffre à de l'allure et sa situation intéressante.



Jeudi 28 : retour à l'UL12 pour Jack avec Greg comme assistant en surface. La cavité est équipée cette fois tip-taupe, sur spits faute de foreuse disponible. Le dernier ressaut est équipé. A sa base, le névé vient mourir et laisse place à une fissure soufflante, large de 15cm, haute de 50. Deux mètres derrière, un élargissement significatif avale les pierres qui chutent sur une dizaine de mètres minimum... Un nouvel objectif est né ! A revoir demain, en réquisitionnant tout ce qui peut faire de la casse ! Le gouffre en qui nous croyons (même alignement que tous les phénomènes de la combe cachée) sera désormais le Gouffre de la Combe Cachée !

Sur ce temps, Pascal et Colin(+ Tof ?) usent nos dernières cartouches au fond de l'UL15, ce qui permet à notre jeune lézard de se faufiler au delà du rétrécissement pour s'arrêter directement sur un bombement précédant un court ressaut que Pascal lui interdira de franchir dans l'état. Mais ça semble bien continuer. Sortie en déséquipant la cavité entièrement (y compris plaquettes et la dév, attention ! )

En cie de Daniel, Luc remonte au LG 10. Etant à l'origine de la découverte de ce trou avec le GRPS, il a à cœur d'aller ouvrir la lucarne à -25. Avec la deuxième foreuse et quelques grignardises, il effectue un tiers du travail.

Vendredi 29 : tout le monde aspire à une journée de repos... mais personne ne se le permet.
Luc et Christophe veulent profiter de leur dernier jour et d'un accu neuf  pour effectuer, après déblaiement du massage de la veille, une seconde séance dans la lucarne au LG10. Les résultats ne sont pas à la hauteur de celle du puits qui leur restera inaccessible, mais il ne manque plus grand chose pour passer. Dépôt dans la foulée du matériel à la jeep pour soulager leur retour dans la vallée prévu demain.

Tom, Amélie et Bobo nous quittent pour rejoindre Gourette en direct via la pente herbeuse, une belle ballade en soi, bien que exigeante pour les cuisses...

Pour Jack, Pascal, Greg et Colin, fouille systématique de tout ce qui s'ouvre dans la combe cachée, dont le BBS 3 et autres UL marqués pour la circonstance mais la neige ou les éboulis ont chaque fois raison de notre curiosité. Bref, à part l'UL12, et en bordure le BB2 à revoir, plus rien à espérer de ce secteur pour l'instant.



Samedi 30 : la première semaine se termine. C'est au tour de Daniel et Pascale (via la pente herbeuse), de Coline, Christophe (dont les chaussures en ruine rendent définitivement l'âme, malgré les liens Colson) et Luc de nous abandonner. Tous nous rejoignons le Plaa Segouné d'où une navette 4x4 va les descendre et au retour prendre en charge la seconde équipe, à savoir Olivier S, Soleen, Amaury, Arnaud et Sylvain du RCAE. Une seconde semaine débute mais cela devrait faire l'objet d'un autre compte-rendu ! 

Et pour compléter tout ça, je vous invite à lire l

Une volée d'images en vrac présentées jour par jour